Carence en magnésium : symptômes - bilan et que faire

Fatigue, crampes, palpitations : quand suspecter un déficit en magnésium et comment le confirmer avant de supplémenter.

La carence en magnésium franche est moins fréquente qu'on ne le croit sur les réseaux sociaux, mais un apport chroniquement insuffisant touche une part significative de la population européenne selon l'ANSES. Reconnaître les signaux cliniques et choisir le bon bilan évite des mois de supplémentation à l'aveugle.

Signes évocateurs d'un déficit en magnésium : fatigue persistante, crampes nocturnes, fasciculations, irritabilité, migraines récurrentes, palpitations (à faire vérifier en urgence si nouvelles). Le magnésium sérique est peu sensible (la plupart du magnésium est intracellulaire) ; le magnésium érythrocytaire est plus informatif, sur prescription médicale. En complément d'un avis médical : bisglycinate 275 mg élément le soir (Chutex, trois gélules) pendant trente à soixante jours, avec alimentation riche en oléagineux et légumineuses. L'EFSA rappelle que le magnésium contribue à réduire la fatigue et au fonctionnement normal des muscles et du système nerveux. Causes de carence : alimentation pauvre - IPP prolongés, diurétiques, alcool, diabète mal équilibré, sport intensif. Ne vous auto-diagnostiquez pas une carence sur un seul symptôme isolé. L'ANSES documente des apports alimentaires inférieurs aux recommandations : la supplémentation raisonnée en bisglycinate comble souvent l'écart résiduel.

Symptômes et conduite à tenir
SymptômeLien avec MgAction
Fatigue > 3 semPossibleBilan médical + Mg 275 mg
Crampes nocturnesFréquentBisglycinate soir 30 j
IrritabilitéPossibleStress + Mg + sommeil
Palpitations nouvellesUrgentConsultation immédiate
Migraines récurrentesDiscutéBilan + cure Mg

Pourquoi le bilan sanguin trompe

Le magnésium sérique ne représente qu'environ 1 % du magnésium corporel et reste souvent normal en déficit modéré. Le magnésium intracellulaire baisse avant le sérique.

Le dosage érythrocytaire (Mg RBC) est plus corrélé aux symptômes dans certaines études, à interpréter par le médecin.

Populations à risque

Personnes sous IPP depuis plus de trois mois, diabétiques, consommateurs d'alcool régulier, sportifs d'endurance, personnes âgées à appétit réduit.

L'ANSES documente des apports alimentaires inférieurs aux recommandations chez une partie des adultes français.

Protocole de correction avec bisglycinate

Chutex : 275 mg élément par soir, trente jours minimum. Réévaluez les symptômes à l'échelle subjective (fatigue, crampes, sommeil).

Corrigez l'alimentation en parallèle : tournesol - amandes, lentilles, épinards, chocolat noir > 70 %.

Quand ce n'est pas le magnésium

Anémie ferriprive, hypothyroïdie et apnée du sommeil reproduisent une grande partie des symptômes. Un bilan orienté est indispensable si pas d'amélioration à J30.

Palpitations, syncope, douleur thoracique : urgence médicale, pas complément.

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Questions fréquentes

Puis-je diagnostiquer une carence sans prise de sang ?

Vous pouvez suspecter et tester une supplémentation raisonnée 30 jours, mais un bilan médical reste recommandé si symptômes persistants.

Combien de temps pour corriger une carence ?

De quatre à douze semaines selon la sévérité. Le bisglycinate accélère le rétablissement du statut par rapport à l'oxyde.

Carence et multivitamine : suffisant ?

Rarement : la plupart des multi apportent 50, 100 mg. Un bisglycinate dédié le soir est souvent nécessaire.