Données de santé : définition, RGPD, CNIL, HDS et droits

Ce que sont les données de santé selon le RGPD et la CNIL, ce que veut dire HDS pour un hébergeur et comment exercer vos droits, sources à l'appui.

Mis à jour le 21 octobre 2026. Relecture médicale en cours. Cette page explique ce qu'est une donnée de santé selon le règlement européen sur la protection des données (RGPD, règlement (UE) 2016/679 du 27 avril 2016) et la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), pourquoi ces données sont protégées davantage, qui peut les héberger et quels droits la personne concernée peut exercer. Elle s'appuie sur le texte du règlement, la CNIL, l'Agence du numérique en santé (ANS), l'Assurance maladie et Mon espace santé. Elle ne donne aucun conseil juridique personnalisé. Ces informations ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé.

Selon la CNIL (8 janvier 2018), les données de santé sont les données relatives à la santé physique ou mentale, passée, présente ou future, d'une personne, qui révèlent des informations sur son état de santé. Le règlement européen en interdit le traitement par principe, sauf conditions, dont le consentement explicite.

À retenir

  • Selon la CNIL (8 janvier 2018), la notion de donnée de santé est à apprécier au cas par cas ; elle distingue les données de santé par nature, par croisement et par destination.
  • Selon le règlement (article 9), le traitement des données concernant la santé est interdit par principe, sauf si l'une des conditions du texte est remplie, dont le consentement explicite pour des finalités précises.
  • Selon l'ANS (page non datée), héberger des données de santé recueillies à l'occasion d'activités de prévention, de diagnostic, de soins ou de suivi médico-social exige un agrément ou une certification ; la certification a remplacé l'agrément.
  • Selon le règlement (article 12), le responsable du traitement répond à une demande d'exercice d'un droit dans un délai d'un mois, prolongeable de deux mois.
  • Selon la CNIL (26 septembre 2023), il faut exercer son droit auprès de l'organisme qui détient les données avant de saisir la CNIL.

Qu'est-ce qu'une donnée de santé à caractère personnel (définition du RGPD et de la CNIL) ?

Une donnée à caractère personnel est, selon le règlement (UE) 2016/679 du 27 avril 2016 (article 4), toute information se rapportant à une personne physique identifiée ou identifiable. Les « données concernant la santé » en sont une sous-catégorie, définie au même article : les données relatives à la santé physique ou mentale d'une personne, y compris la prestation de services de soins de santé, qui révèlent des informations sur son état de santé.

Le considérant 35 du règlement (27 avril 2016) élargit la lecture : ces données comprennent toute information concernant, par exemple, une maladie, un handicap, un risque de maladie, les antécédents médicaux, un traitement ou l'état physiologique ou biomédical de la personne, « indépendamment de sa source ». Le texte cite une source médicale (médecin, hôpital, dispositif médical, test de diagnostic in vitro) à titre d'exemple.

La CNIL (8 janvier 2018) reprend cette définition et écrit qu'elle englobe certaines données de mesure à partir desquelles il est possible de déduire une information sur l'état de santé de la personne. Elle ajoute que la notion est large et qu'elle est « à apprécier, au cas par cas ». Cette page ne peut donc pas dire, pour une donnée précise, si elle est de santé ou non.

Données de santé par nature, par croisement, par destination : quelle différence ?

La CNIL (8 janvier 2018) distingue trois cas. Le tableau ci-dessous reprend ses formulations et ses exemples.

Les trois catégories de données de santé selon la CNIL. Source : CNIL, page datée du 8 janvier 2018, lue le 21 octobre 2026.
CatégorieDéfinition selon la CNILExemples cités par la CNIL
Par natureDonnées qui sont de santé en elles-mêmes.Antécédents médicaux, maladies, prestations de soins réalisés, résultats d'examens, traitements, handicap.
Par croisementDonnées qui, du fait de leur croisement avec d'autres données, permettent de tirer une conclusion sur l'état de santé ou le risque pour la santé d'une personne.Croisement d'une mesure de poids avec d'autres données (nombre de pas, apports caloriques) ; croisement de la tension avec la mesure de l'effort.
Par destinationDonnées qui deviennent de santé en raison de l'utilisation qui en est faite au plan médical.Non précisé par la source.

Les résultats d'examens figurent parmi les exemples de la première catégorie. Le journal détaille la lecture d'une prise de sang dans les pages listées en bas de page.

À l'inverse, selon la CNIL (8 janvier 2018), n'entrent pas dans la notion les données dont aucune conséquence ne peut être tirée au regard de l'état de santé de la personne. Son exemple : une application qui collecte un nombre de pas au cours d'une promenade, sans croisement avec d'autres données.

Pourquoi le RGPD protège-t-il davantage les données de santé que les autres données ?

L'article 9 du règlement (27 avril 2016) pose une interdiction de principe : le traitement des données concernant la santé, comme celui des données génétiques ou biométriques, est interdit. Le paragraphe 2 prévoit ensuite dix conditions, notées a à j, dont l'une suffit à lever l'interdiction.

Le paragraphe 4 du même article permet en outre aux États membres de maintenir ou d'introduire des conditions supplémentaires pour les données concernant la santé. La liste ci-dessus est un extrait : le texte compte dix conditions.

Le règlement (27 avril 2016) définit le consentement comme une manifestation de volonté libre, spécifique, éclairée et univoque, donnée par une déclaration ou un acte positif clair (article 4). Selon l'article 7, la personne peut le retirer à tout moment, et il est aussi simple de le retirer que de le donner.

Pour une application de bien-être, la CNIL (page datée du 17 août 2018) écrit que l'accord exprès de la personne doit être recueilli après qu'elle a été informée que des données de santé sont collectées. Il ne peut pas prendre la forme d'une seule case valant à la fois acceptation des conditions générales d'utilisation et consentement au traitement.

La CNIL (8 janvier 2018) précise aussi que, une fois la qualification de données de santé retenue, un régime particulier s'applique. Sa liste, qu'elle dit non exhaustive, de règles susceptibles de s'appliquer comprend les dispositions sur l'hébergement des données de santé et l'interdiction de céder ou d'exploiter commercialement ces données (articles L. 1111-8 et L. 4113-7 du code de la santé publique). Elle écrit que la loi ne s'applique pas à un traitement à l'usage exclusif de la personne, par exemple une application qui reste en local, sans connexion extérieure.

Qui a le droit d'héberger des données de santé, et que veut dire HDS ?

HDS signifie « hébergeur de données de santé ». Selon l'ANS, toute personne physique ou morale qui héberge des données de santé à caractère personnel recueillies à l'occasion d'activités de prévention, de diagnostic, de soins ou de suivi médico-social, pour le compte des personnes à l'origine du recueil ou du patient lui-même, doit être agréée ou certifiée. L'ANS écrit que la certification vient remplacer l'agrément autrefois nécessaire.

Toujours selon l'ANS (page non datée), le certificat est délivré pour trois ans par l'organisme certificateur, avec un audit de surveillance chaque année. La page cite aussi un arrêté du 26 avril 2024 qui approuve la mise en application des référentiels d'accréditation et de certification, et écrit que les candidats hébergeurs déposent leur demande de certificat auprès du Comité français d'accréditation (Cofrac). Elle ne donne pas la date d'entrée en vigueur de la certification.

Les deux types de certificats HDS et les six activités listées. Source : ANS, page « Certification HDS : tout savoir », non datée, lue le 21 octobre 2026. La page de l'ANS ne numérote pas ces activités.
Type de certificatActivités citées par l'ANS
Hébergeur d'infrastructure physiqueLa mise à disposition et le maintien en condition opérationnelle de l'infrastructure matérielle du système d'information utilisé pour le traitement de données de santé ; la mise à disposition et le maintien en condition opérationnelle des sites physiques permettant d'héberger cette infrastructure.
Hébergeur infogéreurLa mise à disposition et le maintien en condition opérationnelle de l'infrastructure virtuelle du système d'information de santé ; ceux de la plateforme d'hébergement d'applications ; l'administration et l'exploitation du système d'information contenant les données de santé ; la sauvegarde externalisée des données de santé.

L'ANS (page non datée) répond aussi à une question fréquente : héberger des données pseudonymisées ne dispense pas de la certification, car la nature de la donnée de santé n'est pas modifiée. Elle cite des activités d'hébergement hors périmètre, par exemple celles des organismes d'assurance maladie obligatoire et complémentaire dans leur activité de prise en charge des frais de santé.

Pour les applications de bien-être, la CNIL (17 août 2018) répond que l'éditeur n'a pas à respecter les obligations d'hébergement si les données ne sont pas collectées à l'occasion d'activités de prévention, de diagnostic, de suivi social ou médico-social. Elle ajoute que le recours à un hébergeur agréé ou certifié est obligatoire lorsque les conditions sont cumulativement réunies. Ces deux pages n'ont pas été rapprochées par une source : cette page ne tranche pas entre elles et ne dit pas si un service précis doit être certifié.

Responsable du traitement et hébergeur : qui fait quoi ?

Trois rôles à ne pas confondre. Sources : règlement (UE) 2016/679, article 4 (27 avril 2016) ; ANS (page non datée) ; CNIL (17 août 2018). Lues le 21 octobre 2026.
RôleDéfinition selon la sourcePrécision de la source
Responsable du traitementLa personne ou l'organisme qui, seul ou conjointement avec d'autres, détermine les finalités et les moyens du traitement (règlement).Selon la CNIL, il ne faut pas confondre l'éditeur d'une application et le responsable du traitement ; l'identification se fait au cas par cas.
Sous-traitantLa personne ou l'organisme qui traite des données à caractère personnel pour le compte du responsable du traitement (règlement).Dans l'exemple de la CNIL (une application fournie à des médecins), le prestataire d'hébergement a la qualité de sous-traitant.
Hébergeur de données de santéToute personne qui héberge des données de santé recueillies à l'occasion d'activités de prévention, de diagnostic, de soins ou de suivi médico-social, et qui doit être agréée ou certifiée (ANS).Le mot « hébergeur » est défini par l'ANS, non par le règlement.

Les droits décrits plus bas s'exercent auprès du responsable du traitement (règlement, articles 15 à 21).

Ce que la page de l'application Chutex indique sur l'hébergement et le consentement

Selon la page de l'application Chutex, les données de santé de l'écosystème sont stockées sur un serveur situé en France, chez Free Pro à Istres, qui est certifié HDS pour les activités 1, 2, 3, 4 et 6. L'administration du serveur (activité 5) n'est pas couverte, le contrat d'hébergement de production est en cours de finalisation et l'ensemble du service n'est pas présenté comme certifié HDS. Toujours selon cette page, Chutex, ou Chutex Care pendant un contrat Care actif, reste responsable du traitement, et rien n'est partagé sans l'accord du bénéficiaire, qui peut retirer un accès à tout moment.

Lire la page de l'application

Quels sont vos droits sur vos données de santé ?

Les droits ci-dessous viennent du règlement (UE) 2016/679 (27 avril 2016, articles 7, 15 à 18, 20 et 21). La CNIL (page sans date affichée) les présente au grand public. Selon la CNIL (26 septembre 2023), chaque organisme doit permettre de les exercer gratuitement.

Vos droits sur vos données personnelles, dont les données de santé. Source : règlement (UE) 2016/679 du 27 avril 2016, lu le 21 octobre 2026. Les conditions sont résumées ; le texte complet fait foi.
DroitCe qu'il permetArticleCondition ou limite citée
AccèsObtenir la confirmation que des données vous concernant sont traitées, l'accès à ces données, des informations sur le traitement et une copie.15Le texte liste les informations à fournir : finalités, catégories de données, destinataires, durée de conservation envisagée ou critères, droits, droit de réclamation, source des données.
RectificationObtenir, dans les meilleurs délais, la rectification des données inexactes.16Données inexactes.
EffacementObtenir l'effacement des données dans les meilleurs délais lorsqu'un des motifs du texte s'applique.17Motifs cités : données plus nécessaires au regard des finalités, ou retrait du consentement s'il n'existe pas d'autre fondement juridique. Le droit est écarté notamment pour des motifs d'intérêt public dans le domaine de la santé publique ou pour des droits en justice.
LimitationObtenir la limitation du traitement dans certains cas.18Quatre cas, dont la contestation de l'exactitude des données pendant le temps de la vérifier.
PortabilitéRecevoir les données que vous avez fournies dans un format structuré, couramment utilisé et lisible par machine, et les transmettre à un autre responsable du traitement.20Le traitement doit être fondé sur le consentement ou sur un contrat, et effectué par des procédés automatisés.
OppositionS'opposer à tout moment, pour des raisons tenant à votre situation particulière, à un traitement.21Vise les traitements fondés sur l'article 6, paragraphe 1, points e ou f ; le paragraphe 2 vise la prospection.
Retrait du consentementRetirer à tout moment un consentement donné.7Il doit être aussi simple de retirer que de donner son consentement.

Selon l'article 12 du règlement (27 avril 2016), le responsable du traitement informe la personne des mesures prises dans un délai d'un mois à compter de la réception de la demande ; ce délai peut être prolongé de deux mois, compte tenu de la complexité et du nombre de demandes. L'exercice des droits est en principe gratuit, mais le responsable peut exiger des frais raisonnables ou refuser une demande manifestement infondée ou excessive.

S'il ne donne pas suite, il doit en indiquer les motifs, au plus tard dans le même délai d'un mois, ainsi que la possibilité d'introduire une réclamation auprès d'une autorité de contrôle et de former un recours juridictionnel.

Mon espace santé : qui voit quoi ?

Selon l'Assurance Maladie (page du 26 juin 2026), Mon espace santé est un espace numérique proposé par l'Assurance Maladie et le ministère de la Santé. Selon la même page, les données y sont hébergées en France, et les services référencés au catalogue doivent répondre à plus de 150 critères, évalués notamment sur le RGPD et la loi Informatique et libertés. La même page indique que l'usager peut aussi y enregistrer ses mesures, comme son poids, sa taille, sa tension ou sa glycémie.

Mon espace santé : qui peut voir quoi. Sources : Assurance Maladie, pages du 26 juin 2026 et du 3 avril 2025, lues le 21 octobre 2026.
QuiCe que dit l'Assurance MaladieRéglage possible par l'usagerDate de la page
Professionnels de santéSeuls les professionnels que l'usager autorise accèdent aux documents, et pas tous aux mêmes informations : leurs accès dépendent d'une grille d'autorisation.Bloquer ou débloquer un professionnel en particulier ; masquer un document ou tous ses documents.3 avril 2025
Assurance Maladie et mutuellesNi l'Assurance Maladie ni les mutuelles n'ont accès aux documents.Aucun réglage cité.26 juin 2026
Administrateur du profilTout usager peut choisir un professionnel de santé pour l'aider à gérer les données de son profil ; ses actions sont visibles dans l'historique d'activité et notifiées par courriel.Choisir ou non un administrateur.3 avril 2025
Cas d'urgenceDeux cas de figure sont prévus, définis au préalable par l'usager : le Samu-Centre 15 et les autres professionnels de santé en cas de risque immédiat.Autoriser ou non chaque cas dans les paramètres.3 avril 2025

Selon la page de l'Assurance Maladie du 3 avril 2025, la connexion demande, en plus de l'identifiant et du mot de passe, un code à usage unique reçu par courriel ou par SMS, et l'hébergement se fait en environnement certifié HDS, avec l'accompagnement de l'ANSSI.

La page « Protection des données personnelles » de Mon espace santé (non datée) nomme deux responsables conjoints du traitement, la Caisse nationale d'assurance maladie et le ministère de la Santé, et indique que les données sont hébergées en France par un hébergeur certifié HDS. L'usager peut supprimer directement les informations qu'il a saisies lui-même. Pour un document déposé par un professionnel, la rectification s'exerce auprès de ce professionnel. Après la clôture de Mon espace santé, les données sont conservées 10 ans, et leur suppression peut être demandée.

La même page de Mon espace santé (non datée) écrit que l'accès au dossier ne peut pas être exigé, même avec l'accord de la personne, lors de la conclusion d'un contrat de mutuelle ou d'assurance. En cas de difficulté, une réclamation auprès de la CNIL est possible.

Les données d'une montre ou d'une application de bien-être sont-elles des données de santé ?

La CNIL (8 janvier 2018) pose la question pour les montres, bracelets connectés et applications de mesure de soi, hors contexte médical. Sa réponse : « Tout dépend » de la nature des données (un poids excessif peut révéler une obésité) et de leur croisement ou non avec d'autres données révélant des informations sur l'état de santé. Elle ne répond ni oui ni non.

Dans une page plus ancienne sur les objets connectés (14 décembre 2015), la CNIL recommandait de s'assurer de la possibilité d'accéder aux données et de les supprimer, d'être d'autant plus vigilant sur la sécurisation lorsque l'objet produit des données sensibles, sur la santé, et de faire attention à la manière de partager et de donner des accès. Pour les applications de bien-être, la CNIL (17 août 2018) écrit que les données ne doivent pas être conservées au-delà de la suppression ou de l'inactivité du compte, et que la portabilité doit pouvoir s'exercer.

Quelles questions poser à un service avant d'y déposer ses données de santé ?

Cette liste de dix questions est construite sur les éléments sourcés plus haut. Elle ne dit pas ce qu'un service précis répond : elle sert à le lui demander.

Qui consulter pour exercer ses droits ou signaler un problème ?

La CNIL (26 septembre 2023) écrit qu'avant de la saisir, il faut exercer son droit auprès de la société, de l'association ou de l'administration qui détient les données. Si l'organisme ne répond pas dans le délai d'un mois, ou ne vous informe pas d'une prolongation, vous pouvez adresser une plainte à la CNIL, avec les éléments attestant vos démarches préalables. Elle écrit aussi que ce délai peut être porté à trois mois compte tenu de la complexité de la demande ou du nombre de demandes ; le règlement parle d'un mois prolongeable de deux mois.

La même page de la CNIL (26 septembre 2023) propose des modèles de courrier et mentionne la possibilité de contacter le délégué à la protection des données de l'organisme. Elle recommande de conserver une copie de ses démarches. Le règlement (article 77) donne à toute personne le droit d'introduire une réclamation auprès d'une autorité de contrôle.

Pour votre situation précise, adressez-vous au délégué à la protection des données du service ou à la CNIL. Pour le contenu médical d'un dossier, parlez-en à votre médecin. Ces informations ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé.

Ce que l'on ne peut pas affirmer

Sources et références

À lire aussi

FAQ

C'est quoi une donnée de santé ?

Selon la CNIL (8 janvier 2018), ce sont les données relatives à la santé physique ou mentale, passée, présente ou future, d'une personne, qui révèlent des informations sur son état de santé. Le règlement européen (27 avril 2016) donne la même définition à l'article 4.

Que dit la CNIL sur les données de santé ?

La CNIL (8 janvier 2018) reprend la définition du règlement et écrit que la notion est large et « à apprécier, au cas par cas ». Elle distingue les données de santé par nature, par croisement et par destination, et précise qu'une fois la qualification retenue, un régime particulier s'applique.

Quelle est la différence entre une donnée de santé par nature et par croisement ?

Selon la CNIL (8 janvier 2018), une donnée par nature est de santé en elle-même (résultats d'examens, traitements, maladies). Une donnée par croisement le devient quand elle est croisée avec d'autres et permet de tirer une conclusion sur l'état de santé, comme un poids croisé avec le nombre de pas.

Les données de santé sont-elles protégées par le RGPD ?

Oui, elles relèvent de l'article 9 du règlement : leur traitement est interdit par principe, sauf si l'une des conditions du texte est remplie, dont le consentement explicite de la personne pour des finalités spécifiques.

Que veut dire HDS pour un hébergeur de données de santé ?

HDS signifie hébergeur de données de santé. Selon l'ANS (page non datée), qui héberge des données de santé recueillies à l'occasion d'activités de prévention, de diagnostic, de soins ou de suivi médico-social doit être agréé ou certifié ; la certification a remplacé l'agrément.

Comment accéder à ses données de santé ou les faire effacer ?

Il faut s'adresser au responsable du traitement (règlement, articles 15 et 17). Il répond dans un délai d'un mois, prolongeable de deux mois (article 12). L'effacement dépend des motifs prévus à l'article 17 ; la CNIL (26 septembre 2023) recommande de garder une copie de ses démarches.

Qui peut voir mes données dans Mon espace santé ?

Selon l'Assurance Maladie (3 avril 2025), l'usager choisit, et exclusivement lui, les professionnels autorisés. Selon la page du 26 juin 2026, ni l'Assurance Maladie ni les mutuelles n'ont accès aux documents.

Les données de ma montre connectée sont-elles des données de santé ?

Selon la CNIL (8 janvier 2018), tout dépend de la nature des données et de leur croisement avec d'autres données. Un nombre de pas sans croisement n'entre pas dans la notion, selon son exemple. Cette page ne tranche pas pour une donnée précise.

Que faire si un service ne répond pas à ma demande sur mes données ?

Selon la CNIL (26 septembre 2023), si l'organisme ne répond pas dans le délai d'un mois, ou ne vous informe pas d'une prolongation, vous pouvez adresser une plainte à la CNIL avec les éléments attestant vos démarches préalables. Le délégué à la protection des données de l'organisme peut aussi être contacté.