Dénutrition de la personne âgée : repérer et agir
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Dénutrition : perte de poids de 5 % en un mois ou 10 % en six mois, IMC sous 22 après 70 ans, signes d'alerte, causes et quand consulter. Repères ameli.
Mis à jour le 16 octobre 2026. Relecture médicale en cours. La dénutrition n'est pas une fatalité de l'âge : elle survient quand les apports alimentaires ne couvrent pas les besoins, et elle se repère tôt. Cette page suit ameli (23 avril 2025) et le portail pour-les-personnes-agees.gouv.fr (20 janvier 2025). Elle ne pose aucun diagnostic.
Selon ameli, le diagnostic est évoqué devant une perte de poids de 5 % en un mois ou de 10 % en six mois par rapport au poids habituel, ou un indice de masse corporelle inférieur à 22 chez les plus de 70 ans, ou une réduction de la masse et de la force musculaires. En pratique, ameli demande de parler à son médecin devant une perte de 2 kilos en un mois ou de 4 kilos en six mois. Le portail pour-les-personnes-agees.gouv.fr cite une variation de plus de 2 à 3 kg par rapport au poids habituel.
À retenir
- Se peser chaque mois : perte de 2 kg en un mois ou de 4 kg en six mois, en parler au médecin (ameli).
- IMC inférieur à 22 après 70 ans, inférieur à 18,5 avant (ameli).
- Une personne en surpoids peut être dénutrie : la graisse masque la fonte musculaire.
- Causes souvent combinées : goût altéré, isolement, dents, maladies, médicaments, régimes restrictifs.
- Le questionnaire PARAD, en quatre questions, permet un premier repérage.
Les seuils de repérage
| Critère | Seuil cité |
|---|---|
| Perte de poids involontaire | 5 % en 1 mois ou 10 % en 6 mois par rapport au poids habituel |
| Autosurveillance (se peser chaque mois) | perte de 2 kilos en un mois ou de 4 kilos en six mois : en parler au médecin |
| IMC | inférieur à 18,5 avant 70 ans ; inférieur à 22 après 70 ans |
| Muscles | réduction de la masse et de la force musculaires (vitesse de marche, force de préhension) |
Ameli précise qu'un de ces critères doit être associé à une cause, par exemple une réduction de l'alimentation d'au moins 50 % pendant une semaine, une malabsorption ou une maladie aiguë ou chronique. Le diagnostic est posé par le médecin, qui pèse, calcule la perte de poids et l'IMC, examine la bouche et les muscles et peut prescrire un bilan sanguin, dont l'albumine pour évaluer la sévérité.
Les signes qui alertent
- Une perte de poids récente, principal indicateur, ou des vêtements qui flottent.
- Une baisse de l'appétit, des quantités ou du nombre de repas.
- Une faiblesse musculaire, des difficultés à marcher ou à se lever.
- Une chute, une confusion ou une dégradation de l'état général.
- Des crampes ou des fourmillements, des œdèmes des pieds, une peau sèche et fine (ameli).
Pourquoi elle s'installe
Le portail pour-les-personnes-agees.gouv.fr liste des causes souvent combinées : un goût et un odorat altérés, une moindre sensation de faim ou de soif, une digestion plus lente, l'isolement social, la difficulté à faire les courses ou à cuisiner, les difficultés financières, les problèmes bucco-dentaires, les maladies chroniques (Alzheimer, dépression), les infections ou fractures, la polymédication et les régimes trop restrictifs en sel, en calories ou en sucre. Le médecin peut revoir les médicaments et les régimes prescrits.
Ce qu'on peut faire à la maison
- Rendre les repas plus agréables : présentation soignée, plats sortis de leurs barquettes.
- Relever le goût avec des épices, des aromates et des condiments.
- Envisager le portage de repas à domicile.
- Ajouter des collations entre les repas.
- Noter ses repas ; un vrai repas se prend assis et comprend plus de deux aliments ou plats (ameli).
- Si le médecin le recommande, enrichir l'alimentation avec des produits courants (crème fraîche, fromage râpé, œuf, beurre, poudre de lait) ou des compléments alimentaires ; le pharmacien peut aider à choisir.
Quand consulter
Devant une perte d'appétit, une baisse de l'alimentation ou un amaigrissement accompagnés de facteurs de risque (maladie récente, hospitalisation, difficultés à se déplacer, isolement, tristesse), ameli demande de ne pas laisser passer : parlez-en à votre médecin. Ces informations ne remplacent pas son avis.
Le rôle des proches et des aides
Pour un proche qui mange peu, le plus utile est de repérer l'évolution du poids et de signaler un changement au médecin. Les services d'aide à domicile et le portage de repas peuvent alléger les courses et la cuisine ; le sujet est détaillé dans les pages du site sur l'aide à domicile.
Pour aller plus loin
Sources et références
À lire aussi
FAQ
À partir de quelle perte de poids s'inquiéter ?
Ameli demande d'en parler au médecin devant une perte de 2 kilos en un mois ou de 4 kilos en six mois ; le diagnostic est évoqué à partir de 5 % en un mois ou 10 % en six mois.
Quel IMC évoque une dénutrition ?
Selon ameli, moins de 22 chez les personnes de plus de 70 ans, moins de 18,5 avant 70 ans.
Peut-on être dénutri en étant en surpoids ?
Oui : ameli explique que la fonte musculaire peut être masquée par la graisse et que l'IMC peut rester supérieur à 25.
Que faire si un proche mange de moins en moins ?
Le peser régulièrement, rendre les repas plus agréables, proposer des collations, et en parler au médecin traitant.
Les compléments alimentaires sont-ils utiles ?
C'est au médecin d'en décider ; le pharmacien peut aider à choisir. L'enrichissement avec des produits courants est souvent proposé d'abord.