Andropause : symptômes, âge, diagnostic et traitement

Andropause : symptômes, âge, diagnostic et traitement selon l'Inserm, l'AFU, la SFE, l'ANSM et le Manuel MSD. Les seuils divergent : source par source.

Mis à jour le 21 octobre 2026. Relecture médicale en cours. Fatigue, baisse du désir, humeur changeante : des hommes de plus de 40 ans se demandent si ces symptômes relèvent de l'andropause. Cette page reprend ce que disent l'Inserm, l'Association française d'urologie, la Société française d'endocrinologie, l'ANSM, la HAS, l'Assurance maladie et le Manuel MSD, et signale ce que ces sources ne tranchent pas. Ces informations ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé.

Selon l'Inserm (septembre 2026), « andropause » désigne communément le déficit androgénique lié à l'âge, mais urologues et endocrinologues réfutent ce terme. Selon l'AFU et la SFMS (2021), le diagnostic associe des signes évocateurs et une baisse de la testostérone confirmée par prise de sang. Un symptôme seul ne suffit pas.

Garder ses repères au même endroit

Selon le résumé des caractéristiques d'un gel de testostérone publié par l'ANSM (mis à jour le 8 janvier 2020), l'insuffisance en testostérone doit être confirmée par deux dosages séparés, tous effectués par le même laboratoire. Dans l'application Chutex, le passeport de longévité est votre dossier dans l'application : historique des mesures d'Elio et de Vita, check-ups, bilans biologiques ajoutés par vous, éléments confirmés dans Memory, questionnaire de mode de vie et estimation indicative de l'âge biologique. Il s'exporte en PDF pour être partagé avec un médecin, un coach ou un kinésithérapeute. Aucun dispositif Chutex ne mesure d'hormone, et Aria ne pose aucun diagnostic.

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À retenir

  • Selon l'AFU (référentiel du Collège d'urologie, 6e édition, page non datée), le terme andropause est inadéquat : elle lui préfère « syndrome de déficit en testostérone lié à l'âge ».
  • Selon la Société française d'endocrinologie (page non datée), la majorité des symptômes associés à l'andropause sont non spécifiques et peu influencés par l'administration de testostérone.
  • Selon l'AFU et la SFMS (2021), le diagnostic associe des signes cliniques évocateurs et une diminution biologique de la testostérone.
  • Les seuils de testostérone varient d'un organisme à l'autre : cette page les cite un par un, sans en retenir aucun.
  • Selon l'ANSM (24 janvier 2022, mise à jour le 27 octobre 2022), le traitement à base de testostérone vise un déficit confirmé cliniquement et biologiquement.

L'andropause existe-t-elle vraiment ?

Selon l'Inserm (septembre 2026), le déficit androgénique lié à l'âge est communément appelé « andropause ». La testostérone est la principale hormone sexuelle masculine (Manuel MSD grand public, février 2025). Selon le Manuel MSD, édition professionnelle (février 2026), l'hypogonadisme est défini par un déficit en testostérone avec des symptômes ou des signes associés, un déficit de la production de spermatozoïdes, ou les deux. Le mot « andropause » évoque une ménopause masculine, mais plusieurs sources médicales françaises lues le jugent inadéquat ou préfèrent un autre terme. Le tableau ci-dessous donne, organisme par organisme, le mot qu'ils emploient. Le Manuel MSD grand public (février 2025) souligne que la diminution progressive des hormones chez l'homme est très différente de ce que les femmes connaissent à la ménopause, où elles baissent presque toujours rapidement, en quelques années.

Les mots employés selon les sources. Sources : Manuel MSD (édition professionnelle, février 2026 ; grand public, février 2025), Société française d'endocrinologie (SFE, page non datée), AFU (Collège d'urologie, page non datée), AFU et SFMS (2021), Inserm (septembre 2026). Lues le 21 octobre 2026.
OrganismeTerme employéRemarque de la source
Manuel MSD, édition professionnelleHypogonadismeDéfini par un déficit en testostérone avec des symptômes ou des signes associés, un déficit de la production de spermatozoïdes, ou les deux. Le vieillissement figure parmi les causes acquises.
Manuel MSD, grand publicHypogonadisme ; andropause cité comme appellation parfois utiliséeDiminution progressive des hormones, différente de la ménopause féminine.
Société française d'endocrinologieAndropause (terme courant), DALA, PADAMDésigne la baisse de la testostérone circulante à partir de l'âge de 40 ans. DALA signifie déficit androgénique lié à l'âge.
AFU, Collège d'urologieSyndrome de déficit en testostérone lié à l'âge (SDT)Le terme andropause est jugé inadéquat.
AFU et SFMS, recommandations 2021Déficit en testostérone (DT)Terme jugé le plus unanimement reconnu. Andropause n'est pas considéré comme adapté.
Inserm, magazine n°70Andropause (communément), déficit androgénique lié à l'âgeLe terme andropause laisse penser à un équivalent masculin de la ménopause, ce qui n'est pas exact, selon un endocrinologue cité.

Quels sont les symptômes de l'andropause ?

Les sources décrivent plusieurs familles de signes. Dans le dossier de l'Inserm (septembre 2026), une urologue de l'AFU cite des signes sexuels (baisse du désir et de la fonction érectile), musculosquelettiques (fonte musculaire, augmentation de la graisse du ventre), cognitifs (réflexion moins rapide, troubles de la mémoire et du sommeil) et psychiques (dépression, irritabilité, fatigue). Elle cite parfois aussi des bouffées de chaleur.

Le point essentiel est ailleurs. Selon le Manuel MSD, édition professionnelle (février 2026), ces marqueurs cliniques sont peu sensibles et non spécifiques : on passe facilement à côté. Le référentiel de l'AFU (Collège d'urologie, page non datée) qualifie ces symptômes d'aspécifiques et de développement insidieux.

Quelques symptômes et ce que les sources en disent. Sources : Société française d'endocrinologie (page non datée), AFU et SFMS (2021), Manuel MSD (édition professionnelle, février 2026 ; grand public, septembre 2024), Assurance maladie (30 janvier 2026). Lues le 21 octobre 2026.
SymptômeCe que dit la sourceAutres pistes citées par les sources
Baisse du désir sexuelÉvocateur selon la SFE, parmi les symptômes les plus spécifiques. Grade A dans les recommandations AFU et SFMS (2021).Selon le Manuel MSD grand public, les causes probables incluent des facteurs psychologiques (dépression, anxiété, problèmes relationnels), des médicaments et de faibles taux de testostérone.
Troubles de l'érectionSelon la SFE, ils orientent vers la recherche d'un hypogonadisme mais sont moins spécifiques que la baisse du désir.L'Assurance maladie cite le vieillissement, avec la baisse progressive de la testostérone, l'hypothyroïdie et d'autres problèmes de santé.
Fatigue, perte d'élanFatigue citée parmi les symptômes évocateurs par les recommandations AFU et SFMS (2021), classée grade B. La SFE range la perte d'élan vital parmi les symptômes plus généraux.Les recommandations AFU et SFMS (2021) notent que, chez les patients traités en psychiatrie, des signes non spécifiques de baisse de testostérone peuvent être indissociables de ceux des troubles de l'humeur et de l'anxiété.
Humeur dépressive, irritabilitéParmi les symptômes plus généraux selon la SFE. Grade B dans les recommandations AFU et SFMS (2021).Troubles de l'humeur et de l'anxiété, médicaments : voir ligne précédente.
Sommeil perturbéCité par le Manuel MSD (édition professionnelle) parmi les manifestations. Grade B dans les recommandations AFU et SFMS (2021).Les mêmes recommandations citent l'apnée du sommeil parmi les facteurs de risque de déficit en testostérone.

À quel âge l'andropause apparaît-elle ?

Les sources ne décrivent pas un début net, comme pour la ménopause. Elles situent plutôt une baisse progressive de la testostérone.

La Société française d'endocrinologie (page non datée) nuance : chez la majorité des hommes en bonne santé et non obèses, la baisse de la testostérone circulante est inconstante ou relativement modérée. Un endocrinologue cité par l'Inserm (septembre 2026) dit de même qu'elle ne concerne pas tous les hommes.

Ces symptômes viennent-ils forcément d'un manque de testostérone ?

Non, et les sources le disent. Le référentiel de l'AFU (Collège d'urologie, page non datée) liste des diagnostics à éliminer avant de conclure à un déficit en testostérone lié à l'âge : le vieillissement physiologique, l'hypothyroïdie et les hypogonadismes centraux, par exemple secondaires à une maladie chronique ou à un traitement médicamenteux.

Selon les recommandations AFU et SFMS (2021), les facteurs de risque de déficit en testostérone incluent l'obésité, le syndrome métabolique, le diabète de type 2, l'apnée du sommeil, la dépression, la cirrhose, ainsi que certains traitements comme les corticoïdes, les opioïdes ou les antipsychotiques. Le Manuel MSD (édition professionnelle, février 2026) cite aussi des médicaments, l'obésité et la cirrhose parmi les causes.

Comment fait-on le diagnostic de l'andropause ?

Ni un symptôme ni un chiffre ne suffisent seuls. Les recommandations AFU et SFMS (2021) définissent le déficit en testostérone par l'association de signes cliniques évocateurs et d'une diminution biologique de la testostéronémie ou de l'activité des androgènes. Dans le dossier de l'Inserm (septembre 2026), une urologue précise qu'un taux bas de testostérone ne suffit pas : il doit être associé à des symptômes révélateurs.

Les sources s'accordent sur le moment du prélèvement : le matin. Le Manuel MSD (édition professionnelle, février 2026) indique avant 10 heures, parce que le taux est le plus élevé tôt le matin. Le Collège d'urologie (page non datée) indique entre 8 et 11 heures. Les recommandations AFU et SFMS (2021) préconisent deux dosages le matin, à jeun, à un mois d'intervalle. Selon le résumé d'un gel de testostérone publié par l'ANSM (8 janvier 2020), le déficit doit être confirmé par deux dosages séparés et tous les dosages doivent être faits par le même laboratoire, car les résultats varient d'un laboratoire à l'autre.

Sur les seuils, les sources divergent. Le tableau les attribue un par un. Il ne s'agit pas d'une valeur normale à retenir : les bornes de votre laboratoire figurent sur votre compte rendu, et c'est le médecin qui interprète.

Les critères de dosage cités, organisme par organisme. Sources : Manuel MSD, édition professionnelle (février 2026) ; Société française d'endocrinologie (page non datée) ; AFU, Collège d'urologie (page non datée) ; AFU et SFMS (2021) ; ANSM (8 janvier 2020). Lues le 21 octobre 2026. Aucun de ces chiffres n'est un seuil unique : les sources divergent.
OrganismeCe que la source écrit sur le dosageUnité de la source
Manuel MSD, édition professionnelleValeurs normales de la testostérone totale entre 300 et 1 000 ng/dL. Dosage le matin, avant 10 heures. Le dosage de la testostérone totale est un indicateur moins sensible après 50 ans.ng/dL, avec 10,5 à 35 nmol/L
Société française d'endocrinologieHypogonadisme raisonnablement suspecté sous 3,2 ng/ml de testostérone totale. Pour certains experts, une valeur inférieure à 2,3 ng/ml serait associée de façon significative à des signes cliniques. Le dosage de la testostérone totale est jugé suffisant dans la plupart des cas ; la testostérone biodisponible ne devrait pas être dosée.ng/ml, avec 11 et 8 nmol/l
AFU, Collège d'urologieTestostérone totale inférieure à 2,3 ng/ml, ou entre 2,3 et 3,5 ng/ml avec une testostérone biodisponible inférieure à 0,7 ng/ml. Dosage entre 8 et 11 heures, nouveau dosage 2 à 4 semaines plus tard.ng/ml, avec 8 nmol/l et 8 à 12 nmol/l
AFU et SFMS, recommandations 2021Deux dosages le matin, à jeun, à un mois d'intervalle. Seuil de 3,5 ng/mL donné à titre indicatif pour la testostérone totale. Pas de seuil rigide, car il varie trop selon les sources. Testostérone libre ou biodisponible préférée.ng/mL, avec 12 nmol/L
ANSM, résumé des caractéristiques d'un gelConfirmation par deux dosages séparés, même laboratoire. Il n'existe pas de consensus sur les valeurs normales en fonction de l'âge.Pas de valeur chiffrée dans ce passage

Selon les recommandations AFU et SFMS (2021), un dépistage systématique du déficit en testostérone dans la population générale n'est pas recommandé.

L'alcool, le poids et le sommeil jouent-ils un rôle dans l'andropause ?

Alcool. Le Manuel MSD (édition professionnelle, février 2026) range le trouble de l'usage de l'alcool parmi les causes de déficit en testostérone. La Société française d'endocrinologie (page non datée) cite l'alcoolisme chronique parmi les toxiques les plus fréquents, et l'AFU (Collège d'urologie, page non datée) parmi les situations favorisantes. Aucune de ces sources ne donne de quantité d'alcool, et aucune ne dit ce qu'il en est d'une consommation modérée.

Poids. Selon la Société française d'endocrinologie (page non datée), l'obésité et des maladies associées, en particulier vasculaires, peuvent entraîner une diminution de la testostérone. Les recommandations AFU et SFMS (2021) parlent d'une relation complexe et probablement bidirectionnelle entre déficit en testostérone et obésité.

Sommeil. L'Assurance maladie (30 janvier 2026), à propos des troubles de l'érection, invite à consulter en cas de ronflements avec pauses respiratoires. Les recommandations AFU et SFMS (2021) jugent les données insuffisantes pour recommander de rechercher un déficit en testostérone chez les personnes qui ont une apnée du sommeil.

Mode de vie. Les recommandations AFU et SFMS (2021) associent le traitement à des conseils de perte de poids, d'activité physique régulière et de traitement des maladies associées. Elles précisent que la perte de poids et la modification du mode de vie, à elles seules, n'ont pas démontré d'amélioration significative des symptômes cliniques.

Quels traitements de l'andropause existent, et qui les décide ?

Cette page ne recommande aucun traitement. Elle rapporte le cadre décrit par les sources.

Les sources signalent aussi des points de vigilance. Selon le Manuel MSD (édition professionnelle, février 2026), la testostérone exogène perturbe la fabrication des spermatozoïdes, ce qui compte si la fertilité ultérieure est une préoccupation. Selon les recommandations AFU et SFMS (2021), le faible niveau de preuve ne permet pas de statuer sur un éventuel sur-risque cardiovasculaire. Le Manuel MSD grand public (février 2025) évoque des études aux résultats contradictoires sur ce risque. Le résumé d'un gel publié par l'ANSM (8 janvier 2020) demande d'écarter un cancer de la prostate avant de débuter.

Quand consulter, et qui ?

Aucune source lue ne fixe un délai ou un nombre de symptômes qui vaudraient pour l'ensemble des signes évoqués plus haut. Si vous vous reconnaissez dans ces symptômes, ou s'ils vous gênent, parlez-en à votre médecin. Il peut rechercher d'autres causes et décider d'un dosage.

Un repère existe pour un seul symptôme. L'Assurance maladie (30 janvier 2026) conseille de consulter si les troubles de l'érection durent depuis plus de trois mois, si vous avez des facteurs de risque cardiovasculaire, une maladie chronique, si vous prenez quotidiennement des médicaments, si vous faites des pauses respiratoires pendant le sommeil, ou si ces troubles engendrent une souffrance. Selon l'Assurance maladie (30 janvier 2026), le médecin peut demander un dosage hormonal, dont la testostérone et un bilan thyroïdien, s'il le juge nécessaire.

Ce que l'on ne peut pas affirmer

Sources et références

À lire aussi

FAQ

C'est quoi l'andropause ?

C'est le nom courant donné à la baisse de la testostérone avec l'âge. Selon l'AFU (Collège d'urologie, page non datée), ce terme est inadéquat : elle préfère syndrome de déficit en testostérone lié à l'âge. Les recommandations AFU et SFMS (2021) disent déficit en testostérone.

À quel âge commence l'andropause chez l'homme ?

Les sources ne donnent pas de début net. La Société française d'endocrinologie (page non datée) situe la baisse à partir de 40 ans, l'Inserm (septembre 2026) la dit possible en général après 45 ans. Selon le Manuel MSD grand public (février 2025), la production de testostérone diminue de 1 à 2 % par an à partir de 20 ans environ.

Quels sont les symptômes de l'andropause ?

Selon les recommandations AFU et SFMS (2021), les plus évocateurs sont la baisse du désir sexuel, la disparition des érections nocturnes, la fatigue et la perte de la force musculaire. Selon le Manuel MSD (février 2026), les marqueurs cliniques d'un déficit en testostérone sont peu sensibles et non spécifiques.

Comment savoir si on est en andropause ?

On ne le sait pas avec les seuls symptômes. Selon les recommandations AFU et SFMS (2021), le diagnostic associe des signes évocateurs et une diminution biologique de la testostérone, confirmée par deux dosages le matin, à jeun. Le médecin examine aussi d'autres causes.

Andropause et alcool : y a-t-il un lien ?

Le Manuel MSD (février 2026) cite le trouble de l'usage de l'alcool parmi les causes de déficit en testostérone, et la Société française d'endocrinologie (page non datée) l'alcoolisme chronique. Aucune des sources lues ne donne de quantité ni ne traite la consommation modérée.

Y a-t-il un traitement de l'andropause ?

Selon l'ANSM (24 janvier 2022, mise à jour le 27 octobre 2022), les médicaments à base de testostérone s'adressent à un déficit confirmé cliniquement et biologiquement. La décision, les contre-indications et le suivi relèvent du médecin. Cette page ne recommande aucun traitement.

Existe-t-il un traitement naturel de l'andropause ?

Aucune source institutionnelle lue ne traite un traitement dit naturel. Cette page ne recommande aucun traitement. Pour votre situation, parlez-en à votre médecin.

Quel médecin consulter pour l'andropause ?

Parlez-en à votre médecin. Selon l'ANSM (24 janvier 2022, mise à jour le 27 octobre 2022), la prescription initiale d'un traitement à base de testostérone est ouverte aux spécialistes en endocrinologie-diabétologie-nutrition, en urologie, en gynécologie et en médecine de la reproduction et andrologie.

Le dosage de testostérone se fait-il à n'importe quelle heure ?

Non. Selon le Manuel MSD (février 2026), le taux se mesure le matin, avant 10 heures. Selon le Collège d'urologie (page non datée), entre 8 et 11 heures. Les recommandations AFU et SFMS (2021) préconisent deux dosages le matin, à jeun, à un mois d'intervalle.