Longévité : vivre longtemps et en bonne santé, ce qui est établi

Longévité : ce que dit l'OMS, les leviers établis (activité, sommeil, tabac, alimentation, prévention) et ce qui reste non prouvé.

Mis à jour le 16 octobre 2026. Relecture médicale en cours. La longévité ne se résume pas à ajouter des années : l'enjeu est de les vivre en capacité de faire ce qui compte pour soi. Cette page reprend les repères de l'Organisation mondiale de la santé, d'ameli et d'études publiées, sépare ce qui est établi de ce qui ne l'est pas, et renvoie vers les pages de la rubrique. Elle ne promet pas d'années de vie supplémentaires.

Selon l'OMS, un régime équilibré, une activité physique régulière et l'absence de tabac réduisent le risque de maladies non transmissibles et aident à préserver les capacités physiques et mentales. Les repères chiffrés les plus solides sont l'activité (au moins 150 minutes d'activité modérée par semaine pour un adulte, et des bénéfices dès quelques milliers de pas par jour), le sommeil (7 à 8 heures par nuit en moyenne selon ameli) et la prévention médicale. Les compléments et les protocoles de « longévité » n'ont pas, dans les sources lues, de preuve comparable.

À retenir

  • L'OMS parle de vieillissement en bonne santé : rester capable de faire ce que l'on valorise.
  • Comportements de base : alimentation équilibrée, activité physique régulière, pas de tabac (OMS).
  • Activité : 150 minutes d'intensité modérée par semaine ; plus de pas va avec moins de décès, avec un plateau vers 6 000 à 8 000 pas après 60 ans.
  • Sommeil : 7 à 8 heures par nuit en moyenne pour un adulte (ameli).
  • L'environnement compte : logement, quartier, transports, lien social.

Vivre longtemps, vivre en bonne santé

La fiche de l'OMS sur le vieillissement et la santé (1er octobre 2025) décrit le vieillissement en bonne santé comme la possibilité de continuer à faire les choses auxquelles on tient. Elle constate aussi que, d'après les données disponibles, la part de la vie passée en bonne santé n'a pas augmenté au même rythme que la durée de vie : une partie des années gagnées se vit avec des maladies. D'où l'intérêt de viser la capacité, pas seulement la durée.

L'OMS projette qu'en 2030, une personne sur six dans le monde aura 60 ans ou plus, et que le nombre de personnes de 60 ans et plus doublera entre 2020 et 2050, pour atteindre 2,1 milliards. Parmi les affections fréquentes à cet âge, elle cite la perte d'audition, la cataracte, les douleurs du dos et du cou, l'arthrose, la bronchopneumopathie chronique obstructive, le diabète, la dépression et la démence.

Les leviers qui ont des preuves

Les leviers de longévité et leurs repères publics
LevierRepèreSource
Activité physiqueau moins 150 minutes d'activité modérée par semaine (adultes) ; toute quantité vaut mieux qu'aucuneOMS
Marcherisque de décès plus bas avec plus de pas, plateau vers 6 000 à 8 000 pas par jour après 60 ans (étude d'observation)Lancet Public Health, 2022
Renforcement et équilibreau moins 2 jours par semaine après 65 ansameli, Manger Bouger
Sommeil7 à 8 heures par nuit en moyenne ; moins de 6 heures : somnolence, accidents, maladies chroniquesameli
Alimentation et tabacalimentation équilibrée, pas de tabac : réduisent le risque de maladies non transmissiblesOMS
Prévention médicalebilans et dépistages organisés selon l'âgeameli
Environnement et lien sociallogement, quartier, transports et relations sociales influencent la santéOMS

Bouger, y compris un peu

Pour l'activité physique, l'OMS rappelle que près d'un tiers des adultes, 31 %, sont inactifs, et que toute quantité d'activité vaut mieux qu'aucune. La page sur les 10 000 pas détaille trois études : le bénéfice apparaît dès quelques milliers de pas et se stabilise vers 6 000 à 8 000 pas par jour chez les 60 ans et plus. Après 65 ans, ameli ajoute du renforcement musculaire et de l'équilibre au moins deux jours par semaine.

Dormir assez

Ameli indique qu'un adulte devrait dormir en moyenne entre 7 et 8 heures par nuit et que dormir moins de 6 heures par nuit expose à la somnolence, aux accidents, à l'irritabilité et à certaines maladies chroniques. Voir les pages de la rubrique sommeil.

La prévention médicale

Tension, glycémie, dépistages organisés et bilans de prévention font partie des gestes qui s'appuient sur des programmes publics. La page sur la prévention santé après 50 ans détaille les rendez-vous pris en charge.

Ce qui n'est pas établi

Les sources lues pour cet article ne contiennent aucune preuve chez l'humain qu'un complément, un protocole de jeûne ou une molécule allonge la vie. Ce guide n'indique donc ni dose ni protocole : si une pratique semble prometteuse, la décision se prend avec un médecin.

Suivre sa trajectoire sans la surinterpréter

Des repères simples se suivent dans le temps : poids et composition corporelle, pas par jour, durée de sommeil, fréquence cardiaque au repos. Une balance Vita et un bracelet Elio affichent ces repères de forme ; ils ne sont pas des dispositifs médicaux et ne mesurent ni la tension ni la glycémie. Une tendance se discute avec son médecin ; elle ne prédit pas l'espérance de vie.

Sources et références

À lire aussi

FAQ

Quelle est la différence entre durée de vie et vie en bonne santé ?

L'OMS note que la part de la vie passée en bonne santé n'a pas progressé au même rythme que la durée de vie. L'enjeu est de rester capable de faire ce qui compte pour soi.

Quels sont les leviers les mieux établis ?

L'alimentation équilibrée, l'activité physique régulière et l'absence de tabac (OMS), un sommeil suffisant (ameli) et la prévention médicale.

Combien d'activité physique faut-il ?

Au moins 150 minutes d'activité modérée par semaine pour un adulte (OMS) ; toute quantité vaut mieux qu'aucune.

Un complément peut-il allonger la vie ?

Les sources lues pour cet article n'apportent aucune preuve chez l'humain. Demandez conseil à un médecin avant toute supplémentation.

Un bracelet ou une balance prédisent-ils l'espérance de vie ?

Non. Ils affichent des repères de forme et ne sont pas des dispositifs médicaux.