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Application santé : les critères pour choisir une appli fiable

Selon la HAS et la CNIL, une application santé fiable décrit précisément sa finalité, indique qui rédige et valide ses contenus et cite ses sources, signale ses limites d'usage, précise si une intelligence artificielle interprète vos données et recueille un accord exprès avant de collecter des données de santé. Ces repères aident à choisir ; ils ne classent aucune application.

Relecture médicale en cours. Ces informations ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé.

Suivi de données de santé sur application mobile

Publié le 23 octobre 2026. Relecture médicale en cours. En 2020, la HAS recensait plus de 350 000 applications de santé : comment en choisir une sans se tromper ? Cette page ne classe aucune application. Elle reprend les critères publiés par la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) et par la Haute Autorité de santé (HAS), lus le 23 octobre 2026, puis explique comment les appliquer. Ces informations ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé.

À retenir

  • La HAS recensait plus de 350 000 applications de santé en 2020 : le choix est difficile pour les utilisateurs (HAS, 2021).
  • La HAS a défini 17 critères de qualité du contenu médical, en 4 catégories (HAS, 30 juin 2021).
  • Pour une application de bien-être, la CNIL exige un accord exprès, qui ne peut pas se réduire à une case d'acceptation des conditions générales (CNIL, 17 août 2018).
  • Une application santé n'est pas un diagnostic : face à un symptôme, consultez un professionnel de santé.

Comment choisir une application santé fiable ?

La HAS note que l'expansion rapide du secteur rend le choix difficile pour les utilisateurs comme pour les professionnels qui doivent les conseiller. Elle propose donc des critères de qualité, organisés selon la nature du contenu : contenu initial, contenu généré, contenu interprété et contenu affiché. Le tableau en retient quelques-uns, avec la question concrète à se poser.

Critères de la HAS (30 juin 2021, mise à jour le 4 mars 2022) transformés en questions pour l'utilisateur
Catégorie de la HASCritère cité par la HASQuestion à se poser
Contenu initialUne organisation ou un comité éditorial d'experts sélectionne et valide les informations ; les sources clés sont consultables par tousQui rédige les conseils, et peut-on lire les références ?
Contenu généréLa qualité de la mesure dans son contexte d'utilisation est documentée ; un support permet de poser ses questionsLes mesures sont-elles décrites avec leurs limites, et existe-t-il une aide ?
Contenu interprétéEn cas d'interprétation par des algorithmes, l'utilisateur est informé de l'intégration ou non d'IAL'application dit-elle si une IA interprète mes données ?
Contenu affichéLa destination d'usage principale est décrite précisément ; les contre-indications, risques de mauvaise interprétation et limitations d'usage sont documentésÀ quoi sert l'application, et que ne fait-elle pas ?
Contenu affichéUn système d'alerte est prévu pour prévenir les risques ou réadresser vers un professionnel de santéL'application me renvoie-t-elle vers un professionnel quand c'est utile ?

Quels critères sur les données personnelles ?

La CNIL indique que le RGPD ne s'applique pas à une application qui enregistre les données uniquement sur le téléphone, sans connexion extérieure et à des fins exclusivement personnelles. Dès que l'application propose un service à distance ou comporte une connexion extérieure, par exemple une sauvegarde dans le cloud, le RGPD s'applique. Les données de santé font l'objet d'une protection renforcée.

  • Finalité : les données doivent être collectées pour des finalités déterminées, explicites et légitimes (CNIL).
  • Minimisation : les données doivent être adéquates, pertinentes et non excessives au regard de ces finalités (CNIL).
  • Consentement : pour une application de bien-être, comme une application d'amélioration du sommeil, l'accord exprès doit être recueilli après information sur la collecte de données de santé ; il ne peut pas être donné par une simple case valant acceptation des conditions générales (CNIL).
  • Conservation : pour le bien-être, les données ne doivent pas être conservées au-delà de la suppression du compte ou de son inactivité (CNIL).
  • Sécurité : le responsable du traitement doit adopter des mesures de sécurité adaptées à la nature des données et aux risques (CNIL).
  • Revente : la CNIL cite l'interdiction de cession ou d'exploitation commerciale des données de santé (article L. 1111-8 du code de la santé publique).

Pour comprendre ce que recouvre une donnée de santé et ce que vous pouvez demander, voir notre page sur les données de santé.

Où sont hébergées mes données de santé ?

La CNIL rappelle que des dispositions spécifiques s'appliquent à l'hébergement des données de santé dès qu'un prestataire les enregistre et les conserve (article L. 1111-8 du code de la santé publique). Une application sérieuse doit donc dire qui la publie, qui est responsable du traitement et où les données sont stockées. Les sources lues ne fixent pas la liste des mentions à vérifier au-delà de ces points : en cas de doute, cherchez la politique de confidentialité de l'application.

Une application santé gratuite est-elle fiable ?

Les sources lues ne font pas de la gratuité un critère de fiabilité, dans un sens ou dans l'autre. La HAS (communiqué du 7 novembre 2016) demande en revanche que les liens d'intérêt des auteurs et les sources de financement de l'application soient mentionnés et n'influent pas sur la neutralité des contenus, et elle cite parmi les risques les informations inexactes, partisanes ou sponsorisées. Avant d'installer une application, que son accès soit payant ou non, posez-vous donc la question de son financement.

Application de bien-être ou dispositif médical ?

Une application de suivi, d'information ou de bien-être donne des repères ; elle ne remplace ni un diagnostic ni une consultation. Les critères de la HAS demandent d'ailleurs que les risques de mauvaise interprétation soient documentés et qu'un système d'alerte renvoie vers un professionnel de santé. Les pages lues ne disent pas comment reconnaître un dispositif médical logiciel : ne présumez pas qu'une application l'est, et ne la prenez pas pour un avis médical.

Que dit Chutex de son application ?

D'après la page de l'application Chutex lue le 23 octobre 2026, Aria n'est ni un médecin ni un substitut à un avis médical, ne pose aucun diagnostic et ne prescrit rien ; les indicateurs sont des indicateurs de bien-être et de prévention, pas des données de diagnostic. La page précise que les données de santé de l'écosystème sont hébergées sur un serveur en France, chez un hébergeur certifié HDS pour certaines activités seulement, et que l'ensemble du service n'est pas présenté comme certifié HDS. Elle indique les droits RGPD de l'utilisateur et la possibilité d'une réclamation auprès de la CNIL. Côté disponibilité, Chutex indique que l'application fonctionne dans le navigateur et que les versions iOS et Android sont en cours de validation par les stores.

Quand consulter

Une application ne remplace pas un professionnel de santé. Pour un symptôme, une douleur, un résultat qui vous inquiète ou une décision de traitement, parlez-en à votre médecin. La HAS demande elle-même qu'une application réadresse vers un professionnel de santé en cas de risque. Ces informations ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé.

Ce que l'on ne peut pas affirmer

  • Cette page ne désigne ni ne classe aucune application, et aucune source lue ne recommande une application précise.
  • Les sources lues ne donnent pas le nombre actuel d'applications de santé ni la part d'entre elles qui respectent les critères de la HAS.
  • L'actualisation 2024 du référentiel de la HAS et le catalogue de services de Mon espace santé n'ont pas été lus pour cette page.
  • Aucune source lue ne dit qu'une application de bien-être améliore la santé ou prévient une maladie.

Questions fréquentes

Comment savoir si une application santé est fiable ?

La HAS propose des critères : un comité éditorial d'experts, des sources consultables, une destination d'usage décrite, des limites d'usage documentées, l'information sur l'usage d'une IA et un renvoi vers un professionnel de santé en cas de risque.

Une application santé gratuite est-elle sûre ?

Les sources lues n'en font pas un critère. La HAS demande que les sources de financement et les liens d'intérêt soient mentionnés et n'influencent pas les contenus.

Mes données de santé sont-elles protégées dans une application ?

La CNIL indique que les données de santé bénéficient d'une protection renforcée et que le RGPD s'applique dès qu'il y a un service à distance ou une connexion extérieure, comme une sauvegarde dans le cloud.

Une application peut-elle collecter mes données de santé sans mon accord ?

Pour une application de bien-être, la CNIL exige un accord exprès après information sur la collecte de données de santé ; une case valant acceptation des conditions générales ne suffit pas.

Combien de temps mes données sont-elles conservées ?

Selon la CNIL, pour les applications de bien-être, elles ne doivent pas être conservées au-delà de la suppression du compte ou de son inactivité.

Une application de santé remplace-t-elle un médecin ?

Non. Elle donne des repères d'information ou de suivi. Pour un symptôme ou une décision de traitement, parlez-en à votre médecin.

Quelle est la meilleure application santé ?

Cette page ne classe pas les applications, et aucune source lue n'en désigne une. Utilisez les critères de la HAS et de la CNIL pour comparer celles qui vous intéressent.

L'application Chutex est-elle disponible sur l'App Store et Google Play ?

Chutex indique qu'elle fonctionne dans le navigateur et que les versions iOS et Android sont en cours de validation par les stores.

Sources

  1. Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), « Applications mobiles en santé et protection des données personnelles : les questions à se poser », 17 août 2018, lue le 23 octobre 2026
  2. Haute Autorité de santé (HAS), « Évaluation des applications dans le champ de la santé mobile (mHealth) », mise en ligne le 30 juin 2021, mise à jour le 4 mars 2022, lue le 23 octobre 2026
  3. Haute Autorité de santé (HAS), « Applis santé : la HAS établit 101 règles de bonne pratique », 7 novembre 2016, lue le 23 octobre 2026
  4. Chutex, page « L'application Chutex », consultée le 23 octobre 2026

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