Protéger son cœur : prévenir les maladies cardiovasculaires

Protéger son cœur : facteurs de risque cardiovasculaire et gestes cités par l'Assurance maladie et l'OMS (tabac, activité, alimentation, sommeil).

Mis à jour le 21 octobre 2026. Relecture médicale en cours. Protéger son cœur et prévenir les maladies cardiovasculaires : selon l'Assurance maladie (16 mars 2026), la probabilité de développer une maladie ou un accident cardiovasculaire résultant de l'obstruction des artères par de l'athérome est appelée risque cardiovasculaire. L'OMS (31 juillet 2025) cite parmi ces événements l'infarctus du myocarde et l'accident vasculaire cérébral (AVC). Cette page rassemble ce que disent l'Assurance maladie, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et Santé publique France, chaque source avec sa date, et renvoie vers les pages détaillées du journal sur la tension, le cholestérol, le tabac, le sel ou le sommeil. Ces informations ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé.

Selon l'OMS (31 juillet 2025), la plupart des maladies cardiovasculaires peuvent être évitées en agissant sur des facteurs de risque comme le tabagisme, la mauvaise alimentation, l'inactivité physique ou l'usage nocif de l'alcool. L'Assurance maladie (16 mars 2026) distingue les facteurs sur lesquels on peut agir et ceux sur lesquels on ne peut pas agir, comme l'âge.

À retenir

  • Selon l'Assurance maladie (16 mars 2026), les facteurs de risque ne s'additionnent pas : ils se potentialisent, c'est-à-dire qu'ils s'aggravent l'un l'autre. On évalue pour chaque personne son risque cardiovasculaire global.
  • Selon l'Assurance maladie (13 mars 2025), après un an sans tabac, le risque d'infarctus du myocarde diminue de moitié.
  • L'Assurance maladie (13 mars 2025) recommande de faire de l'exercice au moins cinq jours sur sept, et tous les jours dans l'idéal.
  • L'Assurance maladie (13 mars 2025) invite à évoquer son risque cardiovasculaire avec son médecin traitant, même sans facteur de risque connu.
  • Aucune source lue ne donne un pourcentage de réduction du risque pour l'activité, le régime ou le sommeil, et aucun objet connecté n'est présenté par ces sources comme un moyen de prévenir un infarctus.

Suivre son sommeil et son activité dans l'application Chutex

Selon l'Assurance maladie (13 mars 2025), « Le manque de sommeil augmente le risque cardiovasculaire. » Selon la page de l'application Chutex, le bracelet Elio remonte notamment le sommeil, l'activité et les pas, et la récupération. Le passeport de longévité est votre dossier dans l'application : historique des mesures d'Elio et de Vita, check-ups, bilans biologiques ajoutés par vous, éléments confirmés dans Memory, questionnaire de mode de vie et estimation indicative de l'âge biologique. Les données de l'application sont des indicateurs de bien-être et de prévention, pas des données de diagnostic. Aucun dispositif Chutex ne dépiste ni ne prévient une maladie cardiovasculaire, Elio ne mesure pas la tension artérielle et Aria ne pose aucun diagnostic.

Découvrir l'application

Les maladies cardiovasculaires sont-elles évitables ?

En grande partie, selon l'OMS. L'aide-mémoire de l'OMS (31 juillet 2025) écrit que la plupart des maladies cardiovasculaires peuvent être évitées en agissant sur des facteurs de risque comportementaux et environnementaux : tabagisme, mauvaise alimentation (y compris l'excès de sel, de sucre et de graisses), obésité, inactivité physique, usage nocif de l'alcool et pollution de l'air.

Pour situer l'enjeu, l'OMS (31 juillet 2025) estime que 19,8 millions de personnes sont mortes de maladies cardiovasculaires dans le monde en 2022, soit environ 32 % de tous les décès dans le monde, dont 85 % causés par un infarctus du myocarde ou un AVC. Ce sont des chiffres mondiaux, pas des chiffres français.

En France, Santé publique France (communiqué du 4 mars 2025, chiffres de 2022) rapporte que les maladies cardio-neuro-vasculaires ont entraîné 1,2 million d'hospitalisations et 140 000 décès chez les adultes, soit plus d'un décès sur cinq, et les présente comme la deuxième cause de mortalité. L'Assurance maladie (13 mars 2025) précise qu'elles sont la première cause de décès chez les femmes et les personnes de plus de 65 ans.

Quels sont les facteurs de risque cardiovasculaire ?

Selon l'Assurance maladie (16 mars 2026), les facteurs de risque sont de deux types : ceux sur lesquels on ne peut pas agir (l'âge, le sexe, l'existence de maladies cardiovasculaires dans la famille) et ceux sur lesquels on peut agir (tabagisme, diabète, excès de cholestérol, sédentarité, hypertension artérielle, surpoids, consommation de drogues, manque de sommeil, stress et dépression). L'Assurance maladie (16 mars 2026) ajoute qu'il est possible de prendre des mesures pour éviter, limiter ou retarder le développement d'une pathologie cardiovasculaire.

Facteurs de risque cardiovasculaire. Sources : Assurance maladie, « Le risque cardiovasculaire et ses facteurs » (16 mars 2026) ; Assurance maladie, « Définition et causes de l'hypertension artérielle » (24 juillet 2026) ; OMS (31 juillet 2025) pour l'alcool. Lues le 21 octobre 2026.
FacteurPeut-on agir dessus ?Ce que dit la sourcePage du journal
ÂgeNon« La probabilité d'avoir un accident cardiovasculaire augmente avec l'âge. » (Assurance maladie, 16 mars 2026)Prévention santé après 50 ans
SexeNonCité parmi les facteurs sur lesquels on ne peut pas agir ; la page de l'Assurance maladie (16 mars 2026) ne détaille pas ce point.Non détaillé dans cette page
Antécédents familiauxNonSont pris en compte un infarctus ou la mort subite du père ou d'un frère avant 55 ans, ou de la mère ou d'une sœur avant 65 ans, et un AVC d'un parent proche avant 45 ans (Assurance maladie, 16 mars 2026).Non détaillé dans cette page
TabagismeOuiLe risque cardiovasculaire du tabac est « souvent ignoré ou sous-estimé » ; il est aussi augmenté en cas de tabagisme passif (Assurance maladie, 16 mars 2026).Arrêter de fumer : bienfaits jour après jour
SédentaritéOuiMoins de 30 minutes d'exercice physique par jour : la personne est considérée comme sédentaire (Assurance maladie, 16 mars 2026).Sédentarité : conséquences sur la santé
Surpoids et obésitéOuiSurpoids si l'indice de masse corporelle (IMC) est supérieur à 25, obésité s'il est supérieur à 30. Tour de taille jugé trop élevé à partir de 80 cm pour une femme et 94 cm pour un homme (Assurance maladie, 16 mars 2026).Non détaillé dans cette page
Hypertension artérielleOuiL'hypertension artérielle survient sans provoquer de symptômes, selon l'Assurance maladie (24 juillet 2026).Surveiller sa tension artérielle
Excès de LDL cholestérolOuiUne prise de sang réalisée à jeun permet de déceler un excès de LDL cholestérol ; il s'accumule sur les parois des artères sous forme de plaques d'athérome (Assurance maladie, 16 mars 2026).Comprendre le cholestérol
DiabèteOuiUn diabète mal contrôlé endommage les parois des artères (Assurance maladie, 16 mars 2026).Glycémie
Manque de sommeilOui« Le manque de sommeil augmente le risque cardiovasculaire. » (Assurance maladie, 13 mars 2025)Dette de sommeil
Stress et dépressionOuiLe stress et la dépression figurent parmi les facteurs listés ; la dépression est à son tour un facteur de risque de maladie cardiovasculaire (Assurance maladie, 16 mars 2026).Non détaillé dans cette page
AlcoolOuiL'OMS (31 juillet 2025) cite l'usage nocif de l'alcool parmi les facteurs de risque comportementaux.Alcool et santé

Les facteurs ne pèsent pas séparément. L'Assurance maladie (16 mars 2026) écrit qu'ils ne s'additionnent pas mais se potentialisent, c'est-à-dire qu'ils s'aggravent l'un l'autre, et qu'on évalue pour chaque personne son risque cardiovasculaire global.

Comment protéger son cœur : quels gestes réduisent le risque cardiovasculaire ?

Ne pas fumer, ou arrêter

L'Assurance maladie (13 mars 2025) écrit que les bénéfices existent quel que soit l'âge au moment de l'arrêt : après un an sans tabac, le risque d'infarctus du myocarde diminue de moitié et le risque d'AVC rejoint celui d'un non-fumeur. L'Assurance maladie (13 mars 2025) ajoute : « Il n'est jamais trop tard ! » Voir la page sur les bienfaits de l'arrêt du tabac, jour après jour.

Bouger et moins rester assis

L'Assurance maladie (13 mars 2025) écrit qu'il est recommandé de faire de l'exercice au moins cinq jours sur sept, et tous les jours dans l'idéal, et que l'exercice physique ne se limite pas au sport. L'Assurance maladie (13 mars 2025) ajoute qu'il est indispensable de diminuer ses comportements sédentaires. Selon l'Assurance maladie (16 mars 2026), une demi-heure de marche par jour peut suffire à réduire le risque cardiovasculaire. Voir les pages sur la marche et sur la sédentarité.

Soigner son alimentation

L'Assurance maladie (13 mars 2025) écrit qu'il n'est pas nécessaire de suivre un régime strict pour réduire ses facteurs de risque cardiovasculaire. L'Assurance maladie (13 mars 2025) conseille de se méfier des plats préparés ultra-transformés, souvent trop riches en sucres, graisses et sel. Les repères chiffrés figurent dans le tableau ci-dessous. Voir les pages sur le sel et sur le régime méditerranéen.

Dormir suffisamment

Selon l'Assurance maladie (16 mars 2026), le lien entre manque de sommeil et risque cardiovasculaire est aujourd'hui clairement établi dans la littérature scientifique. L'Assurance maladie (13 mars 2025) conseille de prévoir une durée de sommeil de 8 heures (plus ou moins selon ses besoins) et de s'en approcher progressivement. Voir la page sur la dette de sommeil.

Alimentation, alcool, activité : quels repères publics ?

Repères de l'Assurance maladie, « Comment réduire son risque cardiovasculaire ? » (13 mars 2025), lue le 21 octobre 2026. Ils reprennent les objectifs du Programme national nutrition santé. Texte recopié tel qu'affiché.
DomaineRepère luRemarque
Fruits et légumesAu moins 5 par jour en privilégiant les légumes
PoissonAu moins 2 fois par semaineLa page ne précise pas de type de poisson.
ViandesPrivilégier la volaille, et limiter les autres viandes (porc, bœuf, veau, mouton, agneau, abats) à 500 g par semaine
CharcuterieLimiter la charcuterie à 150 g par semaine
Matières grassesPrivilégier les matières grasses végétales (huiles d'olive, de colza, de noix...)
SelLimiter la consommation ; préférer le sel iodéQuantité en grammes par jour : non précisée par la source.
AlcoolNe pas dépasser 10 verres d'alcool standard par semaine, sans dépasser 2 verres standard par jour, et avoir des jours sans consommationL'OMS (31 juillet 2025) parle d'éviter l'usage nocif de l'alcool.
Activité physiqueAu moins l'équivalent d'une demi-heure de marche rapide par jour ; exercice au moins cinq jours sur sept

Pourquoi parler de son risque cardiovasculaire à son médecin traitant ?

Selon l'Assurance maladie (13 mars 2025), le médecin traitant évalue le risque cardiovasculaire et donne les conseils d'hygiène de vie qui permettent de le réduire. L'Assurance maladie (13 mars 2025) invite à évoquer ce risque en consultation et à faire le point, même si l'on pense n'avoir aucun facteur de risque.

Pour estimer le risque global, le médecin traitant prend en compte, selon l'Assurance maladie (13 mars 2025), les antécédents familiaux, l'âge, la pression artérielle, le niveau de cholestérol, le tabagisme, le stress et la dépression, certaines situations liées aux hormones ou à la grossesse, le diabète gestationnel, etc. À partir de quel âge, à quelle fréquence et avec quel outil : la page de l'Assurance maladie ne le précise pas.

L'Assurance maladie (13 mars 2025) écrit enfin que changer d'hygiène de vie est indispensable mais ne suffit parfois pas, et que le médecin traitant peut alors prescrire un traitement médicamenteux pour limiter les complications cardiovasculaires.

Préparer sa consultation

Ces questions sont proposées par le journal à titre de repère. Elles ne viennent pas d'une recommandation officielle.

Tension, cholestérol, glycémie : que retenir ?

Pour la tension, l'Assurance maladie (24 juillet 2026) écrit que parler d'hypertension artérielle suppose une pression systolique de 140 mmHg ou plus, ou diastolique de 90 mmHg ou plus, constatée à plusieurs reprises lors de 3 consultations successives sur 3 à 6 mois. L'Assurance maladie (24 juillet 2026) écrit aussi que l'hypertension survient sans symptôme et qu'il est important de la détecter. Le détail est dans la page sur la surveillance de la tension et dans celle sur la baisse de la tension.

Pour le cholestérol, l'Assurance maladie (16 mars 2026) écrit qu'une prise de sang réalisée à jeun permet de déceler un excès de LDL cholestérol (aussi appelé hypercholestérolémie), qui s'accumule sur les parois des artères sous forme de dépôts graisseux (plaques d'athérome). Les repères figurent sur le compte rendu du laboratoire et dans la page dédiée.

Pour la glycémie, l'Assurance maladie (16 mars 2026) parle de diabète lorsque la glycémie (le taux de sucre ou de glucose dans le sang) est, au moins sur 2 mesures, supérieure à 1,26 g/l à jeun. Voir la page sur la glycémie et celle sur la résistance à l'insuline.

Quand consulter ?

Pour faire le point sur son risque cardiovasculaire, parlez-en à votre médecin traitant. Selon l'OMS (31 juillet 2025), il est fréquent qu'une maladie cardiovasculaire touchant les vaisseaux sanguins ne se manifeste par aucun symptôme, et un infarctus ou un AVC en est parfois le premier signe.

En cas de douleur thoracique en étau diffusant dans les bras et la mâchoire, ou de signes moins caractéristiques comme une douleur isolée d'un bras ou un malaise, l'Assurance maladie (5 juin 2026) écrit : « n'hésitez pas à appeler le 15 ou le 112 ». L'Assurance maladie (5 juin 2026) précise que devant une situation claire ou incertaine, il faut appeler le 15 ou le 112, et que l'infarctus peut survenir sans douleur, souvent chez la femme, les personnes âgées et les diabétiques.

Pour l'AVC, l'Assurance maladie (5 novembre 2025) demande d'appeler le 15 ou le 112 si l'un des signes suivants, entre autres, survient de façon brutale : perte de force ou engourdissement d'un membre supérieur, engourdissement du visage ou impossibilité de sourire, trouble de la parole. L'Assurance maladie (5 novembre 2025) cite le 114 pour les personnes sourdes ou malentendantes.

Ce que l'on ne peut pas affirmer

Sources et références

À lire aussi

FAQ

Comment protéger son cœur et prévenir les maladies cardiovasculaires ?

Selon l'OMS (31 juillet 2025), arrêter le tabac, réduire ses apports en sel, manger davantage de fruits et de légumes, pratiquer une activité physique régulière et éviter l'usage nocif de l'alcool réduisent le risque de maladie cardiovasculaire. L'Assurance maladie (13 mars 2025) ajoute le sommeil, le poids et le rôle du médecin traitant.

Quels sont les facteurs de risque cardiovasculaire ?

Selon l'Assurance maladie (16 mars 2026), certains facteurs ne se modifient pas (âge, sexe, antécédents familiaux) et d'autres peuvent être réduits : tabagisme, diabète, excès de cholestérol, sédentarité, hypertension artérielle, surpoids, consommation de drogues, manque de sommeil, stress et dépression.

Les maladies cardiovasculaires sont-elles évitables ?

L'OMS (31 juillet 2025) écrit que la plupart peuvent être évitées en agissant sur des facteurs de risque comportementaux et environnementaux. L'Assurance maladie (8 juin 2026) rappelle que certains facteurs, comme l'âge, le sexe et l'hérédité, ne sont pas modifiables.

Arrêter de fumer diminue-t-il le risque d'infarctus ?

Selon l'Assurance maladie (13 mars 2025), après un an sans tabac, le risque d'infarctus du myocarde diminue de moitié et le risque d'AVC rejoint celui d'un non-fumeur, quel que soit l'âge au moment de l'arrêt.

Combien d'activité physique faut-il pour le cœur ?

L'Assurance maladie (13 mars 2025) indique au moins l'équivalent d'une demi-heure de marche rapide par jour et recommande de faire de l'exercice au moins cinq jours sur sept, et tous les jours dans l'idéal. Elle précise que l'exercice ne se limite pas au sport.

Le manque de sommeil est-il mauvais pour le cœur ?

L'Assurance maladie (13 mars 2025) écrit que le manque de sommeil augmente le risque cardiovasculaire. Sa page du 16 mars 2026 écrit que ce lien est aujourd'hui clairement établi dans la littérature scientifique.

Quand faut-il consulter pour son cœur ?

Pour faire le point sur son risque, parlez-en à votre médecin traitant. Devant une douleur thoracique ou des signes d'infarctus ou d'AVC, même en cas de doute, l'Assurance maladie demande d'appeler le 15 ou le 112.

Une montre ou un bracelet peut-il prévenir un infarctus ?

Aucune source lue pour cette page ne dit qu'un objet connecté prévient ou dépiste une maladie cardiovasculaire. Ces informations ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé.