Corde à sauter : débuter, intensité en MET et ce que montrent les études

La corde à sauter est un exercice de cardio qui demande peu de matériel. L'article donne la longueur de corde, des départs en intervalles courts, l'intensité publiée selon le rythme, ce que mesurent les études et ce que l'impact au sol a de mesuré.

Définition de cette page : exercice de cardio où l'on saute en faisant passer une corde sous les pieds. Cet article donne la longueur de corde, des départs en intervalles courts, l'intensité publiée, ce que mesurent les études et ce qu'elles ne disent pas.

Corde à sauter : 8,3 MET sous 100 sauts par minute, 11,8 MET de 100 à 120 et 12,3 MET de 120 à 160 selon le Compendium (2024), soit plus que le seuil vigoureux de 6,0 MET de l'OMS (2020). Les études lues concernent surtout des enfants et de jeunes adultes ; aucune calorie n'est chiffrée.

À retenir

  • Compendium (2024) : 8,3 MET (moins de 100 sauts par minute), 11,8 MET (100 à 120) et 12,3 MET (120 à 160) ; pour l'OMS (2020), l'effort vigoureux commence à 6,0 MET.
  • Buyze et al. (1986, 26 adultes sédentaires) : 10 minutes de corde ne donnent pas une réponse comparable à 30 minutes de course, avec plus de blessures et d'abandons à la corde.
  • Zhao et al. (2023) : la recommandation de 40 minutes une ou deux fois par semaine vaut pour des enfants de 10 à 12 ans, pas pour des adultes.
  • Mullerpatan et al. (2021, 22 jeunes femmes, en laboratoire) : force de réaction du sol plus basse qu'à la course, plus haute qu'à la marche.
  • Les départs de 15 à 60 secondes de l'ACE sont des conseils de blog, non un protocole d'étude.

Corde à sauter : de quoi parle-t-on, et quelle intensité ?

Définition de cette page : le saut à la corde est une suite de petits sauts à deux pieds pendant laquelle la corde passe sous les pieds. Le MET est l'unité d'intensité utilisée par le Compendium et l'OMS (définition de cette page). Le Compendium (2024) cite le saut à la corde dans plusieurs lignes, selon le rythme. Le texte consulté ne précise pas si ces valeurs sont mesurées ou estimées.

Corde à sauter : valeurs du Compendium des activités physiques (2024)
LigneDescription publiéeMET
15552Rythme lent, moins de 100 sauts par minute, deux pieds8,3
15551Rythme modéré, 100 à 120 sauts par minute, deux pieds, rebond simple11,8
15550Rythme rapide, 120 à 160 sauts par minute12,3
02068Saut à la corde, général11,0
02069Saut à la corde sur machine Digi-Jump, 120 sauts par minute9,0

L'OMS (2020) définit l'intensité vigoureuse par 6,0 MET ou plus : les cinq lignes du tableau dépassent ce seuil. Les rythmes sont ceux des descriptions du Compendium, non des consignes. Pour les adultes, l'OMS fixe un repère hebdomadaire de 150 à 300 minutes d'effort modéré, de 75 à 150 minutes d'effort intense, ou d'un mélange équivalent. Lecture de cette page : si la corde compte comme activité intense, 75 minutes par semaine représentent par exemple 5 séances de 15 minutes. Pour le NHS, 75 minutes d'effort intense par semaine peuvent apporter des bénéfices proches de 150 minutes d'effort modéré.

Quelle longueur de corde, et quelle posture ?

Selon l'ACE, on se tient debout au milieu de la corde et les poignées montent jusqu'aux aisselles ; la Cleveland Clinic écrit de même que chaque extrémité doit atteindre l'aisselle. L'ACE demande de garder les bras près du corps, coudes légèrement fléchis. La Cleveland Clinic conseille de fléchir légèrement les genoux et de garder les bras près du corps. Ce sont des conseils de pages de santé, non des résultats d'étude.

Aucune source lue ne compare les matières ou les poignées des cordes. Une seule étude lue compare une corde lestée à une corde simple : Ozer et al. (2011, 25 adolescentes joueuses de volley, 12 semaines : 9 avec corde lestée, 9 avec corde simple, 7 témoins) trouvent de plus grands gains de coordination et d'endurance excentrique des jambes avec la corde lestée.

Débuter la corde à sauter : des intervalles courts

Les sources lues donnent des départs, pas un protocole d'étude : l'ACE propose 15 secondes pour le débutant, 30 pour l'intermédiaire, 60 pour l'avancé ; la Cleveland Clinic écrit qu'on peut ne tenir que 30 secondes d'affilée au début ; le Hospital for Special Surgery recommande de commencer par 30 secondes de saut, entrecoupées de repos de durée semblable, puis d'allonger l'intervalle. Pour l'ACSM (Garber et al., 2011), monter graduellement l'intensité et le volume peut réduire les risques liés à l'exercice.

Quatre semaines pour débuter : exemple de cette page, non testé en étude (départ à 30 s, repère du HSS, au-dessus des 15 s de l'ACE pour débutant)
SemaineSéancesIntervallesSaut cumuléDurée avec repos
136 × (30 s de saut, 30 s de repos)3 min6 min
238 × (30 s de saut, 30 s de repos)4 min8 min
338 × (45 s de saut, 30 s de repos)6 min10 min
438 × (60 s de saut, 30 s de repos)8 min12 min

Le plan démarre à 30 secondes de saut, comme le HSS, ce qui dépasse les 15 secondes de l'ACE pour un débutant : à raccourcir si besoin. Calcul de cette page : 8 × (45 + 30) s = 600 s, soit 10 minutes ; 8 × (60 + 30) s = 720 s, soit 12 minutes. Si un intervalle est trop difficile, restez à la semaine précédente : choix de cette page. La corde peut s'insérer dans une séance de cardio à la maison ou dans un circuit : voir les pages liées.

Corde à sauter : ce que montrent les études

Les études lues ont des populations, des durées et des mesures différentes. Les adultes de ces études ont entre 18 et 35 ans ou sont étudiants, et 18 des 21 études de la méta-analyse de Singh et al. (2022) portent sur des participants d'âge moyen inférieur à 18 ans : aucune étude de corde lue ne précise de participants de plus de 35 ans.

Corde à sauter : les études lues, population et mesure
ÉtudeParticipantsProtocoleCe qui est mesuréRésultat publié
Buyze et al. 198626 adultes sédentaires de 18 à 35 ans6 semaines, 5 séances par semaine : 10 min de corde ou 30 min de courseVO2max, blessures, abandonsVO2max : + 2,8 ml/kg/min (7 %) à la corde, + 5,1 (13 %) à la course ; plus de blessures et d'abandons à la corde
Phongchin et al. 202559 adultes en bonne santé, 22 ans en moyenne8 semaines : corde en intervalles (9 × 2 min à 80 % de la FC max, 3 fois par semaine), continue (30 min à 70 %, 5 fois par semaine) ou témoinVO2max, composition corporelle, plaisirVO2max plus élevé dans les deux groupes corde que chez le témoin ; composition corporelle inchangée
Chen et al. 202592 étudiants chinoisCourse, corde ou témoin, essai randomiséTests physiquesScores du 800 ou 1 000 m et score total en baisse dans les groupes corde et témoin ; groupe course : saut en longueur sans élan et fonction cardiopulmonaire améliorés
Singh et al. 2022 (21 études)1 021 participants, 18 études d'âge moyen inférieur à 18 ans6 à 40 semainesForme physique et santéBénéfices petits à modérés par rapport aux témoins ; pas d'effet significatif sur la pression artérielle, la masse osseuse ou maigre, l'endurance musculaire
Mullerpatan et al. 202122 jeunes femmes de 18 à 25 ansSauts enregistrés en laboratoire, 105 sauts par minuteForce de réaction du sol, charge articulairePlus basse qu'à la course, plus haute qu'à la marche

Corde ou course : Buyze, Phongchin et Chen ne se recoupent pas

Buyze et al. (1986) trouvent un gain de VO2max plus faible avec 10 minutes de corde qu'avec 30 minutes de course, avec plus de blessures et d'abandons dans le groupe corde ; les durées de séance ne sont pas égalisées. Phongchin et al. (2025) trouvent un gain similaire entre corde en intervalles et corde continue, sans comparer à la course, et les auteurs y voient une option économe en temps. Chen et al. (2025) observent une baisse des scores de course dans le groupe corde et dans le groupe témoin, alors que le groupe course améliore son saut en longueur sans élan et sa fonction cardiopulmonaire ; les auteurs jugent la course plus favorable à court terme et avancent, pour la baisse à la corde, une force insuffisante, hypothèse de discussion. L'article ne tranche pas.

Poids, composition corporelle et os : des résultats qui divergent

Singh et al. (2022) rapportent, par rapport aux témoins, des améliorations de la fréquence cardiaque de repos, de l'IMC, de la masse grasse, de l'endurance cardiorespiratoire, de la force, du saut, de l'amplitude et du sprint chez des participants surtout jeunes. Zhao et al. (2023, enfants de 10 à 12 ans) ne trouvent pas d'avantage net de la corde sur la morphologie par rapport à l'éducation physique habituelle, et Phongchin et al. (adultes) ne trouvent aucune différence de composition corporelle. Selon l'ACSM (Donnelly et al., 2009), 150 à 250 minutes hebdomadaires d'activité modérée n'apportent qu'une perte de poids modeste ; ce repère ne vise pas la corde, que le Compendium classe en activité vigoureuse, et aucune étude lue ne chiffre une perte de poids à la corde. Cette page ne chiffre aucune calorie et ne promet ni perte de poids ni perte de graisse localisée.

Pour les os, Ha et Ng (2017, étude quasi expérimentale, 176 filles de Hong Kong) trouvent une densité osseuse du calcanéum plus élevée chez celles qui sautent à la corde chaque semaine que chez les autres, sans différence à l'avant-bras ni pour la condition cardiovasculaire ; les auteurs demandent d'autres études sur la dose-réponse. Singh et al. ne trouvent aucun effet significatif sur la masse osseuse : populations et sites de mesure diffèrent. Parmi les activités de renforcement osseux, qui exercent une force d'impact, l'OMS (2020) range les sauts.

Pour les enfants et adolescents, Zhao et al. (2023, 15 essais, 1 048 enfants de 10 à 12 ans) recommandent au moins 40 minutes une ou deux fois par semaine pendant 8 à 12 semaines ; Trecroci et al. (2015, 24 footballeurs préadolescents) concluent que la corde dans l'entraînement de football améliore la coordination générale et l'équilibre. Aucune de ces recommandations n'est écrite pour des adultes.

Corde à sauter et impact au sol

Mullerpatan et al. (2021) mesurent en laboratoire, chez 22 jeunes femmes en bonne santé, une force de réaction verticale à l'atterrissage plus basse qu'à la course et plus haute qu'à la marche (p < 0,001), à 105 sauts par minute ; leurs auteurs concluent à une faible charge articulaire du membre inférieur par rapport à la course. Ces mesures ne comptent aucune blessure. Buyze et al. (1986) comptent plus de blessures à la corde que dans le groupe course : les deux études sont très différentes et l'article n'en tire aucune conclusion sur le risque. La corde fait partie des activités portantes pour la Cleveland Clinic, qui écrit que le petit impact à l'atterrissage aide à renforcer les os (propos d'une page de santé).

Avant ou après la musculation ?

Aucune étude lue ne porte sur la corde avant ou après la musculation. Les travaux lus portent sur le cardio en général : Eddens et al. (2018) trouvent un avantage de l'ordre musculation puis endurance pour la force dynamique du bas du corps (différence moyenne pondérée de 6,91 %) et aucun effet de l'ordre sur l'hypertrophie du bas du corps, et concluent qu'alterner l'ordre n'apporte aucun bénéfice pour les critères liés à l'effet d'interférence ; Schumann et al. (2022) concluent que combiner endurance et force ne compromet ni l'hypertrophie ni la force maximale ; la force explosive peut être atténuée, surtout au sein d'une même séance (p = 0,043, face à des séances espacées d'au moins 3 heures). La page sur cardio et musculation détaille ces travaux.

Quand demander un avis avant de commencer ?

Le NHS invite à consulter d'abord son médecin généraliste après une longue période sans exercice, en cas de maladie ou d'inquiétude de santé. Harvard Health, sur une page consacrée à la pliométrie et non à la corde, conseille de consulter son médecin avant de commencer en cas de problème d'articulation au genou, au dos ou à la hanche, ou de trouble de l'équilibre. L'Assurance Maladie (ameli) précise que toute douleur dans la poitrine requiert un avis médical, et qu'une douleur brutale et intense, qui serre la poitrine, dépasse cinq minutes et persiste au repos est un signe d'alerte : ameli demande alors de composer le 15 ou le 112. Cette consigne est générale, sans lien avec une étude sur la corde. Ces informations ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé.

Des repères de fréquence cardiaque

La corde se pratique sans Elio. Le bracelet de bien-être Elio, sans écran, mesure la fréquence cardiaque, la VFC, le sommeil et la température ; Aria analyse ces mesures dans l'application Chutex, à titre indicatif, sans lecture en direct pendant la séance.

Découvrir Elio

Sources et références

À lire aussi

Questions fréquentes

Comment bien débuter la corde à sauter ?

Les sources lues donnent des départs en intervalles courts : 15 à 60 secondes selon le niveau (ACE), 30 secondes (Cleveland Clinic), 30 secondes de saut avec un repos semblable (HSS). L'article propose un exemple sur quatre semaines, non testé en étude.

Quelle longueur de corde à sauter choisir ?

Selon l'ACE et la Cleveland Clinic, debout au milieu de la corde, les poignées ou les extrémités doivent atteindre les aisselles. Ce sont des conseils de pages de santé, non des résultats d'étude.

Quelle est l'intensité de la corde à sauter en MET ?

Le Compendium (2024) donne 8,3 MET sous 100 sauts par minute, 11,8 MET de 100 à 120 et 12,3 MET de 120 à 160. L'OMS (2020) place l'intensité vigoureuse à 6,0 MET et plus.

La corde à sauter fait-elle maigrir ?

Phongchin et al. (2025) ne trouvent aucune différence de composition corporelle chez 59 adultes en 8 semaines, alors que Singh et al. (2022) rapportent une baisse de masse grasse chez des participants surtout jeunes. L'article ne promet aucune perte de poids.

Corde à sauter ou course à pied : laquelle choisir ?

Buyze et al. (1986, 26 adultes sédentaires) trouvent que 10 minutes de corde ne donnent pas une réponse comparable à 30 minutes de course, avec plus de blessures et d'abandons à la corde. L'article ne tranche pas.

La corde à sauter abîme-t-elle les genoux ?

Aucune étude lue ne précise les blessures du genou à la corde ; Buyze compte plus de blessures sans en donner le siège. Mullerpatan et al. (2021) mesurent une force de réaction du sol plus basse qu'à la course et plus haute qu'à la marche chez 22 jeunes femmes, en laboratoire.