Nutrition
Protéines végétales : les sources et faut-il les combiner ?
Selon l'Anses (22 décembre 2025), les protéines végétales viennent surtout des légumes secs, des oléagineux et des céréales, et elle ne recommande pas de combinaison systématique de céréales et de légumineuses, les sources étant diversifiées en France. Ameli (29 mai 2026) conseille de les associer quand les légumineuses remplacent la viande, et indique qu'on peut aussi les alterner.
Relecture médicale en cours. Ces informations ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé.

Publié le 23 octobre 2026. Relecture médicale en cours. Légumes secs, oléagineux, céréales : d'où viennent les protéines végétales, en faut-il davantage et faut-il les associer à chaque repas ? Cette page reprend ce qu'en disent l'Anses, l'Assurance Maladie (ameli) et Santé publique France. Chaque affirmation est attribuée à son organisme avec sa date. Sur la combinaison des céréales et des légumineuses, les sources lues ne disent pas la même chose : la page présente les deux positions sans trancher.
À retenir
- Anses (22 décembre 2025) : la référence nutritionnelle en protéines des adultes en bonne santé est de 0,83 g par kg de poids corporel et par jour ; la part des protéines dans l'apport énergétique doit être de 10 à 20 %.
- Anses : les protéines végétales peuvent présenter une teneur limitante en certains acides aminés indispensables (lysine pour les céréales, acides aminés soufrés pour les légumineuses).
- Anses : en France, les sources de protéines sont assez diversifiées pour qu'il n'y ait pas à craindre d'insuffisance justifiant une combinaison systématique ; ameli conseille, elle, d'associer les légumineuses à un produit céréalier quand elles remplacent la viande, et indique qu'on peut aussi alterner.
- Ameli (26 et 29 mai 2026) : consommer des légumes secs au moins 2 fois par semaine.
- Ameli (30 juillet 2025), reprenant l'Anses : les adultes végétaliens ont plus de difficulté à couvrir leurs besoins en vitamine B12, et les femmes enceintes ou allaitantes ayant une alimentation végétalienne, ainsi que les jeunes enfants, doivent bénéficier d'une attention médicale particulière.
Quelles sont les sources de protéines végétales ?
L'Anses distingue les protéines animales (viande, poisson, œufs, lait et produits laitiers) et les protéines végétales, qui proviennent essentiellement des graines oléagineuses (cacahuètes, amandes, pistaches), des légumes secs (pois chiches, lentilles, haricots) et des céréales. Ameli (29 mai 2026) détaille les légumineuses, des plantes dont les fruits comestibles sont contenus dans des gousses, et précise qu'elles sont riches en fibres et en protéines végétales.
| Groupe | Exemples cités | Source (date) |
|---|---|---|
| Légumes secs (légumineuses) | Lentilles, pois chiches, haricots blancs et rouges, fèves, flageolets, pois cassés, soja | Ameli (29 mai 2026) ; Anses (22 décembre 2025) |
| Graines oléagineuses, fruits à coque | Cacahuètes, amandes, pistaches ; ameli ajoute noix et noisettes, à consommer nature, sans sel, sans sucre, en petite poignée par jour | Anses (22 décembre 2025) ; ameli (26 mai 2026) |
| Céréales et féculents | Pain, riz, pâtes, maïs, semoule, boulgour, orge, avoine, seigle, sarrasin, quinoa | Anses (22 décembre 2025) ; ameli (29 mai 2026) |
Les pages lues ne classent pas ces aliments par teneur en protéines et ne détaillent pas les dérivés du soja comme le tofu ou le tempeh, ni le seitan : la table de composition Ciqual, vers laquelle renvoie l'Anses, était en maintenance au moment de la lecture. Cette page ne donne donc pas de teneur en protéines par aliment.
Les protéines végétales couvrent-elles les besoins ?
L'Anses (22 décembre 2025) rappelle que sa référence nutritionnelle de 2007 pour les adultes en bonne santé est de 0,83 g/kg/j, et que la part des protéines doit représenter 10 à 20 % de l'apport énergétique total d'après sa précision de 2016. Faute de données suffisantes, aucune limite supérieure de sécurité n'a pu être définie. Elle note que, en France, les apports énergétiques et protéiques atteignent les références nutritionnelles.
L'Anses indique aussi que les protéines animales sont généralement plus riches en acides aminés indispensables que les protéines végétales et légèrement plus digestibles, et que les protéines végétales peuvent présenter une teneur limitante en certains d'entre eux : les céréales sont pauvres en lysine, les légumineuses en acides aminés soufrés (cystéine et méthionine). Sur 20 acides aminés utilisés pour fabriquer les protéines du corps, 9 doivent obligatoirement être apportés par l'alimentation.
Pour les adultes qui excluent la viande, l'Anses (mars 2025, reprise par sa page du 22 décembre 2025 et par ameli) indique qu'en suivant des repères quotidiens, les végétariens adultes peuvent couvrir leurs besoins en protéines. Ces repères ne s'appliquent pas aux femmes enceintes ou allaitantes, aux personnes âgées ni aux personnes physiquement très actives.
| Groupe d'aliments | Lacto-ovovégétarien | Végétalien |
|---|---|---|
| Fruits et légumes | 700 g/j | 700 g/j |
| Légumes secs | 75 g/j | 120 g/j |
| Féculents et pains | 170 g/j, dont au moins 120 g/j complets ou source de fibres | 250 g/j, dont au moins 120 g/j complets ou source de fibres |
| Oléagineux | 65 g/j | 50 g/j |
| Analogues de produits laitiers frais | 350 g/j | 270 g/j |
| Levure de bière | 10 g/j | 15 g/j |
| Lait, œufs, fromage | Lait 450 ml/j, œufs 30 g/j, fromage 50 g/j | Sans objet |
Faut-il combiner céréales et légumineuses ?
Les sources lues divergent. L'Anses (22 décembre 2025) écrit que les sources de protéines sont suffisamment diversifiées en France pour qu'il n'y ait pas à craindre d'insuffisance d'apport justifiant de recommander une combinaison systématique de consommation de céréales et de légumineuses. Ameli, dans deux pages de mai 2026, conseille d'associer les légumineuses à un produit céréalier quand elles remplacent la viande ; dans l'une d'elles, elle indique qu'on peut aussi alterner leur consommation.
| Source (date) | Ce qu'elle indique |
|---|---|
| Anses (22 décembre 2025) | Pas de combinaison systématique à recommander, car les sources de protéines sont suffisamment diversifiées en France. |
| Ameli (29 mai 2026) | Quand les légumineuses remplacent la viande, il est conseillé de les associer à un produit céréalier (haricots rouges et maïs, couscous et pois chiches, lentilles et riz). Pour des apports en acides aminés plus variés, on peut les consommer ensemble ou alterner leur consommation. |
| Ameli (26 mai 2026) | Les légumineuses peuvent remplacer la viande ; dans ce cas, il est conseillé de les associer à un produit céréalier. |
Aucune des pages lues ne demande d'associer céréales et légumineuses à chaque repas.
Que disent les sources de la santé des personnes végétariennes ?
Ameli (30 juillet 2025) résume une expertise de l'Anses publiée en 2025 : avec un niveau de preuves modéré, le régime végétarien est associé à un risque plus faible de diabète de type 2 que le régime non végétarien. Avec un niveau de preuves faible, les végétariens ont un risque plus faible de certaines maladies, dont les cardiopathies ischémiques, et un risque plus élevé de fractures osseuses. Les études montrent aussi un statut nutritionnel en fer, iode, vitamines B12 et D et un équilibre phosphocalcique moins favorables que chez les non-végétariens.
Toujours selon cette page, il est difficile pour les végétariens de couvrir leurs besoins en certains acides gras oméga-3 et en vitamine D, et, pour les végétaliens, en vitamine B12 et en zinc chez les hommes. La carence en vitamine B12, vitamine exclusivement d'origine animale, est source d'anémie. Les femmes enceintes et allaitantes ayant une alimentation végétalienne, ainsi que les jeunes enfants, doivent bénéficier d'une attention médicale toute particulière. Pour ces nutriments, la question relève d'un avis médical ou d'un pharmacien : cette page ne recommande aucun produit.
Où en sont les habitudes en France ?
Santé publique France (enquête Esteban 2014-2015) relève une consommation insuffisante de produits céréaliers complets et de légumes secs : 60 % des adultes et 71 % des enfants n'en avaient consommé aucun sur les trois jours d'enquête alimentaire. Ameli (29 mai 2026) précise que, contrairement aux idées reçues, féculents et légumineuses ne font pas grossir en quantité raisonnable : c'est souvent leur accompagnement ou leur préparation (sauce grasse, friture) qui entraîne une prise de poids.
Quand consulter ?
Parlez-en à votre médecin ou à un diététicien avant d'exclure tout ou partie des aliments d'origine animale si vous êtes enceinte ou allaitante, si vous êtes âgé, si vous pratiquez un sport intensif, ou pour un jeune enfant : les repères de l'Anses lus ici ne les concernent pas. Ameli (30 juillet 2025) signale une attention médicale particulière pour les femmes enceintes ou allaitantes ayant une alimentation végétalienne et pour les jeunes enfants. Ces informations ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé.
Ce que l'on ne peut pas affirmer
- Les sources lues ne désignent pas « les meilleures » sources de protéines végétales et ne classent pas les aliments par teneur en protéines.
- Elles ne donnent pas la quantité de protéines végétales à consommer pour une personne non végétarienne, ni pour un sportif.
- L'Anses et ameli ne tranchent pas de la même manière sur l'association des céréales et des légumineuses ; la page n'ajoute aucune règle de son cru.
- Les repères de l'Anses pour les végétariens sont donnés pour des adultes hors grossesse, allaitement, grand âge et activité physique très importante.
Questions fréquentes
Quelles sont les sources de protéines végétales ?
Selon l'Anses (22 décembre 2025), elles proviennent essentiellement des graines oléagineuses (cacahuètes, amandes, pistaches), des légumes secs (pois chiches, lentilles, haricots) et des céréales. Ameli (29 mai 2026) cite aussi les fèves, les flageolets, les pois cassés et le soja.
Quelle est la référence pour un adulte ?
L'Anses (22 décembre 2025) indique 0,83 g de protéines par kg de poids corporel et par jour pour un adulte en bonne santé (référence de 2007), et 10 à 20 % de l'apport énergétique total (précision de 2016). Ce sont des références de population, pas un besoin individuel.
Faut-il associer céréales et légumineuses à chaque repas ?
Aucune source lue ne le demande. L'Anses (22 décembre 2025) ne recommande pas de combinaison systématique ; ameli (29 mai 2026) conseille d'associer les légumineuses à un produit céréalier quand elles remplacent la viande, et indique qu'on peut aussi alterner leur consommation.
Les protéines végétales sont-elles incomplètes ?
Selon l'Anses, elles peuvent présenter une teneur limitante en certains acides aminés indispensables : les céréales sont pauvres en lysine et les légumineuses en acides aminés soufrés. L'Anses écrit toutefois que, en France, les sources de protéines sont assez diversifiées pour qu'il n'y ait pas à craindre d'insuffisance d'apport.
Une alimentation végétarienne couvre-t-elle les besoins en protéines ?
Selon l'Anses (22 décembre 2025), les végétariens adultes, hors femmes enceintes ou allaitantes, personnes âgées et personnes très actives, peuvent couvrir leurs besoins en protéines en suivant ses repères quotidiens, dont 75 g/j de légumes secs (lacto-ovovégétariens) ou 120 g/j (végétaliens).
Combien de fois par semaine manger des légumes secs ?
Ameli (26 et 29 mai 2026) conseille d'en consommer au moins deux fois par semaine, en accompagnement ou à la place de la viande. Santé publique France relève que 60 % des adultes n'avaient consommé ni céréales complètes ni légumes secs sur les trois jours d'enquête de l'étude Esteban 2014-2015.
Quels nutriments surveiller sans viande ?
Ameli (30 juillet 2025), reprenant l'Anses, signale un statut moins favorable en fer, iode, vitamines B12 et D, et pour les végétaliens une difficulté pour la vitamine B12 et le zinc chez les hommes. Parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.
Quand consulter avant de changer d'alimentation ?
Avant d'exclure des aliments d'origine animale en cas de grossesse, d'allaitement, de grand âge, de sport intensif, ou pour un jeune enfant, parlez-en à un médecin ou à un diététicien. Ces informations ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé.
Sources
- Anses, « Protéines : rôle, sources et apports recommandés », article du 22 décembre 2025, lue le 23 octobre 2026
- Assurance Maladie (ameli.fr), « Alimentation végétarienne : effets sur la santé et repères de consommation », rubrique Alimentation de l'adulte, 30 juillet 2025, lue le 23 octobre 2026
- Assurance Maladie (ameli.fr), « Les féculents et les légumes secs (légumineuses) », 29 mai 2026, lue le 23 octobre 2026
- Assurance Maladie (ameli.fr), « Fibres alimentaires : les recommandations de consommation », 26 mai 2026, lue le 23 octobre 2026
- Santé publique France, « Les résultats de l'étude ESTEBAN 2014-2015 », rubrique Nutrition et activité physique, page mise à jour le 17 décembre 2025, lue le 23 octobre 2026