Nutrition

Réduire le sucre : effets sur la santé et repères officiels

Selon l'Anses (18 mars 2024), un adulte ne devrait pas dépasser 100 g de sucres par jour, hors lactose et galactose, ni plus d'un verre de boisson sucrée. L'OMS (26 janvier 2026) limite les sucres libres à moins de 10 % de l'énergie, soit 50 g pour 2 000 kcal. Ces deux repères ne s'additionnent pas.

Relecture médicale en cours. Ces informations ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé.

Morceaux de sucre et aliments sucrés

Publié le 23 octobre 2026. Relecture médicale en cours. Cette page reprend ce que disent l'Anses, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'Assurance Maladie sur les effets d'un excès de sucre et sur les repères de consommation d'un adulte. Elle indique, pour chaque repère, l'organisme et la date de la page lue, et signale ce que les sources ne permettent pas d'affirmer. Elle ne propose ni régime ni objectif de poids. Ces informations ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé.

À retenir

  • L'Anses recommande de ne pas consommer plus de 100 g de sucres par jour (hors lactose et galactose) pour les adultes, et pas plus d'un verre de boisson sucrée (article du 18 mars 2024).
  • L'OMS recommande de limiter les sucres libres à moins de 10 % de l'apport énergétique quotidien, soit 50 g pour une personne de poids sain qui consomme environ 2 000 calories ; viser 5 % ou moins pourrait apporter des bénéfices supplémentaires (26 janvier 2026).
  • Selon l'Anses, 20 à 30 % des adultes et des adolescents en France dépassent 100 g de sucres par jour.
  • L'Assurance Maladie (24 juin 2024) cite la prise de poids, le diabète et les caries parmi les effets d'un excès de produits sucrés, et conseille de diminuer le goût sucré de l'alimentation plutôt que de remplacer le sucre par des édulcorants.
  • Les sources lues ne permettent pas de dire qu'un type de sucre est inoffensif : l'Anses indique ne pas pouvoir distinguer les effets des sucres naturellement présents de ceux des sucres ajoutés.

Quels sont les effets du sucre sur la santé ?

Selon l'Anses (article du 18 mars 2024), consommer du sucre au-delà de certaines quantités présente des risques pour la santé par des effets directs sur la prise de poids, l'augmentation de la triglycéridémie (taux de lipides dans le sang) et de l'uricémie. L'agence écrit que l'excès de sucre peut entraîner surpoids, obésité et maladies associées, comme le diabète de type 2, des maladies cardiovasculaires et certains cancers. Elle précise que les sucres sous forme liquide (sodas, nectars, jus de fruits à base de concentrés, jus de fruits frais, smoothies) contribuent à la prise de poids.

Dans son rapport d'expertise de novembre 2016, l'Anses qualifie de convaincant le niveau de preuve d'une augmentation du risque de prise de poids avec la consommation de boissons sucrées : chaque verre de boisson sucrée supplémentaire par jour est associé à une prise de poids de l'ordre de 200 g par an. Les risques de diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires sont également augmentés, avec un niveau de preuve probable. Le même rapport précise que les méta-analyses ne permettent pas de distinguer les sodas des jus de fruits.

Pour la santé des dents, l'Anses rappelle que la relation entre la consommation de sucres et la carie dentaire est aujourd'hui démontrée. L'Assurance Maladie ajoute que la quantité de sucre absorbée est en cause, mais plus encore la fréquence de consommation : le grignotage d'aliments sucrés est le facteur prépondérant. Elle signale aussi que de nombreuses boissons sucrées (sodas, jus de fruits), des confiseries acidulées et des agrumes sont très acides et provoquent, s'ils sont fréquemment consommés, des érosions dentaires.

Quelle quantité de sucre par jour pour un adulte ?

Les organismes n'utilisent pas tous la même définition du sucre. L'Anses parle de sucres totaux hors lactose et galactose ; l'OMS parle de sucres libres, c'est-à-dire les sucres ajoutés aux aliments et aux boissons par le fabricant, le cuisinier ou le consommateur, plus ceux naturellement présents dans le miel, les sirops, les jus de fruits et les concentrés de jus. Le tableau les met côte à côte, sans les additionner.

Repères de consommation de sucre pour un adulte, par organisme (pages lues le 23 octobre 2026)
Organisme et dateRepèreCe qu'il couvre
Anses, 18 mars 2024Ne pas consommer plus de 100 g de sucres par jourSucres totaux, hors lactose et galactose (adultes et adolescents de 13 à 17 ans)
Anses, 18 mars 2024Pas plus d'un verre de boisson sucréeBoissons sucrées
OMS, 26 janvier 2026Moins de 10 % de l'apport énergétique quotidien, soit 50 g pour environ 2 000 calories chez une personne de poids sain ; 5 % ou moins pourrait apporter des bénéfices supplémentairesSucres libres
Assurance Maladie, 24 juin 2024Jus de fruits sans sucre ajouté : pas plus d'un verre par jour ; sodas et boissons énergisantes : de manière exceptionnelleBoissons

L'Anses précise que sa recommandation est cohérente avec la limite de l'OMS pour les sucres libres compte tenu de la répartition entre sucres ajoutés et sucres naturellement présents dans l'alimentation en France. Elle indique que 20 à 30 % des adultes et des adolescents en France ont des apports supérieurs à 100 g par jour. Ces repères concernent la population générale : ils ne remplacent pas un avis adapté à une situation particulière.

Faut-il distinguer sucres ajoutés et sucres des fruits ?

L'Anses écrit que les données disponibles qu'elle a analysées ne permettent pas de distinguer les effets sur la santé des sucres naturellement présents dans les aliments de ceux des sucres ajoutés. C'est pourquoi sa limite porte sur les sucres totaux. L'OMS, de son côté, classe parmi les sucres libres ceux des jus de fruits et des concentrés.

Parmi ses conseils pour modérer les sucres totaux, l'Assurance Maladie recommande de privilégier les fruits, qu'elle décrit comme remplis de vitamines et de fibres, plutôt que les pâtisseries et produits industriels. Aucune source lue pour cette page ne chiffre une quantité de fruits à ne pas dépasser.

Comment réduire le sucre au quotidien ?

L'Anses rappelle que les objectifs de réduction des apports en sucres doivent être atteints par la réduction globale du goût sucré de l'alimentation. Pour modérer sa consommation de sucres totaux, l'Assurance Maladie (24 juin 2024) propose les conseils suivants :

  • éviter les pâtisseries et les produits industriels (crèmes glacées, desserts lactés, chocolat) qui contiennent beaucoup de sucre et souvent des matières grasses, et privilégier les fruits ;
  • essayer de moins sucrer les laitages, voire de ne pas les sucrer ;
  • ne plus sucrer les boissons chaudes ;
  • supprimer les céréales sucrées et grasses du petit déjeuner ;
  • consommer de manière exceptionnelle les sodas et boissons énergisantes très sucrés ;
  • privilégier les jus de fruits sans sucre ajouté sans dépasser un verre par jour ; l'Assurance Maladie précise que la seule boisson indispensable est l'eau.

L'Anses recommande par ailleurs de ne pas consommer plus d'un verre de boisson sucrée. Aucune des sources lues ne donne de durée ni de calendrier pour « décrocher » du goût sucré, et aucune ne parle de dépendance au sucre : cette page n'avance donc ni délai ni mécanisme.

Les édulcorants sont-ils une solution ?

Selon l'Anses, son travail sur les édulcorants intenses ne démontre aucun bénéfice de leur consommation sur le contrôle du poids, sur la glycémie chez les personnes diabétiques ou sur l'incidence du diabète de type 2 ; les boissons édulcorées ne doivent pas se substituer à l'eau. L'Assurance Maladie (24 juin 2024) écrit que les produits dits light entretiennent l'envie de sucre puisque le goût est sensiblement le même, et que l'objectif n'est pas de remplacer le sucre par des édulcorants mais de diminuer le goût sucré de son alimentation. L'OMS (26 janvier 2026) indique que la réduction des sucres libres devrait se faire sans recourir à des édulcorants non sucrants.

Quand consulter ?

Les repères ci-dessus concernent la population générale. Pour une situation particulière (diabète, grossesse, enfant, maladie, traitement en cours) ou pour toute question sur votre poids ou votre alimentation, parlez-en à votre médecin ou à un diététicien avant de changer vos habitudes. Les sources lues ne décrivent aucun signe d'alerte propre à la consommation de sucre. Ces informations ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé.

Ce que l'on ne peut pas affirmer

  • Qu'un seuil précis soit « sans risque » : l'Anses et l'OMS donnent des repères de limite, pas un seuil sous lequel tout risque disparaîtrait.
  • Que les sucres des fruits entiers aient les mêmes effets que ceux des boissons sucrées, ou le contraire : l'Anses indique ne pas pouvoir distinguer les effets des sucres naturellement présents de ceux des sucres ajoutés.
  • En combien de temps le goût s'adapte à moins de sucre : aucune source lue ne le chiffre.
  • Que le sucre rende dépendant : aucune source lue pour cette page ne traite de ce sujet.
  • Qu'une balance connectée aide à réduire le sucre : Vita n'estime pas le sucre consommé et n'est pas un glucomètre.

Questions fréquentes

Quelle est la référence pour un adulte ?

L'Anses (18 mars 2024) recommande de ne pas consommer plus de 100 g de sucres par jour (hors lactose et galactose) et pas plus d'un verre de boisson sucrée. L'OMS (26 janvier 2026) limite les sucres libres à moins de 10 % de l'énergie quotidienne, soit 50 g pour environ 2 000 calories chez une personne de poids sain.

Combien de sucre par jour au maximum ?

Cela dépend de la définition. Pour l'Anses, 100 g de sucres totaux hors lactose et galactose ; pour l'OMS, moins de 10 % de l'énergie en sucres libres, soit 50 g pour 2 000 calories, et 5 % ou moins pourrait apporter des bénéfices supplémentaires. Ces deux repères ne s'additionnent pas.

Les sucres des fruits comptent-ils ?

L'Anses indique ne pas pouvoir distinguer les effets des sucres naturellement présents de ceux des sucres ajoutés, et sa limite porte sur les sucres totaux. L'OMS classe les sucres des jus de fruits parmi les sucres libres. L'Assurance Maladie conseille de privilégier les fruits plutôt que les produits industriels sucrés.

Quelle quantité de jus de fruits ou de boisson sucrée ?

L'Anses recommande de ne pas dépasser un verre de boisson sucrée. L'Assurance Maladie (24 juin 2024) conseille des jus de fruits sans sucre ajouté sans dépasser un verre par jour, et de consommer sodas et boissons énergisantes de manière exceptionnelle.

Les édulcorants aident-ils à réduire le sucre ?

Selon l'Anses, son travail ne démontre aucun bénéfice des édulcorants intenses sur le contrôle du poids ni sur la glycémie des personnes diabétiques. L'Assurance Maladie conseille de diminuer le goût sucré plutôt que de remplacer le sucre par des édulcorants.

Le sucre rend-il accro ?

Aucune des sources institutionnelles lues pour cette page ne traite d'une dépendance au sucre, donc cette page ne se prononce pas. Si vous avez du mal à contrôler votre consommation, parlez-en à votre médecin ou à un diététicien.

Quand consulter ?

Pour une situation particulière (diabète, grossesse, enfant, maladie, traitement) ou toute question sur votre alimentation, parlez-en à votre médecin ou à un diététicien. Les sources lues ne décrivent pas de signe d'alerte propre au sucre. Ces informations ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé.

Sources

  1. Anses, « Sucres dans l'alimentation », article du 18 mars 2024, lue le 23 octobre 2026
  2. Organisation mondiale de la santé (OMS), « Healthy diet », aide-mémoire du 26 janvier 2026, lue le 23 octobre 2026
  3. Assurance Maladie (ameli.fr), « Les produits sucrés », dossier Les différents types d'aliments, 24 juin 2024, lue le 23 octobre 2026
  4. Anses, « Actualisation des repères du PNNS : étude des relations entre consommation de groupes d'aliments et risque de maladies chroniques non transmissibles », rapport d'expertise collective, édition scientifique de novembre 2016, lue le 23 octobre 2026

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