Dépistage du cancer du sein : âge, intervalle, mammographie

Dépistage du cancer du sein : de 50 à 74 ans, tous les 2 ans selon ameli et l'INCa. Avant 50 ans, après 74 ans, risque élevé, étapes et limites.

Mis à jour le 21 octobre 2026. Relecture médicale en cours. Le dépistage du cancer du sein, dit dépistage organisé, est un programme national qui propose un examen à des femmes sans symptôme. Cette page reprend ce que disent l'Assurance maladie, l'Institut national du cancer (INCa), Santé publique France et, datée de 2014, la Haute Autorité de santé, et indique clairement ce que ces sources ne disent pas. Ces informations ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé.

Selon l'Assurance maladie (page mise à jour le 19 octobre 2026), le dépistage organisé du cancer du sein est proposé tous les 2 ans aux femmes de 50 à 74 ans, sans symptôme ni facteur de risque particulier. Avant 50 ans, sans facteur de risque particulier, un dépistage systématique n'est pas recommandé : parlez-en à votre médecin.

À retenir

  • Selon l'Assurance maladie (19 octobre 2026), l'invitation concerne les femmes de 50 à 74 ans, tous les 2 ans, sans symptôme ni facteur de risque particulier.
  • Selon l'INCa (26 septembre 2025), le dépistage repose sur une mammographie (radiographie des seins), associée à un examen clinique des seins (observation et palpation), avec 2 clichés par sein.
  • Selon l'Assurance maladie (19 octobre 2026), l'examen du programme est pris en charge à 100 %, sans avance de frais.
  • Pour 30 ans ou 40 ans, aucune source lue ne donne de tranche d'âge : parlez-en à votre médecin.
  • Selon l'INCa (3 septembre 2025), le dépistage a aussi des limites : faux positifs, faux négatifs et surdiagnostic. S'y engager est un choix personnel.

À qui s'adresse le dépistage organisé du cancer du sein ?

Le dépistage organisé est un programme national : l'assurance maladie invite les femmes concernées à passer un examen. Selon l'Assurance maladie (19 octobre 2026), il concerne les femmes entre 50 et 74 ans, sans symptôme et sans facteur de risque de cancer du sein autre que l'âge.

L'Assurance maladie (19 octobre 2026) ajoute : en cas de question sur votre éligibilité, parlez-en avec votre professionnel de santé. Elle indique aussi que près de 80 % des cancers du sein se développent après 50 ans. L'INCa (26 janvier 2024) écrit la même chose.

Selon l'Assurance maladie (19 octobre 2026), vous ne recevez pas d'invitation du programme si vous avez eu un cancer du sein, un carcinome canalaire in situ, un carcinome lobulaire in situ, une mastectomie totale, une tumorectomie ou une mastectomie avec curage.

Le passeport de longévité de l'application Chutex

Selon l'Assurance maladie (19 octobre 2026), après chaque mammographie, il est conseillé de conserver soigneusement ses clichés et son compte rendu pour les comparer à ceux des dépistages suivants. Séparément, l'application Chutex décrit son passeport de longévité comme votre dossier dans l'application : il rassemble, avec votre accord, notamment vos check-ups, les bilans biologiques que vous avez ajoutés et un questionnaire de mode de vie. Cette description ne mentionne ni les clichés ni les comptes rendus de mammographie, et le passeport ne remplace ni l'invitation de l'assurance maladie ni le suivi médical. Aucun dispositif Chutex ne dépiste ni ne prévient un cancer, et Aria ne pose aucun diagnostic.

Découvrir le passeport de longévité

Tous les combien faire une mammographie de dépistage ?

Selon l'INCa (26 septembre 2025), de 50 à 74 ans, tous les 2 ans, votre régime d'assurance maladie vous adresse une invitation à participer au dépistage, par courrier, mail ou SMS. L'Assurance maladie (19 octobre 2026) retient le même intervalle de 2 ans.

Si vous avez fait une mammographie il y a moins de 2 ans, l'INCa (26 septembre 2025) indique que vous n'avez pas à en refaire une dans l'immédiat. Il suffit d'indiquer la date de cette mammographie dans le questionnaire joint au courrier et d'en informer votre caisse : la prochaine invitation vous est alors envoyée 2 ans après cette date.

Où vous situez-vous ? Ce que disent les sources selon votre situation

Dépistage du cancer du sein selon la situation. Sources : Assurance maladie (page mise à jour le 19 octobre 2026) ; INCa (26 janvier 2024). Lues le 21 octobre 2026.
SituationCe que dit la sourceQui décide ou qui consulter
Moins de 50 ans, sans symptôme ni facteur de risque particulierUn dépistage systématique n'est pas recommandé (Assurance maladie). Avant 50 ans, on n'est pas éligible au programme national.Votre médecin
50 à 74 ans, sans symptôme ni facteur de risque particulierLe dépistage organisé est proposé tous les 2 ans (Assurance maladie).L'invitation de l'assurance maladie
Plus de 74 ansLe dépistage fait l'objet d'une discussion avec le médecin généraliste, le gynécologue ou la sage-femme (Assurance maladie).Votre médecin généraliste, gynécologue ou sage-femme
Risque élevéUne surveillance spécifique est proposée selon la situation et l'âge. Vous n'êtes pas concernée par le programme national, même entre 50 et 74 ans (INCa).Votre médecin, qui détermine le niveau de risque
Risque très élevé (mutation familiale BRCA 1 ou BRCA 2)Consultation d'oncogénétique si le médecin l'estime utile, puis surveillance clinique dès 20 ans et radiologique dès 30 ans (INCa).Votre médecin, puis la consultation d'oncogénétique
Symptôme (boule, rougeur, écoulement)L'Assurance maladie invite à ne pas hésiter à consulter devant ces signes.Votre médecin

Dépistage du cancer du sein à 30 ans ou à 40 ans : que disent les sources ?

Aucune des sources lues ne donne de tranche d'âge pour un dépistage à 30 ans ou à 40 ans chez une femme sans facteur de risque particulier. La seule phrase lue sur l'avant 50 ans est celle de l'Assurance maladie (19 octobre 2026) : sans facteur de risque particulier, un dépistage systématique n'est pas recommandé.

Selon l'Assurance maladie (19 octobre 2026), si votre médecin estime qu'un dépistage est nécessaire avant 50 ans, il fait une prescription. L'examen est à régler, puis remboursé à hauteur de 70 % sur la base du tarif conventionnel.

Pour les femmes à risque très élevé (mutation BRCA 1 ou BRCA 2), l'INCa (26 janvier 2024) décrit une surveillance clinique dès 20 ans et radiologique dès 30 ans. Ces âges ne valent pas pour l'ensemble des femmes.

L'Assurance maladie (19 octobre 2026) cite aussi des situations pour lesquelles aucune surveillance radiologique spécifique n'est recommandée avant l'entrée dans le dépistage organisé à 50 ans : une densité mammaire importante après la ménopause, la prise d'un traitement hormonal (pilule contraceptive, traitement hormonal substitutif de la ménopause), le tabagisme, la consommation d'alcool, le surpoids ou l'obésité.

Quel que soit le niveau de risque, l'INCa (26 janvier 2024) recommande un examen clinique des seins, observation et palpation, au moins une fois par an à partir de 25 ans. Il peut être réalisé par un médecin généraliste, un gynécologue ou une sage-femme. Pour tout le reste, parlez-en à votre médecin.

Jusqu'à quel âge se faire dépister ?

Selon l'Assurance maladie (19 octobre 2026), le programme national concerne les femmes de 50 à 74 ans : avant 50 ans ou après 74 ans, vous n'êtes pas éligible au programme national. Après 74 ans, le dépistage fait l'objet d'une discussion avec votre médecin généraliste, votre gynécologue ou votre sage-femme, qui vous orientera vers le suivi le plus adapté à votre situation.

Comment se déroule le dépistage, de l'invitation aux résultats ?

Les étapes du dépistage organisé. Sources : Assurance maladie (19 octobre 2026) ; INCa (26 septembre 2025). Lues le 21 octobre 2026.
ÉtapeCe que disent les sources
InvitationElle arrive par courrier et reste disponible 6 mois sur le compte ameli (Assurance maladie). Sans mammographie dans les 6 mois, une première relance arrive 6 mois après, puis une seconde 6 mois plus tard.
Rendez-vousVous choisissez votre radiologue dans la liste des radiologues agréés jointe à l'invitation (Assurance maladie). Un rendez-vous hors de votre département est possible (INCa).
Le jour de l'examenApportez votre invitation, votre carte Vitale et votre attestation de complémentaire santé, et si vous en avez les clichés de vos mammographies précédentes (Assurance maladie). Si vous n'êtes pas ménopausée, l'INCa conseille de passer l'examen dans les 15 jours suivant le début des règles, période où les seins sont moins sensibles.
ExamenUne mammographie, avec 2 clichés par sein, et un examen clinique des seins (INCa, Assurance maladie). Une échographie ou une radiographie complémentaire peut être nécessaire, ce qui ne signifie pas nécessairement qu'il y a une anomalie (INCa).
RésultatsUn premier résultat est donné juste après l'examen. Les résultats définitifs sont disponibles chez le radiologue dans un délai de 2 semaines (INCa).
ClichésConservez vos clichés et le compte rendu, et apportez-les aux dépistages suivants pour comparer les anciens et les nouveaux clichés (Assurance maladie).

Selon l'Assurance maladie (19 octobre 2026), si les clichés et l'examen clinique ne montrent pas d'anomalie, une seconde lecture est réalisée par un autre radiologue agréé, dans un délai de 2 semaines. L'INCa (3 septembre 2025) précise que cette double lecture réduit considérablement le risque de résultat faux négatif.

Selon l'Assurance maladie (19 octobre 2026), l'examen du programme est pris en charge à 100 %, sans avance de frais. L'INCa (26 septembre 2025) précise la condition : apporter sa carte Vitale et son courrier d'invitation. Si une échographie est nécessaire, elle est prise en charge dans les conditions habituelles, et une partie des frais peut rester à votre charge.

Que se passe-t-il si une anomalie est détectée ?

L'INCa (26 septembre 2025) donne des ordres de grandeur, sans en indiquer l'année. Si aucune anomalie n'est détectée à la première ou à la seconde lecture, vous êtes invitée à refaire l'examen 2 ans plus tard : c'est le cas de 926 femmes sur 1 000. Une anomalie est détectée chez 74 femmes sur 1 000. Un cancer est diagnostiqué chez 8 femmes sur 1 000.

Dans la plupart des cas d'anomalie, il ne s'agit pas d'un cancer, mais d'une anomalie bénigne, comme un kyste, ou très probablement bénigne. Une surveillance à court terme et adaptée peut alors être proposée. Pour une anomalie indéterminée ou suspecte, d'autres examens peuvent être nécessaires : nouvelle mammographie, tomosynthèse, IRM mammaire, microbiopsie échoguidée. Si un cancer est diagnostiqué, ces femmes sont orientées par leur médecin vers une équipe pluridisciplinaire spécialisée en cancérologie, avec un appui psychologique.

Quelles sont les limites et les risques du dépistage ?

Selon l'INCa (3 septembre 2025), la décision de s'engager dans le dépistage est un choix personnel : en connaître les bénéfices et les limites permet de décider en connaissance de cause.

Limites du dépistage selon l'INCa (page du 3 septembre 2025, lue le 21 octobre 2026). Dans la page de la Haute Autorité de santé (19 mai 2014), pour la plupart des études, les estimations du surdiagnostic varient de 10 à 20 % des cas diagnostiqués.
LimiteCe que dit l'INCa
Faux positifUn résultat positif indique une anomalie. Dans la plupart des cas, elle est bénigne et il ne s'agit pas d'un cancer.
Faux négatifUn résultat négatif indique qu'aucune anomalie n'a été détectée, mais une anomalie, voire un cancer, peut ne pas avoir été repérée. La double lecture réduit considérablement ce risque.
Surdiagnostic et surtraitementLe diagnostic ne permet pas de distinguer les cancers qui vont évoluer de ceux qui évolueront peu ou pas (10 à 20 % des cancers détectés). Par précaution, tous les cancers détectés sont traités, ce qui peut entraîner un surtraitement.
Rayons XLa mammographie expose à des rayons X, et une exposition répétée peut parfois entraîner un cancer. Le risque de décès par cancer radio-induit est de l'ordre de 1 à 10 pour 100 000 femmes ayant fait une mammographie tous les 2 ans pendant 10 ans.
Cancer de l'intervalleIl survient entre 2 dépistages. Cette situation est rare : moins de 2 femmes sur 1 000 qui réalisent un dépistage.

Dépistage et risque élevé : pourquoi la situation personnelle change-t-elle tout ?

Selon l'INCa (26 janvier 2024), si votre niveau de risque est considéré comme élevé, une surveillance spécifique vous est proposée selon votre situation et votre âge. Vous n'êtes alors pas concernée par le programme national, même entre 50 et 74 ans. C'est votre médecin qui détermine avec vous votre niveau de risque et vous oriente vers le suivi adapté.

L'Assurance maladie (19 octobre 2026) cite parmi les situations de risque élevé : des lésions atypiques du sein, un antécédent personnel de cancer du sein, de l'utérus ou de l'endomètre, ou une irradiation thoracique à haute dose avant 30 ans. Les examens sont alors les mêmes que ceux du dépistage organisé, mais débutés plus tôt ou plus rapprochés, parfois complétés par une échographie ou une IRM. L'âge de début n'est pas précisé pour ces situations : parlez-en à votre médecin.

Pour les mutations BRCA 1 ou BRCA 2, l'Assurance maladie (19 octobre 2026) décrit un examen clinique tous les 6 mois dès 20 ans et des examens radiologiques annuels dès 30 ans. Elle précise aussi que seuls 5 à 10 % des cancers du sein sont héréditaires, et qu'un cas de cancer du sein dans la famille ne signifie pas forcément une prédisposition génétique.

Que faire entre deux mammographies ?

Selon l'Assurance maladie (19 octobre 2026), certains cancers peuvent apparaître durant les 2 années qui séparent deux mammographies. Elle recommande de consulter au moins une fois par an son médecin traitant, sa sage-femme ou son gynécologue pour un examen clinique des seins.

Combien de femmes participent ?

Selon Santé publique France (6 juillet 2026), le taux standardisé de participation au programme national est de 45,7 % pour la période 2024-2025 (47,5 % en 2025 et 43,9 % en 2024). Il était de 46,6 % pour la période 2022-2023. Santé publique France indique que la participation reste orientée à la baisse.

Quoi demander à son médecin ?

Si le courrier d'invitation est perdu ou n'est pas arrivé, l'Assurance maladie (19 octobre 2026) propose de consulter son compte ameli, de contacter son médecin ou son pharmacien pour une réédition, ou d'appeler sa caisse au 36 46 (service gratuit, coût de l'appel en plus).

Quand consulter ?

Selon l'Assurance maladie (19 octobre 2026), il ne faut pas hésiter à consulter devant une boule ou une grosseur dans un sein ou une aisselle, une rougeur ou un aspect de peau d'orange, une rétraction du mamelon ou un écoulement anormal. Pour une question sur votre âge, vos antécédents ou votre éligibilité à l'invitation, parlez-en à votre médecin. Un délai précis pour consulter n'est pas donné par les sources lues.

Ce que l'on ne peut pas affirmer

Sources et références

À lire aussi

FAQ

À partir de quel âge faire une mammographie de dépistage ?

Selon l'Assurance maladie (19 octobre 2026), le dépistage organisé est proposé aux femmes de 50 à 74 ans, sans symptôme ni facteur de risque particulier. Avant 50 ans, sans facteur de risque particulier, un dépistage systématique n'est pas recommandé : parlez-en à votre médecin.

Tous les combien faire une mammographie de dépistage ?

Selon l'Assurance maladie (19 octobre 2026) et l'INCa (26 septembre 2025), tous les 2 ans, de 50 à 74 ans, sur invitation de l'assurance maladie.

Dépistage du cancer du sein à 40 ans : est-ce possible ?

Aucune source lue ne donne de tranche d'âge pour 40 ans chez une femme sans facteur de risque particulier. Selon l'Assurance maladie (19 octobre 2026), un dépistage systématique n'est pas recommandé avant 50 ans dans ce cas, mais si votre médecin l'estime nécessaire, il fait une prescription. Parlez-en à votre médecin.

Dépistage du cancer du sein à 30 ans : est-ce utile ?

Aucune source lue ne donne de tranche d'âge pour 30 ans chez une femme sans facteur de risque particulier. L'INCa (26 janvier 2024) décrit une surveillance radiologique dès 30 ans en cas de risque très élevé, par exemple une mutation BRCA 1 ou BRCA 2. Parlez-en à votre médecin.

Jusqu'à quel âge se faire dépister ?

Le programme national s'arrête à 74 ans. Selon l'Assurance maladie (19 octobre 2026), après 74 ans, le dépistage fait l'objet d'une discussion avec le médecin généraliste, le gynécologue ou la sage-femme.

La mammographie de dépistage est-elle remboursée ?

Selon l'Assurance maladie (19 octobre 2026), l'examen du programme est pris en charge à 100 %, sans avance de frais. L'INCa (26 septembre 2025) précise qu'il faut apporter sa carte Vitale et son courrier d'invitation. Avant 50 ans ou après 74 ans, vous n'êtes pas éligible au programme : si votre médecin estime qu'un dépistage est nécessaire, il fait une prescription, l'examen est à régler puis remboursé à 70 % sur la base du tarif conventionnel.

Que faire si je n'ai pas reçu mon courrier d'invitation ?

Selon l'Assurance maladie (19 octobre 2026), vous pouvez consulter votre compte ameli, contacter votre médecin ou votre pharmacien pour une réédition, ou appeler votre caisse au 36 46. L'INCa (26 septembre 2025) indique de contacter sa caisse d'assurance maladie.

Mammographie de dépistage et mammographie sur symptôme : quelle différence ?

Selon l'Assurance maladie (19 octobre 2026), le dépistage organisé s'adresse aux femmes sans symptôme. Devant une boule, une rougeur, une rétraction du mamelon ou un écoulement, elle invite à consulter. Les sources lues ne détaillent pas l'examen prescrit dans ce cas : c'est le médecin qui décide.