Dépistage du cancer du col de l'utérus : âge et fréquence
Dépistage du cancer du col de l'utérus : de 25 à 65 ans selon ameli et l'INCa. Frottis ou test HPV, rythme, auto-prélèvement, courrier, remboursement.
Mis à jour le 21 octobre 2026. Relecture médicale en cours. Le dépistage du cancer du col de l'utérus repose sur un frottis, un prélèvement de cellules du col. Cette page reprend ce que disent l'Assurance maladie (page mise à jour le 20 octobre 2026), l'Institut national du cancer (INCa, pages de 2022 à 2025) et la Haute Autorité de santé (HAS, pages de 2019 et 2020), cite chaque organisme avec sa date quand leurs textes diffèrent, et indique ce que ces sources ne disent pas. Ces informations ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé.
Selon l'Assurance maladie (page mise à jour le 20 octobre 2026), le dépistage du cancer du col de l'utérus est recommandé à toutes les femmes âgées de 25 à 65 ans, sauf indication contraire du médecin. Il repose sur un frottis : examen cytologique de 25 à 29 ans, test HPV-HR de 30 à 65 ans.
À retenir
- Selon l'Assurance maladie (20 octobre 2026), le dépistage concerne les femmes de 25 à 65 ans. L'INCa (31 octobre 2024) précise : vaccinées ou non contre les HPV, et après la ménopause.
- Selon l'Assurance maladie (20 octobre 2026), de 25 à 29 ans, l'examen est une cytologie ; de 30 à 65 ans, c'est le test HPV-HR, qui la remplace.
- Selon l'Assurance maladie (20 octobre 2026), le test HPV-HR est ensuite refait tous les 5 ans tant que le résultat est négatif.
- L'INCa (4 juillet 2025) écrit qu'on peut se faire dépister même sans courrier d'invitation.
- Les sources divergent sur quelques points (borne de 29 ou 30 ans, premier test HPV, âge limite du rattrapage vaccinal) : cette page les cite par organisme et par date, sans trancher.
À quel âge faire le dépistage du cancer du col de l'utérus, et à qui s'adresse-t-il ?
Selon l'Assurance maladie (20 octobre 2026), les cancers du col sont principalement dus à une infection persistante par des virus appelés papillomavirus humains (HPV), transmis par voie sexuelle. Selon l'INCa (8 juillet 2025), le HPV-HR désigne les virus HPV à haut risque.
Selon l'Assurance maladie (20 octobre 2026), le dépistage est recommandé à toutes les femmes âgées de 25 à 65 ans, sauf indication contraire du médecin. L'INCa (31 octobre 2024) écrit qu'il est recommandé dès 25 ans et jusqu'à 65 ans, vaccinées ou non contre les HPV, ainsi qu'après la ménopause.
L'INCa (7 mars 2025) indique qu'un programme national de dépistage organisé existe depuis 2018, qu'il s'adresse à toutes les femmes de 25 à 65 ans, enceintes, ménopausées et vaccinées comprises, et que plus de 10 millions de femmes en bénéficient chaque année. L'INCa (31 octobre 2024) précise que les pouvoirs publics ont fixé ces bornes parce que c'est entre 25 et 65 ans que le risque de lésions précancéreuses et cancéreuses est le plus important.
Avant 25 ans, l'INCa (31 octobre 2024) écrit que, sauf cas particulier, le dépistage n'est pas encore recommandé : ce cancer est assez rare avant cet âge, et un dépistage plus précoce détecterait une majorité de lésions qui n'évolueraient pas jusqu'à un stade de cancer, entraînant souvent des traitements inutiles.
Le passeport de longévité de l'application Chutex
Selon l'Assurance maladie (20 octobre 2026), le dépistage du cancer du col de l'utérus est recommandé à toutes les femmes âgées de 25 à 65 ans, sauf indication contraire du médecin. Selon la page de l'application Chutex, le passeport de longévité est votre dossier dans l'application : il rassemble notamment vos check-ups, vos bilans biologiques si vous les avez ajoutés et un questionnaire de mode de vie, et il s'exporte en PDF pour être partagé avec un médecin, un coach ou un kinésithérapeute. Les indicateurs de l'application ne remplacent ni un diagnostic, ni une consultation, ni un traitement. Aucun dispositif Chutex ne dépiste ni ne prévient un cancer, et Aria ne pose aucun diagnostic.
Frottis ou test HPV : quel examen selon l'âge ?
Selon l'Assurance maladie (20 octobre 2026), le dépistage est effectué grâce au frottis du col de l'utérus, qui ne prend que quelques minutes. Il permet l'analyse des cellules du col (cytologie) et/ou la réalisation d'un test HPV-HR, qui détecte la présence du virus. Selon l'âge, la démarche est différente.
L'INCa (8 juillet 2025) définit l'examen cytologique comme l'examen au microscope de cellules du col, à la recherche d'anomalies des cellules et de lésions précancéreuses. Selon la même page de l'INCa (8 juillet 2025), le test HPV-HR recherche, dans les cellules du col, les virus HPV à haut risque qui peuvent entraîner des anomalies cellulaires et des cancers.
Pourquoi pas de test HPV-HR avant 30 ans ? L'INCa (8 juillet 2025) explique que, chez les femmes de moins de 30 ans, les infections à HPV et les anomalies cellulaires transitoires sont fréquentes. Un test HPV-HR à cet âge pourrait induire des examens et des traitements inutiles, pouvant entraîner un risque d'accouchement prématuré lors de grossesses à venir. La HAS (11 juillet 2019) donne la même raison.
| Tranche d'âge | Examen | Rythme | Précisions |
|---|---|---|---|
| Moins de 25 ans | Non recommandé, sauf cas particulier (INCa, 31 octobre 2024) | Sans objet | Raisons données par l'INCa : cancer assez rare avant 25 ans, risque de traitements inutiles. |
| 25 à 29 ans | Examen cytologique (Assurance maladie, INCa) | Deux premiers frottis à 1 an d'intervalle ; puis, si les résultats sont normaux, un frottis 3 ans après (Assurance maladie). L'INCa : tous les 3 ans après ces deux premiers tests normaux. | INCa (8 juillet 2025) : si la femme a déjà été dépistée avant 25 ans, le dépistage est à refaire 3 ans plus tard. |
| 30 à 65 ans | Test HPV-HR, qui remplace l'examen cytologique (Assurance maladie) | Assurance maladie : 3 ans après le dernier examen cytologique normal, puis tous les 5 ans jusqu'à 65 ans tant que le résultat est négatif. | INCa (8 juillet 2025) : 3 ans après le dernier examen cytologique normal ou dès 30 ans en l'absence de dépistage antérieur, puis tous les 5 ans si le test est négatif. |
| Au-delà de 65 ans | Non précisé par l'Assurance maladie, hors immunodépression | Non précisé | INCa (31 octobre 2024) : l'arrêt du dépistage est conditionné au fait que les deux derniers tests étaient normaux, et un suivi gynécologique peut rester nécessaire. À discuter avec un médecin ou une sage-femme. |
Quelle est la fréquence du dépistage du col de l'utérus, et que disent les sources quand elles divergent ?
Les intervalles sont ceux du tableau ci-dessus. L'INCa (8 juillet 2025) ajoute qu'un dépistage plus fréquent que le délai recommandé n'est pas plus efficace et augmente le risque de fausses alertes, c'est-à-dire un dépistage positif alors qu'il n'existe pas de lésion du col.
Première divergence : la borne entre 29 et 30 ans. L'Assurance maladie (20 octobre 2026) et l'INCa (8 juillet 2025) écrivent « entre 25 et 29 ans », alors que la HAS (6 juillet 2020) écrit « entre 25 et 30 ans » dans une réponse sur le remboursement. Cette page ne tranche pas.
Deuxième divergence : le premier test HPV-HR. La page de l'Assurance maladie (20 octobre 2026) le place 3 ans après le dernier examen cytologique normal. L'INCa (8 juillet 2025) écrit « 3 ans après le dernier examen cytologique dont le résultat était normal ou dès 30 ans en l'absence de dépistage antérieur ». Les deux textes sont cités séparément.
Qui peut faire le prélèvement, et comment se passe le frottis ?
Selon l'Assurance maladie (20 octobre 2026), le prélèvement peut être réalisé par un médecin (gynécologue ou généraliste) lors d'une consultation, par une sage-femme, dans un centre de santé, un centre d'examens de santé de l'Assurance maladie, un centre mutualiste, un centre de planification et d'éducation familiale ou un hôpital, ou encore dans un laboratoire de biologie médicale ou un cabinet médical d'anatomocytopathologie.
L'INCa (21 janvier 2025) précise que les sages-femmes peuvent réaliser ce prélèvement depuis 2009, y compris hors grossesse, dans le cadre du suivi gynécologique. Pour le laboratoire, l'INCa (8 juillet 2025) indique que le prélèvement se fait sur présentation du courrier d'invitation ou d'une prescription médicale, alors que l'Assurance maladie (18 septembre 2025) écrit « sur prescription médicale ».
Selon l'INCa (8 juillet 2025), le professionnel insère un spéculum dans le vagin pour voir le col, puis prélève des cellules avec une petite brosse. L'examen dure quelques minutes. L'INCa le décrit comme non douloureux, même si une gêne peut être ressentie, tandis que l'Assurance maladie (18 septembre 2025) écrit « indolore » et « moins de cinq minutes ».
Selon l'Assurance maladie (18 septembre 2025), le prélèvement n'est pratiqué qu'avec votre consentement, et vous pouvez demander à interrompre l'examen à tout moment. Un petit saignement sans gravité est possible dans les heures qui suivent. Elle conseille de prévoir le rendez-vous à distance des règles, idéalement en milieu de cycle, et d'éviter les rapports sexuels 24 à 48 heures avant. En cas d'infection du vagin ou de traitement local, elle conseille de reporter ; l'INCa (21 janvier 2025) demande d'en parler à son médecin ou à sa sage-femme.
Qu'est-ce que l'auto-prélèvement vaginal ?
Selon l'Assurance maladie (20 octobre 2026), certains professionnels de santé proposent de réaliser le dépistage par un auto-prélèvement vaginal (APV). Cette modalité est prévue pour les femmes de plus de 30 ans ne participant pas ou peu au dépistage. En cas de test HPV-HR positif sur un APV, un frottis doit être réalisé chez un professionnel de santé pour un examen cytologique.
La HAS (11 juillet 2019) recommande cette modalité pour les femmes de plus de 30 ans qui ne se font pas dépister régulièrement ou qui sont éloignées du système de soins. Selon le référentiel de l'INCa d'avril 2022, le prélèvement de référence reste le prélèvement cervico-utérin réalisé par un clinicien, et l'APV en est une modalité alternative, à proposer à partir de 30 ans aux femmes non dépistées ou insuffisamment dépistées.
Les pages lues ne décrivent pas, pour 2026, qui reçoit un kit, par quel canal, à partir de quand ni à quel tarif. Pour savoir si cette modalité vous est proposée, parlez-en à votre médecin ou à votre sage-femme.
Que signifie le courrier d'invitation ?
Selon l'Assurance maladie (20 octobre 2026), elle envoie des invitations, par voie postale et sur le compte ameli, aux femmes de 26 à 65 ans ayant du retard dans leur dépistage. L'invitation reste 6 mois sur le compte ameli, puis est supprimée automatiquement.
L'INCa (8 juillet 2025) précise que si vous avez fait un test selon les intervalles recommandés, vous ne recevez pas de courrier. Elle indique aussi que, depuis le 1er janvier 2024, c'est le régime d'assurance maladie qui envoie les invitations. L'INCa (7 mars 2025) cite plusieurs modalités : courrier, mail, SMS. La HAS (6 juillet 2020), plus ancienne, nomme le centre régional de coordination des dépistages comme expéditeur : les textes diffèrent selon la date.
L'INCa (4 juillet 2025) rappelle qu'on peut effectuer un test de dépistage même sans avoir reçu de courrier d'invitation. Les femmes sont libres d'accepter ou non l'invitation (INCa, 7 mars 2025).
Si vous avez égaré votre invitation, l'Assurance maladie (20 octobre 2026) propose de consulter votre compte ameli, de contacter votre médecin ou votre pharmacien, qui peut vous en délivrer une nouvelle, ou d'appeler votre caisse au 36 46 (service gratuit, coût de l'appel en plus). Si vous êtes invitée mais pas concernée, un formulaire d'exclusion est à renvoyer au service médical de l'Assurance maladie, et en cas de doute vous pouvez interroger un professionnel de santé.
Le dépistage est-il remboursé ?
Selon l'Assurance maladie (20 octobre 2026), sur présentation de l'invitation (papier ou dématérialisée), l'analyse de l'examen cytologique et du test HPV est prise en charge à 100 %. La consultation et le prélèvement sont pris en charge à 70 % sur la base du tarif conventionnel, le montant restant étant généralement remboursé par les complémentaires santé.
L'INCa (8 juillet 2025) écrit aussi 70 % pour la consultation, et 100 % de la consultation et du test pour les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire ou de l'Aide médicale d'État. Sans courrier d'invitation, l'INCa (21 janvier 2025) écrit que la consultation, le prélèvement et l'analyse sont pris en charge dans les conditions habituelles, avec un forfait d'analyse de 17 euros pour l'examen cytologique et de 27 euros pour le test HPV (montants de cette page datée). La page de l'INCa du 7 mars 2025 parle aussi de « conditions habituelles » sans écrire 70 %. Ces présentations ne sont pas fusionnées ici.
Que faire après le résultat ?
Selon l'INCa (8 juillet 2025), si le test est négatif ou normal, la structure qui le pratique vous transmet le résultat. Elle vous invite à consulter votre médecin ou votre sage-femme si le test est ininterprétable, si le test HPV-HR est positif et associé à des anomalies des cellules, ou si l'examen cytologique présente des cellules anormales. Selon l'Assurance maladie (18 septembre 2025), les résultats sont adressés après quelques jours au professionnel de santé, qui vous contacte.
Si le résultat est positif, l'INCa (8 juillet 2025) conseille de consulter votre médecin, qui indiquera les examens complémentaires nécessaires. Selon la même page de l'INCa (8 juillet 2025), les examens de confirmation reposent sur la colposcopie, avec une éventuelle biopsie. L'INCa (21 janvier 2025) souligne que des cellules anormales ou la présence du virus ne signifient pas nécessairement un cancer.
Pour un test HPV-HR négatif, l'INCa (8 juillet 2025) et la HAS (6 juillet 2020) écrivent que le test est très fiable et que le risque de développer une lésion précancéreuse ou un cancer du col dans les 5 années qui suivent est quasi inexistant. Les taux de faux positifs et la sensibilité du test ne sont pas donnés par les pages lues.
Votre situation : vaccinée, enceinte, ménopausée, immunodéprimée
| Situation | Ce que dit la source | Qui consulter |
|---|---|---|
| Vaccinée contre le HPV | « Vaccinée ou non, un dépistage régulier est nécessaire » (INCa, 8 juillet 2025). L'Assurance maladie (11 mai 2026) écrit que la vaccination ne se substitue pas au dépistage. | Votre médecin ou votre sage-femme |
| Enceinte | Être enceinte n'empêche pas de faire un test de dépistage, qui n'est dangereux ni pour la femme ni pour son bébé. Il peut être proposé lors du premier examen prénatal ou de la visite post-natale (INCa, 31 octobre 2024). | Votre médecin, votre sage-femme ou votre gynécologue |
| Ménopausée | Il faut poursuivre le dépistage aux intervalles recommandés jusqu'à 65 ans, avec ou sans traitement hormonal de substitution (INCa, 31 octobre 2024). | Votre médecin ou votre sage-femme |
| Aucun rapport sexuel | Le risque d'avoir été infectée est très faible, mais les HPV se transmettent par simple contact au niveau des parties génitales et anales : un test peut être utile dans certains cas (INCa, 31 octobre 2024). Non précisé par l'Assurance maladie. | Un médecin ou une sage-femme |
| Hystérectomie | Totale sans lien avec un cancer du col : plus concernée par le dépistage. Totale pour un cancer du col : suivi spécialisé défini par le médecin. Partielle, col en place : toujours concernée (INCa, 31 octobre 2024). | Votre médecin ou votre sage-femme |
| Traitement antérieur d'une lésion du col | Il se peut que vous ne soyez pas éligible au dépistage (INCa, 8 juillet 2025). Selon le référentiel de l'INCa d'avril 2022, la reprise du dépistage est évaluée par le professionnel qui assure le suivi gynécologique. | Le professionnel qui vous suit |
| Immunodéprimée (hors VIH) | L'Assurance maladie (20 octobre 2026) rapporte une recommandation de la HAS d'un dépistage plus rapproché, à débuter dans l'année suivant la greffe, le diagnostic de lupus systémique ou la mise sous traitement immunosuppresseur : cytologie annuelle de 25 à 29 ans, test HPV à 30 ans puis tous les 3 ans si négatif, et à partir de 65 ans décision du médecin. | Votre médecin |
| Séropositive au VIH ou greffée | L'INCa (31 octobre 2024) écrit que le médecin propose des tests à des intervalles plus rapprochés : tous les six mois à un an, en fonction de l'état immunitaire (VIH), ou plus fréquemment que les intervalles recommandés selon l'état de santé (greffe). | Votre médecin |
| Votre mère a pris du Distilbène pendant sa grossesse | Le médecin peut proposer un test plus fréquent, généralement tous les ans (INCa, 31 octobre 2024). | Votre médecin |
| Signes inhabituels | Douleurs inexpliquées ou saignements après les rapports sexuels ou entre les règles : consulter (INCa, 31 octobre 2024). | Votre médecin, un gynécologue ou une sage-femme |
Prévention du cancer du col de l'utérus : vaccination contre le HPV, quels âges, et remplace-t-elle le dépistage ?
Non, selon les sources lues. L'Assurance maladie (11 mai 2026) écrit que la vaccination renforce les mesures de prévention mais ne se substitue pas au dépistage, car elle ne protège ni contre tous les cancers du col ni contre toutes les lésions précancéreuses. L'INCa (8 juillet 2025) parle de deux méthodes de prévention complémentaires.
Les âges du rattrapage divergent. L'Assurance maladie (11 mai 2026) recommande le vaccin à toutes les jeunes filles et à tous les garçons de 11 à 14 ans révolus, avec un rattrapage entre 15 et 26 ans inclus, trois doses étant alors nécessaires. L'INCa (31 octobre 2024) et la HAS (6 juillet 2020) indiquent un rattrapage jusqu'à 19 ans inclus, ou entre 15 et 19 ans. Cette page ne tranche pas : demandez conseil à votre médecin.
Pourquoi se faire dépister quand on se sent bien ?
Selon l'Assurance maladie (20 octobre 2026), les examens de dépistage sont des examens de surveillance réalisés en l'absence de symptômes. L'INCa (4 juillet 2025) écrit qu'à un stade précoce, un cancer du col se développe souvent sans symptôme particulier, et qu'il est souvent diagnostiqué à un stade avancé quand des signes apparaissent.
L'INCa (4 juillet 2025) compte plus de 3 100 cancers du col diagnostiqués chaque année en France et environ 800 décès, et écrit que ce cancer pourrait être évité dans 90 % des cas grâce à un dépistage régulier entre 25 et 65 ans. La HAS (11 juillet 2019) citait plus de 3 000 nouveaux cas et plus de 1 000 décès par an : les chiffres diffèrent selon la source et la date.
Sur les durées, l'Assurance maladie (20 octobre 2026) écrit que les cancers du col sont principalement dus à une infection persistante « d'une durée de 10 à 15 ans », et l'INCa (4 juillet 2025) que des lésions non traitées peuvent évoluer vers un cancer 10 à 20 ans après l'infection. Ces deux énoncés sont rapportés tels quels, sans les rapprocher.
Combien de femmes sont dépistées ?
Selon Santé publique France (bulletin épidémiologique hebdomadaire du 4 février 2025), le taux de couverture national 2020-2022 chez les femmes de 25 à 65 ans était de 59,5 %, avec 47 % pour les 60 à 65 ans et 67 % pour les 25 à 29 ans. Le même bulletin (Santé publique France, 4 février 2025) donne pour objectif du programme un taux de couverture de 80 %. Aucun taux plus récent n'a pu être lu.
Quoi demander à son médecin ou à sa sage-femme ?
- Suis-je en retard dans mon dépistage, et quel examen correspond à mon âge ?
- Mon histoire personnelle (grossesse, traitement du col, immunité, hystérectomie) change-t-elle le rythme qui me convient ?
- Un auto-prélèvement vaginal peut-il m'être proposé ?
- Que faire de mon résultat, et quels examens sont prévus s'il est positif ou anormal ?
Quand consulter ?
Selon l'INCa (31 octobre 2024), quel que soit l'âge, il faut consulter son médecin traitant, un gynécologue ou une sage-femme en cas de douleurs inexpliquées ou de saignements après les rapports sexuels ou entre les règles. Ces signes ne signifient pas forcément un cancer du col, mais doivent amener à consulter. L'INCa (4 juillet 2025) précise que ces signes doivent amener à consulter entre deux dépistages. Un délai précis n'est pas donné par les sources lues : parlez-en à votre médecin.
Ce que l'on ne peut pas affirmer
- La borne entre 29 et 30 ans (« 25 à 29 ans » ou « 25 à 30 ans ») et le libellé du premier test HPV-HR diffèrent selon les organismes et les dates : cette page ne tranche pas.
- L'âge limite du rattrapage vaccinal diffère (26 ans selon l'Assurance maladie en 2026, 19 ans selon l'INCa en 2024 et la HAS en 2020).
- La mise en œuvre de l'auto-prélèvement vaginal en 2026 (qui reçoit un kit, par quel canal, à quel tarif) n'est pas décrite par les pages lues.
- L'Assurance maladie ne précise rien, hors immunodépression, pour les femmes de plus de 65 ans, ni pour les femmes n'ayant jamais eu de rapports sexuels.
- L'intervalle de rappel après un résultat anormal n'est pas précisé par les sources lues, pas plus que les taux de faux positifs de l'examen cytologique et du test HPV-HR.
- Aucun taux de participation postérieur à 2020-2022 n'a pu être lu.
- Aucune source lue ne relie le dépistage du col de l'utérus à un dispositif Chutex, et aucun dispositif Chutex ne dépiste ni ne prévient un cancer.
Sources et références
- Assurance maladie (ameli), Dépistage organisé du cancer du col de l'utérus, page mise à jour le 20 octobre 2026, lue le 21 octobre 2026
- Assurance maladie (ameli), Prévenir le cancer du col de l'utérus : vaccination HPV et frottis de dépistage, page mise à jour le 11 mai 2026, lue le 21 octobre 2026
- Assurance maladie (ameli), Comment se déroule un frottis du col utérin ?, page mise à jour le 18 septembre 2025, lue le 21 octobre 2026
- INCa (cancer.fr), Cancer du col de l'utérus : vos questions sur le dépistage, mis à jour le 8 juillet 2025, lu le 21 octobre 2026
- INCa (cancer.fr), Êtes-vous concernée par le dépistage du cancer du col de l'utérus ?, mis à jour le 31 octobre 2024, lu le 21 octobre 2026
- INCa (cancer.fr), Le dépistage du cancer du col de l'utérus en pratique, mis à jour le 21 janvier 2025, lu le 21 octobre 2026
- INCa (cancer.fr), Le programme national de dépistage du cancer du col de l'utérus, mis à jour le 7 mars 2025, lu le 21 octobre 2026
- INCa (cancer.fr), Cancer du col de l'utérus : pourquoi se faire dépister ?, mis à jour le 4 juillet 2025, lu le 21 octobre 2026
- INCa, Dépistage du cancer du col de l'utérus : cadre et modalités de recours aux autoprélèvements vaginaux, référentiel national, avril 2022, lu le 21 octobre 2026
- Haute Autorité de santé, Dépistage du cancer du col de l'utérus : le test HPV recommandé chez les femmes de plus de 30 ans, mis en ligne le 11 juillet 2019, lu le 21 octobre 2026
- Haute Autorité de santé, Questions-réponses sur l'infection à papillomavirus humains (HPV), cause de cancer du col de l'utérus, et le dépistage, mis en ligne le 6 juillet 2020, lu le 21 octobre 2026
- Santé publique France, Bulletin épidémiologique hebdomadaire n° 3-4 du 4 février 2025, Effet de la mise en place du programme organisé du dépistage du cancer du col de l'utérus sur les taux de couverture en France, lu le 21 octobre 2026
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FAQ
À quel âge faire un frottis ?
Selon l'Assurance maladie (20 octobre 2026), le dépistage est recommandé à toutes les femmes âgées de 25 à 65 ans, sauf indication contraire du médecin. L'INCa (31 octobre 2024) écrit qu'avant 25 ans, sauf cas particulier, il n'est pas encore recommandé.
Tous les combien faire le dépistage du cancer du col de l'utérus ?
Selon l'Assurance maladie (20 octobre 2026), de 25 à 29 ans : deux premiers frottis à 1 an d'intervalle, puis, si les résultats sont normaux, un frottis 3 ans après. De 30 à 65 ans : un test HPV-HR 3 ans après le dernier examen cytologique normal, puis tous les 5 ans tant que le résultat est négatif. L'INCa (8 juillet 2025) ajoute « dès 30 ans en l'absence de dépistage antérieur » pour le premier test HPV-HR.
Frottis ou test HPV : quelle différence ?
Selon l'INCa (8 juillet 2025), l'examen cytologique est l'examen au microscope de cellules du col, à la recherche d'anomalies, tandis que le test HPV-HR détecte la présence des virus HPV à haut risque. Selon l'Assurance maladie (20 octobre 2026), le prélèvement est un frottis dans les deux cas : l'examen cytologique est utilisé de 25 à 29 ans, le test HPV-HR de 30 à 65 ans.
Dépistage du cancer du col de l'utérus : jusqu'à quel âge ?
Jusqu'à 65 ans selon l'Assurance maladie (20 octobre 2026) et l'INCa (31 octobre 2024). L'INCa écrit que l'arrêt est conditionné au fait que les deux derniers tests étaient normaux, et qu'un suivi gynécologique peut rester nécessaire. Parlez-en à votre médecin ou à votre sage-femme.
Le dépistage du col de l'utérus est-il remboursé ?
Selon l'Assurance maladie (20 octobre 2026), avec l'invitation, l'analyse est prise en charge à 100 % et la consultation avec le prélèvement à 70 % sur la base du tarif conventionnel. Sans invitation, l'INCa (21 janvier 2025) écrit « dans les conditions habituelles ». Les présentations diffèrent selon la source et la date.
Peut-on se faire dépister quand on est vaccinée contre le HPV ?
Oui, selon l'INCa (8 juillet 2025) : vaccinée ou non, un dépistage régulier est nécessaire, car la vaccination protège de la plupart des virus en cause, mais pas de tous. L'Assurance maladie (11 mai 2026) écrit qu'elle ne se substitue pas au dépistage.
Qu'est-ce que l'auto-prélèvement vaginal ?
Selon l'Assurance maladie (20 octobre 2026), certains professionnels de santé proposent un auto-prélèvement vaginal aux femmes de plus de 30 ans ne participant pas ou peu au dépistage. Si le test HPV-HR est positif, un frottis chez un professionnel est nécessaire. La mise en œuvre en 2026 n'est pas décrite par les pages lues : parlez-en à votre médecin.
Que recommande la HAS pour le dépistage du col de l'utérus ?
La HAS (11 juillet 2019) recommande le test HPV chez les femmes de plus de 30 ans et l'auto-prélèvement vaginal pour celles de plus de 30 ans qui ne se font pas dépister régulièrement ou qui sont éloignées du système de soins. Dans une réponse de 2020 sur le remboursement, la HAS (6 juillet 2020) écrit « entre 25 et 30 ans », là où l'Assurance maladie et l'INCa écrivent « entre 25 et 29 ans » : cette page ne tranche pas.
Comment prévenir le cancer du col de l'utérus ?
Selon l'INCa (8 juillet 2025), la vaccination et le dépistage sont deux méthodes de prévention complémentaires. L'Assurance maladie (11 mai 2026) écrit que la vaccination renforce les mesures de prévention mais ne se substitue pas au dépistage, car elle ne protège ni contre tous les cancers du col ni contre toutes les lésions précancéreuses.
Le dépistage est-il nécessaire sans avoir jamais eu de rapports sexuels ?
L'INCa (31 octobre 2024) écrit que le risque d'avoir été infectée est très faible, mais que les HPV se transmettent par simple contact au niveau des parties génitales et anales : un test peut être utile dans certains cas. L'Assurance maladie ne précise rien sur ce point. Parlez-en à un médecin ou à une sage-femme.