Prévention du cancer : facteurs de risque et mode de vie
Prévention du cancer : parts évitables selon l'INCa, ameli et l'OMS, facteurs de risque, 14 recommandations du Code européen, dépistages organisés.
Mis à jour le 21 octobre 2026. Relecture médicale en cours. La prévention du cancer consiste à réduire son exposition aux facteurs de risque sur lesquels on peut agir, comme le tabac ou l'alcool. Elle se distingue du dépistage, qui cherche un cancer chez une personne sans symptôme. Cette page rassemble ce que disent l'Institut national du cancer (INCa), l'Assurance maladie, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Code européen contre le cancer, chaque source avec sa date, et renvoie vers les pages détaillées du journal. Ces informations ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé.
Selon l'INCa (page sans date affichée), près de la moitié des nouveaux cas de cancer pourraient être évités en changeant ses habitudes de vie. L'Assurance maladie (13 février 2026) parle d'environ 40 %, l'OMS (3 juillet 2026) d'environ 38 %. Le risque zéro n'existe pas ; selon l'INCa (22 octobre 2025), le tabac est le premier facteur de risque évitable.
À retenir
- Les sources ne donnent pas toutes la même part de cancers évitables : « près de la moitié » (INCa, page sans date affichée), environ 40 % (Assurance maladie, 13 février 2026), environ 38 % (OMS, 3 juillet 2026). Cette page ne tranche pas.
- Selon l'INCa (page sans date affichée), qui cite une estimation du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de 2018, le tabac serait à l'origine de 19,8 % des cancers, l'alcool de 8 %.
- Selon l'Assurance maladie (13 février 2026), moins d'un cancer sur dix aurait une origine héréditaire.
- Le Code européen contre le cancer (5e édition) compte 14 recommandations destinées aux particuliers, recopiées plus bas telles qu'elles sont écrites.
- Prévenir et dépister ne sont pas la même chose : un dépistage cherche à repérer plus tôt un cancer ou une lésion précancéreuse chez une personne qui se sent en bonne santé.
Peut-on prévenir le cancer, et quelle part des cancers est évitable ?
En partie, selon les sources lues. Un cancer ne vient pas d'une cause unique. L'Assurance maladie (13 février 2026) écrit qu'il résulte d'un ensemble de facteurs pouvant interagir entre eux. Les facteurs dits externes sont liés à nos comportements ou à notre environnement, et ce sont ceux sur lesquels on peut agir.
La part de cancers que l'on pourrait éviter varie d'une source à l'autre. Le tableau ci-dessous les cite telles quelles, sans les départager.
| Source | Ce qu'elle écrit | Remarque de la source |
|---|---|---|
| INCa | « Près de la moitié des nouveaux cas de cancer détectés chaque année pourraient être évités en changeant nos comportements quotidiens et nos modes de vie. » | La même page écrit aussi que 4 cancers sur 10 pourraient être prévenus, et que 40 % des cancers résulteraient de facteurs de risque contre lesquels il est possible d'agir. |
| INCa, note de bas de page | Parmi les 346 000 nouveaux cas de cancer diagnostiqués en 2015 chez les adultes de 30 ans et plus en France, 142 000 seraient attribuables à des facteurs de risque connus, soit 41 % de tous les nouveaux cas. | Estimation du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), 2018, citée par l'INCa. |
| Assurance maladie | « En agissant sur les facteurs externes, environ 40 % des cancers pourraient être évités. » | La page ajoute que le « risque zéro » n'existe pas. |
| OMS | Il est possible de prévenir environ 38 % des cancers en évitant les facteurs de risque et en appliquant des stratégies préventives reposant sur des données probantes. | Aide-mémoire à portée mondiale : la page ne dit pas que ce chiffre vaut pour la France. |
Ces estimations ne disent pas ce qu'il en est pour une personne en particulier. L'INCa (page sans date affichée) et l'Assurance maladie (13 février 2026) rappellent toutes deux que le « risque zéro » n'existe pas, mais qu'il est possible de mettre en place des actions au quotidien pour préserver sa santé. La page de l'INCa ajoute que ces conseils de prévention réduisent aussi le risque d'autres maladies chroniques, comme les affections cardiovasculaires ou le diabète.
Le passeport de longévité de l'application Chutex
Selon l'Assurance maladie (13 février 2026), il est recommandé de pratiquer une activité physique régulière et de diminuer sa sédentarité. Selon la page de l'application Chutex, le passeport de longévité est votre dossier dans l'application : il rassemble notamment vos check-ups, vos bilans biologiques si vous les avez ajoutés, un questionnaire de mode de vie et une estimation indicative de l'âge biologique. Les données de l'application sont des indicateurs de bien-être et de prévention, pas des données de diagnostic. Aucun dispositif Chutex ne dépiste, ne mesure ni ne prévient un cancer, le passeport ne calcule aucun risque de cancer et Aria ne pose aucun diagnostic.
Quels sont les principaux facteurs de risque de cancer évitables ?
Selon l'INCa (page sans date affichée), le tabac est le premier facteur de risque. La page de l'INCa illustre les parts de cancers liées aux principaux facteurs par une estimation du CIRC et de l'INCa de 2018. La page ne les additionne pas, et cette page non plus.
| Facteur | Part des cancers selon l'INCa (CIRC/INCa 2018) | Page détaillée du journal |
|---|---|---|
| Tabac | 19,8 % | Arrêter de fumer : bienfaits jour après jour |
| Alcool | 8 % | Alcool et santé ; Arrêter l'alcool : bienfaits |
| Alimentation déséquilibrée | 5,4 % | Non détaillé dans cette page |
| Surpoids et obésité | 5,4 % | Non détaillé dans cette page |
| Agents infectieux (virus, bactéries) | 4 % | Dépistage du cancer du col de l'utérus |
| Expositions professionnelles à des substances cancérigènes | 3,6 % | Non détaillé dans cette page |
| Radiations ionisantes (radon, expositions diagnostiques) | 1,8 % | Non détaillé dans cette page |
| Manque d'activité physique | 0,9 % | Sédentarité : conséquences |
| Traitements hormonaux | 0,6 % | Non détaillé dans cette page |
| Absence d'allaitement | 0,5 % | Non détaillé dans cette page |
| Pollution de l'air extérieur (particules fines) | Environ 0,4 % | Non détaillé dans cette page |
| Rayons ultraviolets solaires et artificiels | Non chiffré par la source | Protéger sa peau du soleil : les bons réflexes |
Pour l'alimentation déséquilibrée, la même page de l'INCa (sans date affichée) précise qu'il s'agit d'une consommation insuffisante de fibres, de fruits et légumes et de produits laitiers, et d'une consommation excessive de viandes rouges et de charcuteries.
L'Assurance maladie (13 février 2026) classe le tabagisme et la consommation d'alcool parmi les deux facteurs de risque de cancer les plus importants. Selon l'INCa, le tabac reste en France la première cause de mortalité évitable, avec environ 75 000 décès par an, dont 46 000 par cancer (INCa, mis à jour le 22 octobre 2025, qui cite Bonaldi et coll., 2016).
Quels facteurs de risque ne s'évitent pas ?
L'INCa (page sans date affichée) et l'Assurance maladie (13 février 2026) parlent de facteurs internes : l'âge et l'histoire familiale. Selon l'INCa, des cancers peuvent apparaître à tout âge, mais ils sont plus fréquents au fur et à mesure que l'on vieillit. L'Assurance maladie (13 février 2026) ajoute qu'ils deviennent de plus en plus fréquents au fil des années, notamment après 60 ans.
Sur l'hérédité, l'INCa (page sans date affichée) écrit que moins de 1 cancer sur 10 aurait une origine héréditaire, et l'Assurance maladie (13 février 2026) que moins d'un cancer sur dix aurait une origine héréditaire. Selon l'INCa, les facteurs externes, parfois sous-estimés, sont responsables de plus de cas de cancers que ceux générés par l'âge ou l'hérédité.
Selon l'INCa (page sans date affichée), les cancers touchant les enfants, comme les leucémies ou le neuroblastome, sont impossibles à prévenir en l'état actuel des connaissances.
Que dit le Code européen contre le cancer ?
Le Code européen contre le cancer est une initiative de la Commission européenne, lancée en 1987 pour sa première édition, selon le CIRC. La 4e édition a été publiée en 2014, selon le CIRC. La cinquième édition, élaborée par le CIRC/OMS (page sans date de publication affichée), compte 14 recommandations destinées aux particuliers, fondées sur les données scientifiques les plus récentes. Pour la première fois, elle s'adresse aussi aux responsables politiques, avec 14 recommandations complémentaires à l'échelle de la population. Aucune date de publication de cette édition n'est affichée sur les pages lues.
Le CIRC recommande de promouvoir le Code dans son ensemble, sans modification du texte. Les 14 recommandations aux particuliers sont donc reprises ci-dessous mot à mot, dans l'ordre d'affichage de la page. Ce numéro d'ordre n'est pas un numéro officiel.
| N° | Intitulé | Texte du Code | Page du journal |
|---|---|---|---|
| 1 | Tabagisme | Ne fumez pas. Ne consommez pas de tabac, sous quelque forme que ce soit, ni de produits de vapotage. Si vous fumez, vous devriez arrêter. | Arrêter de fumer : bienfaits jour après jour |
| 2 | Exposition des personnes à la fumée | Maintenez votre maison et votre voiture exemptes de fumée de tabac. | Arrêter de fumer : bienfaits jour après jour |
| 3 | Surpoids et obésité | Prenez des mesures pour éviter ou gérer le surpoids et l'obésité : Limitez les aliments riches en calories, en sucres, en matières grasses et en sel. Limitez les boissons riches en sucres. Buvez principalement de l'eau et des boissons non sucrées. Limitez les aliments ultratransformés. | Non détaillé dans cette page |
| 4 | Activité physique | Ayez une activité physique au quotidien. Évitez de rester en position assise trop longtemps. | Sédentarité : conséquences |
| 5 | Régime alimentaire | Consommez des céréales complètes, des légumes, des légumineuses et des fruits comme ration principale de votre alimentation quotidienne. Limitez la viande rouge et évitez les viandes transformées. | Non détaillé dans cette page |
| 6 | Alcool | Évitez les boissons alcoolisées. | Alcool et santé |
| 7 | Allaitement | Allaitez votre bébé aussi longtemps que possible. | Non détaillé dans cette page |
| 8 | Exposition au soleil | Évitez une exposition excessive au soleil, surtout chez les enfants. Utilisez une protection solaire. N'utilisez jamais d'appareils de bronzage. | Protéger sa peau du soleil : les bons réflexes |
| 9 | Facteurs cancérogènes au travail | Informez-vous sur les facteurs cancérogènes au travail et demandez à votre employeur de vous en protéger. Suivez toujours les consignes de santé et de sécurité sur votre lieu de travail. | Non détaillé dans cette page |
| 10 | Radon à l'intérieur des bâtiments | Informez-vous sur les niveaux de radon dans votre région en consultant une carte locale sur la présence de radon. Demandez l'aide d'un professionnel pour mesurer les niveaux de radon à votre domicile et pour les réduire si nécessaire. | Non détaillé dans cette page |
| 11 | Pollution atmosphérique | Prenez des mesures visant à réduire l'exposition à la pollution atmosphérique : Prenez les transports en commun ou déplacez-vous à pied ou à vélo au lieu d'utiliser la voiture. Choisissez des itinéraires où il y a peu de circulation lorsque vous vous déplacez à pied et à vélo ou lorsque vous faites de l'exercice. Maintenez votre maison exempte de fumée en ne brûlant pas de matériaux tels que du charbon ou du bois. Favorisez les politiques qui améliorent la qualité de l'air. | Non détaillé dans cette page |
| 12 | Infections cancérogènes | Il est nécessaire de vacciner les filles et les garçons contre le virus de l'hépatite B et le papillomavirus humain (HPV) à l'âge recommandé dans votre pays. Participez au dépistage et au traitement des virus de l'hépatite B et C, du virus de l'immunodéficience humaine (VIH) et de Helicobacter pylori, tel que recommandé dans votre pays. | Dépistage du cancer du col de l'utérus |
| 13 | Traitement hormonal de substitution | Si vous décidez de recourir à un traitement hormonal de substitution (pour les symptômes de la ménopause) après une discussion approfondie avec votre professionnel de santé, utilisez-le le moins longtemps possible. | Non détaillé dans cette page |
| 14 | Programmes de dépistage organisé du cancer | Participez à des programmes de dépistage organisé du cancer, comme recommandé dans votre pays, pour : le cancer colorectal ; le cancer du sein ; le cancer du col de l'utérus ; le cancer du poumon. | Dépistage du cancer du sein ; Dépistage du cancer colorectal ; Dépistage du cancer du col de l'utérus |
La recommandation 14 cite aussi le cancer du poumon, « comme recommandé dans votre pays ». Les sources lues pour cette page ne précisent pas la situation en France pour ce dépistage.
Prévention du cancer et mode de vie : quels gestes recommandent les sources pour le tabac, l'alcool, l'alimentation, le poids et l'activité physique ?
Selon l'Assurance maladie (13 février 2026), il est notamment recommandé de ne pas fumer ou d'arrêter le tabac, de modérer sa consommation d'alcool, d'adopter une alimentation diversifiée et équilibrée, de surveiller son poids, de pratiquer une activité physique régulière et de diminuer sa sédentarité. L'INCa (page de prévention, sans date affichée) propose les mêmes grandes lignes, avec des précisions facteur par facteur.
Le tabac
Selon l'INCa (page de prévention, sans date affichée), l'arrêt du tabac est l'action la plus efficace pour réduire son risque de cancer. Il est toujours bénéfique pour la santé, quelle que soit la quantité consommée et la durée de consommation. Plus on s'arrête tôt, plus vite on diminue son risque de cancer, en particulier du poumon. Le Code européen demande aussi de garder sa maison et sa voiture exemptes de fumée de tabac, et l'INCa rappelle que les enfants sont encore plus sensibles au tabagisme passif que les adultes. Le détail est dans la page sur l'arrêt du tabac.
L'alcool
Selon l'INCa (page de prévention, sans date affichée), l'alcool est classé cancérigène certain (niveau 1) par le CIRC. Les sources lues ne donnent pas toutes la même consigne, et cette page ne les arbitre pas.
| Source | Ce qu'elle écrit |
|---|---|
| INCa, page de prévention | Les repères de consommation à moindre risque sont de ne pas consommer plus de 2 verres standards par jour et de ne pas consommer tous les jours. |
| INCa, page Alcool (30 mars 2023) | Il est recommandé aux personnes choisissant de consommer de l'alcool de ne pas dépasser 10 verres par semaine, ce qui peut se traduire par : « Pour votre santé, maximum deux verres par jour, et pas tous les jours ». Il s'agit de repères offrant un risque moindre, et non de repères en dessous desquels le risque de cancer est nul. Même à faible dose, l'alcool augmente le risque de cancers. Un verre standard contient 10 grammes d'alcool pur. |
| Code européen contre le cancer | Évitez les boissons alcoolisées. |
Pour le détail des repères, des effets et de l'arrêt, voir les pages sur l'alcool et la santé et sur les bienfaits de l'arrêt de l'alcool.
L'alimentation et le poids
Selon l'INCa (page de prévention, sans date affichée), il est recommandé de limiter la viande rouge (moins de 500 g par semaine, soit environ 3 à 4 steaks), les charcuteries (moins de 150 g par semaine), les fast-foods et autres aliments transformés riches en matière grasse ou en sucre, et les boissons sucrées. Toujours selon l'INCa, il est recommandé de privilégier les céréales complètes et les légumes secs, riches en fibres, et de consommer au moins cinq fruits et légumes par jour. Le Code européen écrit pour sa part : « Limitez la viande rouge et évitez les viandes transformées. »
L'activité physique et la sédentarité
Selon l'INCa (page de prévention, sans date affichée), toute activité physique (monter des escaliers, marcher, faire du vélo, nager) durant au moins 30 minutes par jour permet de se maintenir en forme et de diminuer le risque de plusieurs cancers. L'INCa juge aussi bénéfique de réduire le temps passé assis, et rappelle que l'activité est un moyen de limiter la prise de poids, autre facteur de risque de cancer. Pour les enfants, l'INCa conseille au moins une heure d'activité physique par jour et de limiter le temps passé devant les écrans. La page sur la sédentarité détaille les conséquences.
Soleil, infections, vaccination, radon, travail et pollution : que disent les sources ?
Le soleil et les UV artificiels
Selon l'INCa (page de prévention, sans date affichée), les conseils sont d'éviter de s'exposer au soleil, surtout entre 11 h et 16 h, de rechercher l'ombre, de sortir couvert (vêtements longs et amples, chapeau à bords larges, lunettes de soleil), de protéger particulièrement les enfants, d'appliquer de la crème solaire haute protection sur les parties découvertes du corps et de surveiller sa peau régulièrement. L'INCa précise que les UV artificiels des bancs de bronzage sont dangereux : leur usage est déconseillé, et interdit avant 18 ans.
Les infections et la vaccination
L'Assurance maladie (13 février 2026) cite plusieurs infections liées à des cancers : un papillomavirus humain qui favorise le cancer du col de l'utérus mais aussi le cancer anal, l'hépatite B chronique et le cancer du foie, la bactérie Helicobacter pylori et le cancer de l'estomac. L'INCa (7 janvier 2026) ajoute que les infections à papillomavirus humains (HPV) sont responsables de plusieurs cancers : col de l'utérus, anus, gorge, vagin, vulve et pénis.
Sur la vaccination, l'INCa (7 janvier 2026) écrit que la vaccination contre les HPV est recommandée en rattrapage jusqu'à 26 ans révolus pour les hommes et les femmes. En pratique, elle est recommandée pour les filles et les garçons de 11 à 14 ans, avec 2 doses, et pour les filles et les garçons de 15 à 26 ans révolus non vaccinés, avec 3 doses. Aucun calendrier de vaccination contre l'hépatite B n'a été lu pour cette page : parlez-en à votre médecin.
Le radon
Selon l'INCa (31 octobre 2024), le radon est un gaz radioactif qui se trouve naturellement dans les sous-sols rocheux. Il est reconnu comme agent cancérigène pulmonaire par le CIRC depuis 1987. En France, il constitue le deuxième facteur de risque de cancer du poumon, loin derrière le tabac, et ses effets nocifs se cumulent à ceux du tabac. Parmi les gestes, l'INCa cite de renouveler régulièrement l'air intérieur, par ventilation mécanique et en aérant quotidiennement les pièces, au moins 10 minutes par jour dans chaque pièce. Aucun seuil de concentration n'est donné par les sources lues.
Le travail, les pesticides et la pollution de l'air
L'Assurance maladie (13 février 2026) indique qu'il peut y avoir un lien entre un cancer (rein, vessie, prostate, poumon, notamment) et l'activité professionnelle exercée, et invite à en parler à son médecin traitant. Elle cite l'amiante comme facteur de risque connu du cancer de la plèvre, qui peut être reconnu comme maladie professionnelle.
Toujours selon l'Assurance maladie (13 février 2026), l'expertise de l'Inserm de 2021 confirme la présomption forte d'un lien entre l'exposition aux pesticides et six maladies, dont trois cancers : lymphomes non hodgkiniens, myélome multiple et cancer de la prostate. Le cancer de la prostate peut désormais être reconnu en maladie professionnelle en cas d'exposition professionnelle aux pesticides. Aucun chiffre de risque n'est donné.
Pour la pollution de l'air extérieur, l'INCa (page de prévention, sans date affichée) l'estime liée à environ 0,4 % des cancers. Le Code européen conseille notamment de prendre les transports en commun ou de se déplacer à pied ou à vélo plutôt qu'en voiture. Aucune valeur de pollution n'est donnée par les sources lues.
Prévention et dépistage : quelle différence ?
La prévention agit avant la maladie, en réduisant l'exposition aux facteurs de risque. Le dépistage, lui, cherche un cancer ou une lésion précancéreuse chez une personne qui se sent en bonne santé. L'INCa (13 octobre 2022) distingue deux moyens de permettre un diagnostic précoce : le dépistage, lorsqu'il existe, et la détection précoce, c'est-à-dire l'identification de signes d'alerte dès leur apparition. Selon la même page de l'INCa (13 octobre 2022), dépister n'est pas diagnostiquer : seuls le prélèvement et l'analyse des cellules et tissus concernés permettent de poser un diagnostic avec certitude. La même page précise aussi qu'on ne sait pas encore dépister tous les types de cancer.
On parle de dépistage organisé lorsque les pouvoirs publics invitent à intervalles réguliers une partie de la population à pratiquer un examen précis. Selon l'INCa (13 octobre 2022), trois programmes de dépistage organisé sont mis en place : sein, colorectal et col de l'utérus (depuis 2018). La page de l'Assurance maladie sur les dépistages organisés liste elle aussi ces trois entrées. Les âges, les intervalles et les examens ne sont pas repris ici : ils figurent, datés et sourcés, dans les pages détaillées.
| Cancer | Où trouver le détail |
|---|---|
| Cancer du sein | Dépistage du cancer du sein : âge, intervalle, mammographie |
| Cancer colorectal | Dépistage du cancer colorectal : âge, test et résultat |
| Cancer du col de l'utérus | Dépistage du cancer du col de l'utérus |
Prévention du cancer du sein, de la prostate et du pancréas : que disent les sources ?
Pour le sein, l'INCa (24 septembre 2025) écrit que la consommation d'alcool et de tabac, un surpoids ou encore peu ou pas d'activité physique peuvent favoriser l'apparition d'un cancer du sein. En adoptant certains comportements au quotidien (ne pas fumer, limiter l'alcool, surveiller son poids, pratiquer une activité physique, manger équilibré), on peut limiter son risque d'être atteinte d'un cancer, dont celui du sein. La même page de l'INCa nomme trois grands facteurs : l'âge, le mode de vie, les antécédents personnels et familiaux. Selon la même page, près de 80 % des cancers du sein se développent après 50 ans. Pour le dépistage, voir la page dédiée.
Pour la prostate, les pages de l'INCa et de l'Assurance maladie lues ne décrivent aucun geste de prévention par le mode de vie : c'est non précisé par la source. L'INCa (6 novembre 2025) écrit que ce cancer est fortement lié à l'âge et qu'il touche plus fréquemment les hommes ayant des antécédents familiaux de cancer de la prostate et les personnes d'origine africaine ou antillaise. L'Assurance maladie (13 février 2026) cite l'exposition professionnelle aux pesticides. Sur le dépistage, l'INCa (6 novembre 2025) écrit que son bénéfice n'est pas clairement démontré, qu'il n'existe pas en France de programme national de dépistage systématique pour tous les hommes, et que, si vous l'envisagez ou si votre médecin vous le propose, il est important de disposer d'une information complète sur ses avantages et inconvénients.
Pour le pancréas, l'INCa (27 juillet 2026, page destinée aux professionnels de santé) écrit que le tabagisme est le principal facteur de risque connu des cancers du pancréas, et que le surpoids et l'obésité sont également des facteurs de risque, à prévenir par une alimentation équilibrée, en limitant les aliments gras et sucrés, et par une activité physique régulière. Aucun dépistage du pancréas n'a été lu pour cette page.
Que demander à son médecin pour faire le point ?
- Quels dépistages organisés sont à jour pour moi, compte tenu de mon âge ?
- Mon histoire familiale ou personnelle change-t-elle quelque chose pour mon suivi ?
- Mon activité professionnelle m'expose-t-elle à des facteurs cancérogènes ?
- Quels gestes de prévention est-il le plus utile de prioriser pour moi ?
Quand consulter ?
L'INCa (23 mai 2022) rappelle que les symptômes ne signifient pas nécessairement qu'on a un cancer, car ils peuvent avoir d'autres causes, mais qu'il est important de les surveiller et de ne négliger aucun signe inhabituel, même en cas de dépistages réguliers. La page cite notamment des douleurs inexpliquées ou qui ne passent pas, une toux persistante, du sang dans les selles, dans les urines ou lors d'une toux, un changement inhabituel d'un sein, une perte de poids inexpliquée, un nouveau grain de beauté ou la modification d'un grain de beauté, une grosseur ou un gonflement. Si vous constatez un ou plusieurs de ces signes, l'INCa recommande de consulter votre médecin, qui prescrira des examens complémentaires pour en déterminer l'origine. Aucun délai n'est donné par cette page. Pour le sein, l'INCa (24 septembre 2025) invite à consulter dès que l'on constate une boule ou une grosseur dans le sein ou sous un bras.
Ce que l'on ne peut pas affirmer
- Aucun mode de vie ne supprime le risque : le « risque zéro » n'existe pas, selon l'INCa et l'Assurance maladie (13 février 2026).
- Les sources lues ne permettent pas de dire quelle part des cancers est évitable pour une personne donnée, ni de trancher entre 38 %, environ 40 %, 41 % et « près de la moitié ».
- Le rapport du CIRC de 2018 dont l'INCa tire ses parts par facteur n'a pas été ouvert : ses chiffres ne sont repris que tels que l'INCa les cite.
- La date de publication de la 5e édition du Code européen n'est pas affichée sur les pages lues, et aucune comparaison avec l'édition précédente n'a été lue.
- Le statut d'un dépistage organisé du cancer du poumon, de la prostate ou du pancréas en France n'est pas précisé par les sources lues, sauf pour la prostate, pour laquelle l'INCa dit qu'il n'existe pas de programme national systématique.
- L'effet d'un aliment, d'un produit ou d'un dispositif particulier sur le risque de cancer n'est précisé par aucune source lue. Aucun dispositif Chutex ni Aria ne détecte ni ne prévient un cancer.
Sources et références
- INCa (cancer.fr), Comment prévenir au mieux les risques de cancers ?, aucune date de mise à jour affichée, lue le 21 octobre 2026
- Assurance maladie (ameli), Facteurs de risque des cancers et comment en prévenir certains, 13 février 2026, lue le 21 octobre 2026
- CIRC/OMS pour la Commission européenne, Code européen contre le cancer, 5e édition : 14 façons de réduire le risque de cancer, page française sans date de publication affichée (© IARC 1965-2026), lue le 21 octobre 2026
- CIRC, À propos du code, page sans date affichée (texte en anglais), lue le 21 octobre 2026
- Organisation mondiale de la santé, Cancer, aide-mémoire, 3 juillet 2026, lu le 21 octobre 2026
- INCa (cancer.fr), Le tabac, premier facteur de risque évitable de cancers, mis à jour le 22 octobre 2025, lu le 21 octobre 2026
- INCa (cancer.fr), Alcool, mis à jour le 30 mars 2023, lu le 21 octobre 2026
- INCa (cancer.fr), Qu'est-ce que le radon ?, mis à jour le 31 octobre 2024, lu le 21 octobre 2026
- INCa (cancer.fr), Se protéger contre plusieurs cancers grâce à la vaccination HPV, mis à jour le 7 janvier 2026, lu le 21 octobre 2026
- INCa (cancer.fr), Identifier les signes d'alerte, mis à jour le 23 mai 2022, lu le 21 octobre 2026
- INCa (cancer.fr), Détecter tôt pour mieux soigner, mis à jour le 13 octobre 2022, lu le 21 octobre 2026
- INCa (cancer.fr), Dépistage du cancer de la prostate, mis à jour le 6 novembre 2025, lu le 21 octobre 2026
- INCa (cancer.fr, professionnels de santé), Les cancers du pancréas, mis à jour le 27 juillet 2026, lu le 21 octobre 2026
- INCa (cancer.fr), Cancers du sein : les prévenir et les détecter tôt, mis à jour le 24 septembre 2025, lu le 21 octobre 2026
- Assurance maladie (ameli), Dépistages organisés des cancers, page sans date affichée, lue le 21 octobre 2026
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FAQ
Comment prévenir le cancer ?
Selon l'Assurance maladie (13 février 2026), il est notamment recommandé de ne pas fumer ou d'arrêter le tabac, de modérer sa consommation d'alcool, d'adopter une alimentation diversifiée et équilibrée, de surveiller son poids, de pratiquer une activité physique régulière et de diminuer sa sédentarité. Le risque zéro n'existe pas : parlez-en à votre médecin.
Quels sont les principaux facteurs de risque de cancer ?
Selon l'Assurance maladie (13 février 2026), le tabagisme et la consommation d'alcool sont les deux facteurs de risque de cancer les plus importants. L'INCa (page sans date affichée), qui cite une estimation du CIRC de 2018, place ensuite l'alimentation déséquilibrée et le surpoids (5,4 % chacun), les agents infectieux (4 %) et les expositions professionnelles (3,6 %). L'âge et l'hérédité sont des facteurs internes qui ne s'évitent pas.
Quel pourcentage de cancers peut-on éviter ?
Les sources divergent. L'INCa (page sans date affichée) écrit que près de la moitié des nouveaux cas pourraient être évités, avec un calcul de 41 % en note (CIRC, 2018). L'Assurance maladie (13 février 2026) écrit environ 40 %. L'OMS (3 juillet 2026) écrit environ 38 %, à portée mondiale. Cette page ne tranche pas.
Le mode de vie influence-t-il le risque de cancer ?
En partie, selon l'Assurance maladie (13 février 2026) : un cancer résulte d'un ensemble de facteurs pouvant interagir entre eux. Les facteurs externes sont liés à nos comportements ou à notre environnement, ce sont ceux sur lesquels on peut agir, et agir sur eux pourrait éviter environ 40 % des cancers. Le risque zéro n'existe pas.
Quelle différence entre prévention et dépistage du cancer ?
La prévention consiste à réduire son exposition aux facteurs de risque sur lesquels on peut agir, comme le tabac ou l'alcool. Le dépistage cherche un cancer ou une lésion précancéreuse chez une personne sans symptôme. Les âges et intervalles sont détaillés dans les pages dédiées du journal.
Quel est le premier facteur de risque de cancer en France ?
Selon l'INCa (page sans date affichée), le tabac est le premier facteur de risque : il serait à lui seul à l'origine de 19,8 % des cancers, d'après l'estimation CIRC/INCa de 2018 citée par la page.
Combien de recommandations compte le Code européen contre le cancer ?
La 5e édition du Code européen contre le cancer (CIRC/OMS) compte 14 recommandations destinées aux particuliers, et 14 recommandations complémentaires destinées aux responsables politiques. Elles sont recopiées dans le tableau de cette page.
Le cancer est-il héréditaire ?
Selon l'INCa (page sans date affichée) et l'Assurance maladie (13 février 2026), moins d'un cancer sur dix aurait une origine héréditaire. Si vous vous interrogez sur vos antécédents familiaux, parlez-en à votre médecin.
Quels dépistages du cancer sont organisés en France ?
Selon l'INCa (13 octobre 2022), trois programmes de dépistage organisé sont mis en place : cancer du sein, cancer colorectal et cancer du col de l'utérus (depuis 2018). Les âges et intervalles sont détaillés dans les pages dédiées du journal.
Que faire pour réduire son risque de cancer du sein, de la prostate, du pancréas ?
Pour le sein, l'INCa (24 septembre 2025) cite ne pas fumer, limiter l'alcool, surveiller son poids, pratiquer une activité physique et manger équilibré. Pour le pancréas, l'INCa (27 juillet 2026) désigne le tabagisme comme principal facteur de risque connu, et le surpoids et l'obésité comme autres facteurs. Pour la prostate, aucun geste de prévention n'est précisé par les sources lues : parlez-en à votre médecin.