Entraîner sa mémoire : exercices et ce que disent les études

Entraîner sa mémoire : exercices cités par l'Assurance maladie, effets rapportés par l'OMS et les revues, et quand consulter pour des oublis.

Mis à jour le 21 octobre 2026. Relecture médicale en cours. Entraîner sa mémoire : vous cherchez des exercices, ou vous vous demandez si les jeux de cerveau en ligne servent vraiment à quelque chose. Cette page rapporte ce que disent l'Assurance maladie, l'Inserm, la Haute Autorité de santé (HAS) et l'Organisation mondiale de la santé (OMS), puis quelques revues d'études à comité de lecture. Elle donne des exemples d'activités citées par ces sources, sans promettre de résultat, et elle ne propose aucun test ni aucun diagnostic. Ces informations ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé.

Selon l'Assurance maladie (31 mars 2025), la réserve cognitive peut être entretenue au quotidien : jeux, apprentissages, vie sociale, mouvement, sommeil. Selon l'OMS (15 juillet 2026), l'entraînement cognitif peut donner un petit gain cognitif, mais a peu ou pas d'effet sur la démence à 5 ans.

À retenir

  • Selon l'Assurance maladie (31 mars 2025), des jeux de mots et de chiffres, des jeux de société, des problèmes logiques, des apprentissages, une vie sociale riche et de l'exercice font partie des habitudes citées pour entretenir sa mémoire.
  • Selon l'OMS (15 juillet 2026), la recommandation d'offrir un entraînement cognitif aux adultes âgés à cognition normale ou à trouble léger est conditionnelle, avec une certitude des preuves basse.
  • Selon l'OMS (15 juillet 2026), l'entraînement cognitif a peu ou pas d'effet sur l'incidence de la démence à 5 ans (rapport de risque 1,00) : aucune de ces sources ne permet de promettre qu'un exercice prévient la maladie d'Alzheimer.
  • Selon la revue de Simons et coll. (Psychological Science in the Public Interest, 2016), les performances progressent surtout sur les tâches entraînées, avec peu de preuves de transfert à la vie quotidienne.
  • Selon l'Assurance maladie (28 mars 2025), des trous de mémoire espacés et sans autre symptôme ne nécessitent pas de rendez-vous ; des oublis répétés ou qui gênent la vie quotidienne se discutent avec son médecin.

Peut-on vraiment entraîner sa mémoire ?

Selon l'Assurance maladie (31 mars 2025), la réserve cognitive, qui est liée au fonctionnement du cerveau et à l'efficacité des réseaux de neurones, peut être entretenue au quotidien. Elle permet, écrit l'Assurance maladie, d'améliorer les capacités de mémoire et de les adapter en cas de lésion cérébrale. La même page distingue la réserve cérébrale, sur laquelle il n'est pas possible d'agir au quotidien.

L'Inserm (dossier « Mémoire », modifié le 13 mai 2025) définit la réserve cognitive comme l'efficacité du cerveau à mobiliser des réseaux compensatoires en cas de lésions ou de perturbations liées à l'âge. Selon l'Inserm, sa constitution pourrait dépendre des apprentissages et du niveau d'éducation, d'une stimulation intellectuelle tout au long de la vie, de la qualité des relations sociales, de l'alimentation et de l'activité physique, et du sommeil. Les paramètres génétiques sont aussi impliqués. Le conditionnel est celui de l'Inserm.

Pour l'Assurance maladie (28 mars 2025), il faut penser à entraîner ses capacités cognitives pour conserver sa mémoire. Cette formule générale ne dit ni combien de temps, ni à quelle fréquence : la durée et la fréquence sont non précisées par la source.

Entraîner sa mémoire : quels exercices pratiquer au quotidien ?

Le mot « exercice » recouvre des choses différentes selon les organismes. Selon l'OMS (15 juillet 2026), l'entraînement cognitif est un exercice ciblé et répétitif qui stimule des domaines précis. La stimulation cognitive regroupe des activités structurées en groupe et des activités de tous les jours comme lire, raconter des histoires ou jouer, surtout si elles sont nouvelles et exigeantes. Le tableau suivant reprend ce que citent l'Assurance maladie et l'Inserm, sans durée ni fréquence, car aucune n'est donnée.

Activités citées pour entretenir sa mémoire (Assurance maladie, 31 mars 2025 ; Inserm, 13 mai 2025). Aucune des deux pages ne donne de durée ni de fréquence
TypeCe que cite la sourceOrganisme et date
Apprentissages et jeuxJeux de mots et de chiffres, jeux de société et d'ordinateur, problèmes logiques et mathématiques ; tous les apprentissages et exercices sont décrits comme une grande aideAssurance maladie, 31 mars 2025
Vie socialeUne vie active et riche en relations sociales (cinéma, rencontres avec des amis), des débats sur l'actualitéAssurance maladie, 31 mars 2025
MouvementExercice tous les jours, quelle que soit l'activité (jogging, jardinage, danse) ; l'Inserm cite aussi l'activité physiqueAssurance maladie, 31 mars 2025 ; Inserm, 13 mai 2025
SommeilAttention à la qualité et à la durée du sommeilAssurance maladie, 31 mars 2025
Vue et auditionLes troubles sensoriels gênent la communication et les apprentissages ; faire vérifier sa vue et son auditionAssurance maladie, 31 mars 2025

Pour l'alimentation, l'Assurance maladie (31 mars 2025) conseille une alimentation variée et équilibrée, de modérer l'alcool et d'arrêter le tabac ; le détail est dans la page sur les aliments bons pour le cerveau, liée plus bas.

Les jeux de cerveau et les applications en ligne sont-ils efficaces ?

La réponse des études est nuancée. L'OMS (lignes directrices du 15 juillet 2026) écrit que, chez des adultes à cognition normale ou à trouble léger, un entraînement cognitif suivi de 1 à 48 semaines peut donner une petite amélioration de la fonction cognitive (g de Hedges 0,25), mais a peu ou pas d'effet sur l'incidence de la démence après 5 ans de suivi (rapport de risque 1,00). L'OMS précise aussi que les preuves sont insuffisantes pour déterminer le type, la fréquence, l'intensité et la durée optimaux de ces entraînements. Elle note que des interventions de stimulation cognitive plus formalisées peuvent être diffusées par des outils numériques ; c'est un mode de diffusion, pas une preuve d'efficacité d'une application.

Entraînement cognitif : ce que rapportent quelques revues et essais (résumés lus le 21 octobre 2026, texte intégral non lu). Les chiffres ne valent que pour la population indiquée
Étude ou revuePopulationRésultat rapportéLimite signalée
Lampit et coll., 2014 (PMID 25405755)52 études, 4 885 adultes âgés sans trouble cognitif, entraînement informatiséEffet global petit et significatif, g = 0,22 (IC à 95 % 0,15 à 0,29) ; l'entraînement à domicile est inefficace comparé à l'entraînement en groupeLimité aux adultes âgés en bonne santé ; durabilité des effets non étudiée
Simons et coll., 2016 (PMID 27697851)Études publiées citées par les sociétés d'entraînement cérébralLes performances s'améliorent sur les tâches entraînées ; peu de preuves de progrès sur des tâches éloignées ou sur la vie quotidienneNombreuses études avec des défauts majeurs de conception ou d'analyse ; aucune ne respecte toutes les bonnes pratiques
Cochrane, Gates et coll., 2020 (PMID 32104914)8 essais, 1 183 personnes de 65 ans et plus sans trouble cognitif, entraînement informatiséPetits bénéfices juste après l'entraînement (fonction cognitive globale contre témoin actif, mémoire épisodique contre témoin inactif)Preuves de qualité basse, portée clinique incertaine, pas de preuve d'effet persistant à 12 mois
Revue de revues, Velloso et coll., 2025 (PMID 39877892)39 articles, adultes âgés cognitivement sainsLes preuves dominantes soutiennent l'entraînement cognitif, selon les auteursLa plupart des revues sont de qualité faible ou très faible
Essai ACTIVE, Coe et coll., 2026 (PMID 41669119)2 021 participants affiliés à Medicare, suivi de 20 ansEntraînement de la vitesse de traitement avec au moins une séance de rappel : rapport de risque 0,75 (IC à 95 % 0,59 à 0,95) pour un diagnostic de démence ; sans séance de rappel : 1,01 (0,81 à 1,27) ; pas d'effet principal de l'entraînement de la mémoire ou du raisonnementDiagnostic relevé dans des données de remboursement ; texte intégral non lu
Ré-analyse d'ACTIVE, Dickens et coll., 2026 (PMID 42339399)Mêmes donnéesAprès correction pour comparaisons multiples, tous les intervalles de confiance incluent un rapport de risque de 1 ; d'autres tests concluent à un effet commun, concentré chez les plus jeunesLecture débattue entre les deux résumés

Les deux résumés d'ACTIVE ne concluent pas de la même façon : ils se lisent ensemble, comme un résultat débattu, et non comme une preuve qu'un entraînement retarde la maladie. Pour les 40 à 65 ans, la même équipe Cochrane (13 mars 2019, PMID 30864746) n'a trouvé qu'une étude et dit ne pas pouvoir déterminer si l'entraînement informatisé maintient la fonction cognitive globale à cet âge.

Entraîner sa mémoire de travail : est-ce possible ?

La mémoire de travail, ou mémoire à court terme, est celle du présent. Selon l'Inserm (13 mai 2025), elle permet de maintenir et de manipuler des informations pendant une tâche, par exemple retenir un numéro de téléphone le temps de le noter. Selon l'Assurance maladie (28 mars 2025), elle retient des informations de quelques secondes à quelques minutes.

Les études lues ne permettent pas de dire qu'un exercice améliore la mémoire de travail du quotidien. La méta-analyse de Lampit (2014) rapporte deux résultats à lire ensemble : un effet de g = 0,22 (IC à 95 % 0,09 à 0,35) sur la mémoire de travail, et, dans l'analyse des modérateurs, aucune preuve d'efficacité de l'entraînement ciblé sur la mémoire de travail. La revue Cochrane de 2020 rapporte, pour la mémoire de travail, un écart dont l'intervalle de confiance inclut zéro (« little or no difference »). L'OMS (15 juillet 2026) juge incertains les effets de la stimulation cognitive sur la mémoire de travail. Ces résultats concernent des adultes âgés ; aucune source lue ne traite des plus jeunes.

Sommeil, mouvement, vie sociale, vue et audition : que disent les sources ?

Selon l'Assurance maladie (31 mars 2025), le fait de dormir longtemps améliore la mémorisation, et les nuits écourtées à 4 ou 5 heures sont à l'origine de troubles de la mémoire et de difficultés d'apprentissage. L'Inserm (13 mai 2025) rapporte que des expériences ont montré que dormir améliore la mémorisation, d'autant plus que le sommeil est long, et que moins de 4 ou 5 heures par nuit est associé à des troubles de la mémoire. Aucune de ces deux pages ne donne de durée de sommeil recommandée.

L'OMS (15 juillet 2026) distingue deux questions. Elle conseille de maintenir un bon sommeil tout au long de la vie, mais juge les preuves insuffisantes pour recommander une intervention sur le sommeil dans le seul but de réduire le risque de déclin cognitif ou de démence. Pour l'activité physique, elle recommande fortement, avec une certitude modérée, de la proposer aux adultes à cognition normale pour réduire le risque de déclin cognitif.

Pour l'Assurance maladie (31 mars 2025), l'exercice stimulerait l'activité du cerveau : le conditionnel est celui de la page. Le détail du mouvement est dans la page sur le sport et le cerveau, celui du sommeil dans le guide pour mieux dormir, tous deux liés plus bas.

Suivre son sommeil et son activité avec Elio

Selon l'Assurance maladie (31 mars 2025), le mouvement et le sommeil font partie d'une hygiène de vie favorable au fonctionnement cérébral. Dans l'application Chutex, Elio, un bracelet santé sans écran d'environ 65 g, fait notamment remonter votre sommeil, votre activité et vos pas. Ce sont des indicateurs de bien-être, pas des données de diagnostic. Aucun dispositif Chutex ne détecte ni ne prévient un trouble de la mémoire, et Aria ne pose aucun diagnostic.

Voir Elio

Les exercices pour le cerveau protègent-ils de la maladie d'Alzheimer ?

Non, aucune source lue ne permet de l'affirmer. Selon l'Inserm (dossier « Maladie d'Alzheimer », modifié le 13 octobre 2025), la prévention de la maladie reste encore une perspective lointaine ; l'adaptation de l'hygiène de vie, par exemple l'exercice physique et le régime alimentaire, pourrait limiter le risque de maladie neurocognitive. L'Inserm annonce 14 facteurs de risque reconnus, mais la liste de sa page n'en énumère que 13 (la perte d'audition ou de vision comptant pour un seul item) : on ne retiendra pas le nombre sans cette réserve.

L'Inserm (13 octobre 2025) écrit aussi qu'une activité professionnelle stimulante et une vie sociale active semblent retarder l'apparition des premiers symptômes et leur sévérité. L'Assurance maladie (31 mars 2025) est plus affirmative : elle écrit que la stimulation intellectuelle et sociale retarde l'apparition des premiers symptômes. Les deux formulations n'ont pas le même niveau d'affirmation, et aucune ne parle d'un exercice précis.

Le chiffre de 45 % ne signifie pas que des exercices réduisent le risque de 45 %. Selon l'OPS/OMS (16 juillet 2026), jusqu'à 45 % des risques de démence sont attribuables à des facteurs de risque modifiables, comme le tabac, l'alcool, l'isolement social, la sédentarité, la pollution de l'air, l'hypertension et le diabète. C'est une part attribuable, pas une réduction promise.

Ce que « stimuler » ou « entraîner » veut dire selon l'organisme, et pour qui (HAS, 2011 et 2018 ; OMS, 15 juillet 2026)
OrganismePour quiCe que dit la source
HAS, recommandation de décembre 2011Personnes atteintes de la maladie d'AlzheimerLa stimulation cognitive est une intervention proposée aux différents stades de la maladie, menée par des professionnels formés (psychologues, ergothérapeutes, psychomotriciens, orthophonistes), pour ralentir la perte d'autonomie dans les activités de la vie quotidienne. Elle est à différencier des ateliers mémoire à visée occupationnelle. Le texte repose sur un accord d'experts.
HAS, guide de mai 2018Patients présentant un trouble neurocognitif et leurs aidantsMentionne des programmes de stimulation de l'activité cognitive, physique et sociale personnalisés et des ateliers cognitifs
OMS, 15 juillet 2026Entraînement cognitif : adultes âgés à cognition normale ou à trouble léger. Stimulation cognitive : population non précisée dans la recommandationEntraînement cognitif : recommandation conditionnelle, certitude basse. Stimulation cognitive : recommandation conditionnelle, certitude très basse. Peu de preuves que ces interventions réduisent l'incidence de la démence

Dans les sections lues, la HAS ne traite la stimulation cognitive que pour les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer, et aucune section lue de ses textes ne porte sur l'entraînement cognitif de personnes sans trouble. Pour les facteurs de risque, voir la page sur la prévention du déclin cognitif ; pour accompagner un proche malade, voir la page sur l'accompagnement, liées plus bas.

Entraînement ou consultation : quand consulter pour des oublis qui gênent ?

Selon l'Assurance maladie (28 mars 2025), les trous de mémoire occasionnels sont connus de tous et leur fréquence augmente avec l'âge ou dans certaines situations, comme la surcharge de travail, le stress ou les émotions. Elle ajoute qu'en général ils sont liés à l'inattention ou peuvent parfois masquer une fatigue importante, des symptômes dépressifs ou des troubles anxieux. Si ces troubles sont espacés et sans autre symptôme, il n'est pas nécessaire de prendre rendez-vous chez son médecin traitant. Aucun âge seuil n'est donné.

Trou de mémoire isolé ou situations à signaler (Assurance maladie, « Quand consulter en cas de troubles de la mémoire ? », 28 mars 2025)
SituationCe que dit la page
Troubles de la mémoire espacés, sans autre symptômePas besoin de rendez-vous chez le médecin traitant ; la fréquence de ces trous de mémoire augmente avec l'âge
Troubles de la mémoire répétés ou dont la fréquence augmentePrendre rendez-vous chez son médecin
Pertes de mémoire qui gênent les tâches quotidiennes (s'habiller, cuisiner, ranger, faire les courses)Prendre rendez-vous chez son médecin
Parole moins fluide ; objets perdus, égarement ou oubli de sa destination ; difficultés à lire, à jouer aux cartes, à calculer de tête ; difficulté à comprendre des situations ou à faire des projets ; autres symptômes inquiétants ; humeur déprimée, anxieuse ou agressivePrendre rendez-vous chez son médecin
Troubles de la mémoire brutaux, associés à d'autres symptômes neurologiques : engourdissement du visage, perte de force ou paralysie d'un membre, trouble de la parole, perte soudaine de l'équilibre, mal de tête intense et brutal, problème de vision même temporaire, altération de la conscience ou désorientation, convulsionsAppeler le 15 ou le 112 sans attendre
Troubles de la mémoire juste après un traumatisme crânienAvis médical en urgence

L'Inserm (13 octobre 2025) écrit que tout le monde peut parfois avoir des trous de mémoire, mais que des oublis inhabituels qui préoccupent la personne ou son entourage et la gênent dans sa vie quotidienne doivent être évalués avec précision. Il compte plus de 400 sites de consultation mémoire en France. La HAS (guide de mai 2018) décrit, pour les médecins, les critères qui distinguent une plainte de mémoire banale d'une plainte inquiétante ; le détail est dans la page sur les troubles de la mémoire, liée plus bas.

Ces informations ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé.

Ce que l'on ne peut pas affirmer

Sources et références

À lire aussi

FAQ

Comment entraîner sa mémoire au quotidien ?

Selon l'Assurance maladie (31 mars 2025), les jeux de mots et de chiffres, les jeux de société, les problèmes logiques, les apprentissages, une vie sociale riche, l'exercice et un bon sommeil font partie des habitudes citées. La page ne donne ni durée ni fréquence : non précisé par la source.

Quels exercices faire pour entraîner sa mémoire de travail ?

Aucune source lue ne montre qu'un exercice améliore la mémoire de travail du quotidien. La méta-analyse de Lampit (2014) ne trouve pas de preuve d'efficacité de l'entraînement ciblé sur la mémoire de travail chez des adultes âgés en bonne santé, tout en rapportant un petit effet par domaine (g = 0,22). L'OMS (15 juillet 2026) juge ces effets incertains.

Les jeux d'entraînement cérébral en ligne fonctionnent-ils ?

Selon la revue de Simons et coll. (2016), les performances progressent surtout sur les tâches entraînées, avec peu de preuves de transfert à la vie quotidienne. La revue Cochrane de 2020 note de petits bénéfices de portée clinique incertaine, sans preuve d'effet à 12 mois, chez des personnes de 65 ans et plus. Aucune application précise n'est évaluée ici.

Peut-on booster sa mémoire rapidement ?

Non précisé par les sources lues : aucune ne donne de méthode ni de délai pour améliorer rapidement la mémoire. Pour l'entraînement cognitif en général, l'OMS (15 juillet 2026) écrit que les preuves sont insuffisantes pour déterminer le type, la fréquence, l'intensité et la durée optimaux.

Les exercices de cerveau préviennent-ils la maladie d'Alzheimer ?

Aucune source lue ne le permet : selon l'Inserm (13 octobre 2025), la prévention reste une perspective lointaine. Selon l'OMS (15 juillet 2026), l'entraînement cognitif a peu ou pas d'effet sur l'incidence de la démence à 5 ans (rapport de risque 1,00). Les deux résumés de l'essai ACTIVE se lisent ensemble : l'un rapporte un résultat dans un seul bras de l'essai, l'autre le discute.

Le sommeil et le sport améliorent-ils la mémoire ?

Selon l'Assurance maladie (31 mars 2025) et l'Inserm (13 mai 2025), dormir améliore la mémorisation, et les nuits très courtes sont associées à des troubles de la mémoire. L'OMS (15 juillet 2026) recommande l'activité physique aux adultes à cognition normale pour réduire le risque de déclin cognitif, mais juge les preuves insuffisantes pour recommander une intervention sur le sommeil dans ce seul but.

À partir de quand s'inquiéter d'un trou de mémoire ?

Selon l'Assurance maladie (28 mars 2025), des trous de mémoire espacés et sans autre symptôme ne justifient pas de rendez-vous, alors que des troubles répétés ou plus fréquents, ou qui gênent les tâches quotidiennes, justifient d'en parler à son médecin. Aucun âge seuil ni délai n'est donné.

Entraîner sa mémoire est-il utile à tout âge ?

Non précisé par les sources lues : l'OMS vise les adultes âgés à cognition normale ou à trouble léger, et les revues lues portent sur des adultes âgés. Pour les 40 à 65 ans, la revue Cochrane de 2019 ne peut pas déterminer si l'entraînement informatisé est efficace, et aucune source lue ne traite des moins de 40 ans.

Que dit la HAS de la stimulation cognitive ?

La HAS (recommandation de décembre 2011) définit la stimulation cognitive comme une intervention pour les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer, menée par des professionnels formés, pour ralentir la perte d'autonomie. Elle la différencie des ateliers mémoire à visée occupationnelle. Ce texte ne porte pas sur les personnes sans trouble.