Sport
Natation : quels bienfaits pour la santé selon les sources ?
Selon ameli (26 août 2026), la natation est d'intensité modérée quand elle est pratiquée pour le plaisir, élevée quand elle est rapide. Une méta-analyse de 2024 associe la natation à un risque de décès toutes causes inférieur de 24 %, sans prouver de lien de cause à effet. Les sources lues n'établissent rien sur le dos ou le poids.
Relecture médicale en cours. Ces informations ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé.

Publié le 23 octobre 2026. Relecture médicale en cours. La natation a la réputation d'un sport complet et doux pour le corps. Cette page vérifie ce que disent réellement les sources publiques : l'Assurance Maladie (ameli), l'Organisation mondiale de la santé (OMS), une revue Cochrane et trois travaux publiés dans des revues à comité de lecture. Chaque chiffre est attribué à sa source avec sa date. Ce que les sources ne disent pas est signalé plus bas.
À retenir
- Intensité : ameli (26 août 2026) classe la « natation plaisir » et l'aquagym en intensité modérée, la « natation rapide » en intensité élevée.
- Mortalité : une méta-analyse de 2024 (136 articles, 2,6 millions de participants) trouve un risque de décès toutes causes inférieur de 24 % chez les nageurs (rapport de risque 0,76 ; intervalle de confiance à 95 % de 0,63 à 0,92). C'est une association observée.
- Arthrose du genou ou de la hanche : une revue Cochrane (2016) conclut, avec une preuve de qualité modérée, à de petits effets à court terme de l'exercice aquatique sur la douleur et le handicap.
- Asthme : ameli (2 décembre 2025) cite la natation parmi les activités conseillées, mais signale que les piscines chlorées peuvent déclencher une bronchoconstriction induite par l'exercice.
- Les sources lues ne permettent pas de dire que la natation « muscle tout le corps », « soulage le dos » ou « fait maigrir ».
Quelle place la natation occupe-t-elle parmi les repères d'activité physique ?
Ameli (26 août 2026) range la natation parmi les formes d'exercice physique, aux côtés de la marche, de certains loisirs et des sports collectifs, et rappelle que l'activité physique doit être régulière pour avoir un effet positif sur la santé. L'Assurance Maladie recommande de bouger au moins cinq jours sur sept, et tous les jours dans l'idéal.
Pour savoir si une séance de natation compte comme « modérée » ou « élevée », ameli ne donne pas de distance ni de vitesse : elle décrit ce que l'on ressent. En activité modérée, la respiration est légèrement accélérée, la conversation reste possible et le cœur bat un peu plus vite. En activité d'intensité élevée, l'essoufflement est marqué, la conversation est difficile, faite de phrases courtes, et le cœur bat vite.
| Intensité | Ce que l'on ressent | Exemples cités par ameli |
|---|---|---|
| Modérée | Respiration légèrement accélérée, conversation possible, cœur un peu accéléré | Natation plaisir, aquagym, vélo de loisir (15 km/h), marche rapide (5 à 6,5 km/h) |
| Élevée | Essoufflement élevé, conversation difficile (phrases courtes), cœur qui bat vite | Natation rapide, jogging, saut à la corde, tennis |
L'OMS (page d'information du 26 juin 2024) rappelle que 31 % des adultes dans le monde n'atteignent pas les niveaux d'activité recommandés et que les personnes insuffisamment actives ont un risque de décès supérieur de 20 % à 30 % à celui des personnes suffisamment actives. Pour les repères chiffrés de durée par semaine, voir combien de sport par semaine.
Que dit la recherche sur la natation et la mortalité ?
Une méta-analyse publiée dans Sports Medicine Open le 24 avril 2024 (Oja et coll.) a rassemblé 136 articles issus de 76 études, soit 2,6 millions de participants adultes généralement en bonne santé. Ses auteurs rapportent que la natation réduit le risque de décès toutes causes de 24 % (rapport de risque de 0,76 ; intervalle de confiance à 95 % de 0,63 à 0,92) et améliore la composition corporelle et les lipides sanguins.
Une cohorte de 80 306 adultes britanniques (British Journal of Sports Medicine, mai 2017, Oja et coll., âge moyen de 52 ans) va dans le même sens : la pratique de la natation est associée à un rapport de risque de 0,72 (0,65 à 0,80) pour la mortalité toutes causes et de 0,59 (0,46 à 0,75) pour la mortalité cardiovasculaire. Les auteurs ne retrouvent pas d'association significative pour la course et le football, et notent des relations dose-réponse variables selon les sports.
| Travail (date) | Population | Résultat pour la natation |
|---|---|---|
| Oja et coll., Sports Medicine Open (24 avril 2024) | 136 articles, 76 études, 2,6 millions d'adultes | Mortalité toutes causes : rapport de risque 0,76 (0,63 à 0,92) |
| Oja et coll., British Journal of Sports Medicine (mai 2017) | 80 306 adultes, Écosse et Angleterre | Toutes causes : 0,72 (0,65 à 0,80) ; cardiovasculaire : 0,59 (0,46 à 0,75) |
Ces résultats viennent d'études longitudinales et de cohortes : elles observent des personnes qui nagent et d'autres qui ne nagent pas. Elles ne montrent pas à elles seules que c'est la natation qui réduit le risque, et elles ne disent pas combien de minutes de nage sont nécessaires.
La natation aide-t-elle en cas d'arthrose du genou ou de la hanche ?
La revue Cochrane de Bartels et coll. (23 mars 2016) a analysé 13 essais, soit 1 190 participants atteints d'arthrose du genou ou de la hanche, d'âge moyen de 68 ans, pour une durée moyenne d'exercice aquatique de 12 semaines. L'exercice aquatique a entraîné une petite amélioration à court terme de la douleur (différence moyenne standardisée de -0,31 ; intervalle de confiance à 95 % de -0,47 à -0,15) et du handicap (-0,32). Les auteurs concluent à une preuve de qualité modérée et à des effets petits, de courte durée et cliniquement pertinents. Aucun événement indésirable grave lié à l'exercice aquatique n'a été rapporté dans les essais inclus.
Cette revue porte sur de l'exercice aquatique encadré, et non sur la natation sportive. Les sources lues ne comparent pas le crawl, la brasse ou le dos crawlé. Pour la prise en charge de l'arthrose, voir les exercices pour l'arthrose du genou.
La natation est-elle bonne pour le dos, les os et le souffle ?
Pour le dos, ameli (9 avril 2025) recommande en cas de lumbago de bouger plutôt que de se reposer et précise qu'il n'existe pas de gymnastique spécifique contre les douleurs lombaires. Cette page ne cite pas la natation : les sources lues ne permettent donc pas d'affirmer que la natation soulage le mal de dos.
Pour les os, une méta-analyse de 14 études (Gomez-Bruton et coll., Journal of Sports Sciences, février 2018) a comparé de jeunes adultes de 18 à 30 ans. Les nageurs avaient une densité minérale osseuse semblable à celle de témoins non sportifs et inférieure à celle de sportifs pratiquant des activités à impacts élevés. Ce résultat ne dit pas que la natation fragilise les os ; il indique qu'elle n'a pas été associée à une densité supérieure à celle des témoins.
Pour le souffle, ameli (2 décembre 2025) cite la natation et l'aquagym parmi les activités conseillées aux personnes asthmatiques, et indique dans le même temps que la natation en piscine chlorée peut déclencher une bronchoconstriction induite par l'exercice. L'Assurance Maladie recommande de consulter son médecin avant de se remettre au sport en cas d'asthme.
Et après 65 ans ?
Ameli (27 août 2026) écrit que, pour les personnes de plus de 65 ans, « la natation, la montée des escaliers, la marche nordique sont également bénéfiques ». Pour le renforcement musculaire, la même page cite la marche, la gymnastique dans l'eau, la gymnastique d'entretien, le vélo et le jardinage ; pour l'équilibre, elle cite le vélo, la danse, le yoga et des exercices d'équilibre. Elle recommande au moins deux jours de renforcement par semaine, si possible non consécutifs.
Comment commencer en sécurité ?
- Ameli (26 août 2026) : si l'on est inactif ou sédentaire, commencer par une activité d'intensité faible ou modérée et augmenter progressivement, par paliers.
- Ameli : prévoir 5 à 10 minutes d'échauffement progressif et 10 minutes de récupération en fin de séance, et boire régulièrement.
- Ameli : répondre au questionnaire de 7 questions avant de s'y mettre ; un « oui » à l'une des questions conduit à consulter son médecin traitant.
- Les sources lues ne donnent ni nombre de longueurs, ni durée de séance, ni fréquence propre à la natation.
Quand consulter un médecin avant de nager ?
Ameli (26 août 2026) préconise une consultation médicale avant de commencer ou d'intensifier une activité en cas de « oui » au questionnaire de 7 questions, de maladie cardiovasculaire, respiratoire, métabolique ou rénale, de cancer, d'obésité, de grossesse, de handicap, de fragilité osseuse, musculaire ou articulaire, ou de risque de chute. Elle demande aussi de signaler rapidement à son médecin tout symptôme survenant lors de l'effort ou après (douleur dans la poitrine, essoufflement anormal, palpitation cardiaque, malaise). Elle écrit : « Au moindre doute, avant de commencer une activité physique, demandez conseil à votre médecin. »
Ces informations ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé.
Ce que l'on ne peut pas affirmer
- Les sources lues ne décrivent pas la natation comme un sport qui sollicite « tout le corps » : aucune ne compare les muscles sollicités par chaque nage.
- Elles ne donnent aucune dépense calorique de la natation et ne permettent pas de dire qu'elle fait maigrir. La méta-analyse de 2024 parle d'une amélioration de la composition corporelle, sans chiffre repris ici.
- Elles ne permettent pas de dire que la natation convient à tous, ni qu'elle est préférable à la marche, au vélo ou à la course : les études citées ne comparent pas les sports entre eux de façon directe.
- Elles ne disent pas combien de minutes de natation par semaine sont nécessaires.
- Elles ne portent pas sur la technique de nage ni sur les risques propres à la baignade ou à la sécurité aquatique.
Questions fréquentes
Quels sont les bienfaits de la natation pour la santé ?
Une méta-analyse de 2024 (Oja et coll., 24 avril 2024) associe la natation à un risque de décès toutes causes inférieur de 24 % et à une amélioration de la composition corporelle et des lipides sanguins. Ce sont des associations observées, qui ne prouvent pas un lien de cause à effet.
La natation est-elle un sport d'intensité modérée ou élevée ?
Selon ameli (26 août 2026), la « natation plaisir » et l'aquagym sont d'intensité modérée, et la « natation rapide » est d'intensité élevée. La différence se reconnaît à la respiration et à la possibilité de parler pendant l'effort.
La natation fait-elle maigrir ?
Les sources lues ne donnent aucune dépense calorique de la natation et ne permettent pas de répondre oui. La méta-analyse de 2024 évoque une amélioration de la composition corporelle chez les nageurs, sans que cette page en reprenne un chiffre. Pour un projet de perte de poids, parlez-en à votre médecin.
La natation est-elle bonne pour le dos ?
Ameli (9 avril 2025) recommande de bouger en cas de lumbago et précise qu'il n'existe pas de gymnastique spécifique contre les douleurs lombaires, sans citer la natation. Les sources lues ne permettent pas d'affirmer que la natation soulage le dos. En cas de douleur, demandez conseil à un médecin.
La natation convient-elle en cas d'arthrose ?
Une revue Cochrane (23 mars 2016) rapporte, pour l'exercice aquatique dans l'arthrose du genou ou de la hanche, de petits effets à court terme sur la douleur et le handicap, avec une preuve de qualité modérée. Elle ne porte pas spécifiquement sur la natation sportive.
Peut-on nager avec de l'asthme ?
Ameli (2 décembre 2025) cite la natation parmi les activités conseillées aux personnes asthmatiques, mais signale que les piscines chlorées peuvent déclencher une bronchoconstriction induite par l'exercice. Il recommande de consulter son médecin avant de se remettre au sport.
La natation est-elle recommandée après 65 ans ?
Ameli (27 août 2026) indique que, pour les plus de 65 ans, la natation, la montée des escaliers et la marche nordique sont également bénéfiques. Elle recommande aussi du renforcement musculaire au moins deux jours par semaine et des exercices d'équilibre.
Faut-il voir un médecin avant de se mettre à la natation ?
Ameli (26 août 2026) propose un questionnaire de 7 questions : un « oui » conduit à consulter son médecin traitant. Une consultation est aussi conseillée en cas de maladie cardiovasculaire, respiratoire, métabolique ou rénale, d'obésité, de grossesse ou de fragilité articulaire.
Sources
- Assurance Maladie (ameli.fr), « L'exercice physique recommandé au quotidien et la lutte contre la sédentarité », 26 août 2026, lue le 23 octobre 2026
- Assurance Maladie (ameli.fr), « Adultes et seniors : à chaque âge son activité physique », 27 août 2026, lue le 23 octobre 2026
- Assurance Maladie (ameli.fr), « L'activité physique selon ses aptitudes et en sécurité », 26 août 2026, lue le 23 octobre 2026
- Assurance Maladie (ameli.fr), « Pratiquer un sport en étant asthmatique », 2 décembre 2025, lue le 23 octobre 2026
- Assurance Maladie (ameli.fr), « Mal de dos : le bon traitement, c'est le mouvement ! », 9 avril 2025, lue le 23 octobre 2026
- Organisation mondiale de la Santé, « Physical activity » (page d'information), 26 juin 2024, lue le 23 octobre 2026
- Oja et coll., « Health Benefits of Different Sports », Sports Medicine Open, 24 avril 2024, lue le 23 octobre 2026
- Oja et coll., « Associations of specific types of sports and exercise with all-cause and cardiovascular-disease mortality », British Journal of Sports Medicine, mai 2017, lue le 23 octobre 2026
- Bartels et coll., « Aquatic exercise for the treatment of knee and hip osteoarthritis », Cochrane Database of Systematic Reviews, 23 mars 2016, lue le 23 octobre 2026
- Gomez-Bruton et coll., « Swimming and peak bone mineral density », Journal of Sports Sciences, février 2018, lue le 23 octobre 2026