Good morning exercice : exécution, muscles travaillés et ce que mesurent les études

Le good morning se fait avec la barre posée sur les épaules et stabilisée par les mains, en fléchissant les hanches. Les études EMG mesurent les ischio-jambiers, les érecteurs du rachis et les fessiers ; chez McAllister et al. (2014), l'activité des ischio-jambiers est maximale au soulevé de terre roumain. Aucune source lue ne donne de charge sûre.

Publié le 23 octobre 2026. Relecture médicale en cours. Le good morning est un exercice de la chaîne postérieure où la barre repose sur les épaules. Cette page décrit son exécution pas à pas, les muscles que mesurent cinq études en électromyographie (EMG) et les erreurs de lecture à éviter. Aucune charge, série ni répétition n'est prescrite, car les sources lues n'en donnent pas, et la page ne traite aucune douleur du dos.

Le good morning se fait avec la barre posée sur les épaules et stabilisée par les mains, en fléchissant les hanches. Les études EMG mesurent les ischio-jambiers, les érecteurs du rachis et les fessiers ; chez McAllister et al. (2014), l'activité des ischio-jambiers est maximale au soulevé de terre roumain. Aucune source lue ne donne de charge sûre.

À retenir

  • Vigotsky et al. (2015) : 15 hommes entraînés, charges de 50 à 90 % de la répétition maximale (1RM), EMG des ischio-jambiers et des érecteurs du rachis qui tend à augmenter avec la charge.
  • L'EMG mesure l'activité d'un muscle pendant le geste, non sa croissance : aucune étude d'entraînement sur le good morning n'est citée ici.
  • McAllister et al. (2014) trouvent l'activité des ischio-jambiers maximale au soulevé de terre roumain, pas au good morning.
  • Jaeggi et al. (2024, 8 participants, modélisation) : fessiers les plus actifs au good morning et à la jambe avant de la fente.
  • Pendant l'exercice, le rachis ne reste pas neutre : il passe par de la flexion et de l'extension (Vigotsky et al., 2015).

Qu'est-ce que le good morning ?

Vigotsky et al. (2015) écrivent que de nombreux entraîneurs utilisent le good morning pour renforcer les ischio-jambiers et les érecteurs du rachis, et que peu de recherches existent sur son EMG et sa cinématique. Selon eux, les ischio-jambiers travaillent en excentrique pendant la flexion de hanche et en concentrique pendant l'extension de hanche. Dans le good morning, la charge repose en travers des épaules et est stabilisée par les mains ; dans le soulevé de terre jambes tendues, variante proche, la charge est tenue dans les mains.

Comment faire un good morning, pas à pas ?

Les sources lues ne donnent pas de description gestuelle institutionnelle. Les étapes ci-dessous sont la description de cette page ; seuls la position de la barre et les angles mesurés en laboratoire sont sourcés. Ce n'est pas un tutoriel vidéo et la page ne prescrit aucune charge.

  1. Position de départ : la barre repose en travers des épaules, les mains la stabilisent (Vigotsky et al., 2015). Debout, pieds écartés à largeur de hanches, genoux légèrement fléchis (description de cette page).
  2. Descente : inclinez le buste vers l'avant en fléchissant les hanches, le bassin reculant (description de cette page). Pour repère de mesure, et non pour consigne, McGill et al. (2009), cités par Vigotsky et al., relèvent en moyenne 55° de flexion de hanche et 20° de flexion lombaire chez des hommes sans charge ; Schellenberg et al. (2013), cités par les mêmes auteurs, mesurent des flexions maximales de 5,3° au genou, 75,3° à la hanche et 23,8° au rachis lombaire avec une charge de 25 % du poids du corps. Quand la charge augmente, la flexion des genoux augmente aussi (Vigotsky et al., 2015).
  3. Remontée : redressez-vous en revenant à la verticale, en étendant les hanches (description de cette page).
  4. Arrêt : ameli (26 août 2026) demande d'arrêter l'exercice en cours en cas de douleur, de mal-être ou de fatigue excessive.

Un point de lecture : Vigotsky et al. concluent que le rachis ne reste pas neutre pendant le good morning et passe par de la flexion et de l'extension. Leur protocole excluait les participants qui rapportaient une douleur ou un mouvement mal exécuté lors de l'échauffement avec la seule barre : il ne dit pas comment un débutant doit s'y prendre.

Quels muscles travaille le good morning ?

Les cinq études du tableau mesurent des activités pendant le geste, avec des charges, des populations et des méthodes différentes : elles ne se classent pas entre elles.

Good morning : cinq études lues, population, protocole et résultat publié
ÉtudeParticipantsProtocoleRésultat publié
McAllister et al. 201412 hommes entraînés1 répétition à 85 % de 1RM, EMG de surface : leg curl, good morning, glute-ham raise, soulevé de terre roumainActivité des ischio-jambiers maximale au soulevé de terre roumain et au glute-ham raise ; semi-tendineux plus actif que le biceps fémoral
Vigotsky et al. 201515 hommes entraînésGood morning à 50, 60, 70, 80 et 90 % de 1RM, ordre aléatoireEMG des ischio-jambiers et des érecteurs qui tend à augmenter avec la charge ; flexion du genou en hausse ; flexion lombaire et de hanche sans changement notable
Ebben 200934 athlètes universitaires6 exercices dont le good morning, EMG du biceps fémoral et du droit fémoralDegrés d'activation et rapports ischio-jambiers sur quadriceps différents selon l'exercice
McGill et al. 20098 hommes en bonne santéExercices debout dont le good morning, EMG du tronc et de la hanche, position du rachisActivation plutôt modeste ; le gainage abdominal augmente la raideur du rachis au prix d'une charge vertébrale plus élevée
Jaeggi et al. 20248 participants, étude centrée sur les femmesBarre à 25 % du poids du corps, avec une charge supplémentaire de 50 % au squat : squat, fente, good morning ; forces estimées par modélisation, EMGFessiers les plus actifs au good morning et à la jambe avant de la fente ; ischio-jambiers au maximum à la fente

Dans McAllister et al., le good morning n'est pas l'exercice qui maximise l'activité des ischio-jambiers ; chez Jaeggi et al., ce sont les fessiers qui y sont les plus actifs. Un EMG n'est pas une croissance musculaire : pour les extenseurs lombaires, la revue de Steele et al. (2015) juge que les exercices aux poids libres, dont les good mornings cités dans une liste, peuvent les activer pendant l'exécution, mais pourraient être moins bien étayés pour induire des adaptations chroniques que des machines qui isolent l'extension lombaire avec une contention du bassin.

Good morning ou soulevé de terre roumain, quelle différence ?

Le point de départ n'est pas le même : charge sur les épaules pour le good morning, charge dans les mains pour le soulevé de terre jambes tendues, variante proche (Vigotsky et al., 2015). McAllister et al. (2014) trouvent l'activité des ischio-jambiers maximale au soulevé de terre roumain et au glute-ham raise, et recommandent de s'y concentrer pour solliciter les ischio-jambiers. Pour une séance qui associe les deux, aucune source lue ne propose d'ordre ni de volume. Voir le soulevé de terre roumain.

Quelle charge, combien de séries et de répétitions ?

Aucune source lue ne donne de charge, de série ni de répétition pour débuter au good morning : Vigotsky et al. et McAllister et al. mesurent des hommes entraînés à 50 à 90 % de 1RM ou à 85 % de 1RM, ce qui n'est pas un conseil. Les repères généraux lus concernent le renforcement musculaire en général : Santé.fr (24 août 2022) et l'OMS Europe (2021) demandent de travailler les principaux groupes musculaires au moins deux jours par semaine ; l'ACSM (2009) cite, pour les débutants en musculation tous exercices confondus, des charges de 8 à 12 répétitions maximum sur 2 à 3 jours par semaine, sans viser le good morning. Le livret de Newcastle (NHS, 2025) conseille de commencer bas et de progresser lentement, d'au plus 10 % par semaine sur un seul facteur à la fois.

Aucune étude de blessure au good morning n'a été lue : les travaux cités mesurent la flexion de la colonne, pas le risque, et la page ne conclut rien sur la sécurité du dos.

Good morning sans matériel, avec élastique ou en salle ?

Toutes les études lues portent sur un good morning à la barre, en laboratoire ou en salle. Aucune ne porte sur un élastique, un haltère ou une version sans matériel. Ce sont des choix de cette page, non testés : un haltère tenu contre la poitrine ou un élastique remplacent la barre ; sans matériel, on peut s'entraîner à la flexion de hanche mains sur la nuque. Lopes et al. (2019, 8 études) ne trouvent pas de supériorité entre élastiques et charges conventionnelles pour la force, tous exercices confondus : ce travail ne porte pas sur le good morning.

Quelles erreurs de lecture éviter ?

Ces points sont des déductions de cette page à partir des études citées, pas des consignes d'une source.

Quand consulter ?

Ameli (26 août 2026) écrit : « Au moindre doute, avant de commencer une activité physique, demandez conseil à votre médecin. » Elle cite, parmi les situations de consultation, la fragilité osseuse, musculaire ou articulaire. Chargez le dos seulement après l'avis d'un professionnel : c'est une consigne de cette page, non issue d'une étude.

Santé.fr (12 août 2026), sur le mal de dos, écrit que si le mal de dos s'accompagne de toux, de sensations inhabituelles dans les bras ou les jambes, de difficultés à bouger les doigts ou les orteils, ou de troubles au niveau des sphincters, ou s'il est violent et s'accompagne de fièvre, de frissons ou d'un malaise général, un avis médical urgent s'impose. Ces informations ne remplacent pas l'avis d'un professionnel de santé.

Ce que l'on ne peut pas affirmer

Modèle I, la poulie murale pour s'entraîner chez soi

Les études lues portent sur un good morning à la barre, non sur une poulie. Modèle I est une station murale de musculation à poulie : résistance motorisée de 2 à 50 kg, plus de 180 exercices guidés dans l'application Chutex, séries comptées et repos chronométré. Ce n'est pas un dispositif médical : il ne diagnostique pas, ne traite pas et ne guérit pas, et il ne promet aucun résultat. Sa bibliothèque d'exercices à la poulie compte des mouvements de hanche voisins, comme le soulevé de terre roumain et le pull-through.

Découvrir le Modèle I

Sources et références

À lire aussi

Questions fréquentes

Comment faire un good morning ?

La barre repose sur les épaules, stabilisée par les mains (Vigotsky et al., 2015) ; on incline ensuite le buste en fléchissant les hanches puis on se redresse. Cette description du geste est celle de cette page, comme toute consigne : aucune charge n'est prescrite.

Quels muscles travaille le good morning ?

Les études EMG mesurent les ischio-jambiers et les érecteurs du rachis (Vigotsky et al., 2015), et les fessiers sont les plus actifs chez Jaeggi et al. (2024). Un EMG mesure une activité pendant le geste, pas une croissance.

Peut-on faire un good morning sans matériel ou sans barre ?

Aucune étude lue ne porte sur une version sans barre. Un haltère contre la poitrine ou une flexion de hanche sans charge sont des choix de cette page, non testés en étude ; le livret de Newcastle conseille de progresser lentement.

Good morning avec élastique : est-ce possible ?

Aucune étude lue ne porte sur le good morning à l'élastique. Lopes et al. (2019) ne trouvent pas de supériorité entre élastiques et charges conventionnelles pour la force, tous exercices confondus.

Good morning ou soulevé de terre roumain ?

La charge repose sur les épaules au good morning et dans les mains au soulevé de terre jambes tendues, variante proche (Vigotsky et al., 2015). McAllister et al. (2014) trouvent l'activité des ischio-jambiers maximale au soulevé de terre roumain.

Quelle charge pour un good morning ?

Aucune source lue ne la fixe. Les études mesurent des hommes entraînés à 50 à 90 % de 1RM (Vigotsky et al.) ou 85 % (McAllister et al.) ; le livret de Newcastle conseille de progresser d'au plus 10 % par semaine.

Le good morning est-il dangereux pour le dos ?

Aucune étude de blessure au good morning n'a été lue : les travaux cités mesurent la flexion de la colonne et l'EMG. Cette page ne conclut pas sur le risque ; un avis professionnel précède toute charge sur le dos.

Que faire en cas de douleur pendant l'exercice ?

Ameli (26 août 2026) demande d'arrêter l'exercice en cours en cas de douleur, de mal-être ou de fatigue excessive. Santé.fr (12 août 2026) cite des signes qui imposent un avis médical urgent en cas de mal de dos.